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Mise à Jour : 
jeudi 07 juillet 2005

Entrevue avec Martin Laroque
Tête-à-tête avec M. Bas-Richelieu
par Joey Olivier - Journal L'annonceur - «collaboration spéciale»

Difficile de s’arrêter sur un seul sujet lors d’une entrevue avec Martin Larocque. Le représentant de L’annonceur l’a rencontré dans le charmant décor de sa résidence, située à St-Robert. On pourrait facilement l’appeler; M. Bas-Richelieu, depuis qu’il est revenu dans sa région natale, en 2002. Bénévole pour le Festival de théâtre pour les élèves du secondaire et porte-parole pour le Festival de la gibelotte à Sorel-Tracy, comédien au Théâtre du Chenal-du-Moine dans la pièce « Aux petits oignons », à Sainte-Anne-de-Sorel, conférencier sur le thème de l’estime de soi et président sur le conseil d’établissement de l’école d’un de ses fils, il est partout! Le comédien, le communicateur et le père de famille. C’est ça, Martin Larocque!

(JO) Probablement qu’on te l’a posée souvent celle-là, mais pourquoi as-tu choisi de t’établir à Saint-Robert, en 2002?

(ML) La maison! J’ai aimé la maison. On cherchait partout au Québec et je me suis retrouvé, par hasard, dans ma région natale. J’ai grandi ici, j’ai été au primaire, à la maternelle, au secondaire. Ma première pièce de théâtre semi-professionnelle, je l’ai joué au Théâtre du Marché un rôle de « poignée de porte », c’est-à-dire un portier, je crois.  

C’est la troisième année tu es de la distribution en théâtre d’été au TCM. Existe-t-il une différence fondamentale entre le théâtre d’été et ce que tu fais habituellement en tant que comédien ?

Il n’y a pas de différence, sauf en ce qui concerne le contexte. On se produit dans une période estivale, les gens viennent nous voir pour se divertir. Dans mon cas, le théâtre est à deux pas de chez moi, ce qui me permet de passer mes journées avec mes fils. Je suis très gâté pour ça ! Par ailleurs, pour moi, une comédie ou un drame sont la même affaire, car le but est de se divertir. Brailler au théâtre est aussi agréable que de rire pour moi ! 

Père de trois garçons, vous n’avez jamais caché ton engagement profond envers ta famille. Toujours aussi « paternel » M. Larocque ? 

Oui, de plus en plus de gens me l’expliquent par son signe astrologique (cancer). Je sens un besoin d’être à la maison et je trouve mon équilibre là-dedans ! Avoir des enfants, ce n’est pas de tout repos, mais lorsqu’on l’on choisit, le défi d’être parent devient « trippant ».  Je suis aussi conférencier depuis plusieurs années sur l’estime de soi et j’en suis venu à rencontrer des groupes d’hommes. Chaque fois, lorsque les hommes font allusion à leur estime, il y a un lien avec la paternité. C’est ainsi que j’en suis venu à chercher des définitions sur les transformations dans les rapports homme-femme en famille. Je ne suis pas quelqu’un qui cherche à comprendre les grandes questions existentielles, mais les questions pratiques, plus terre-à-terre.  

Quelles questions interpellent Martin Larocque ?

Je questionne beaucoup les couples en tant que parents. Exemple ? Quand tu es parent, je ne crois pas que c’est la vision de ton éducation qui se rencontre, mais la vision que l’enfant a lui-même de son enfance qui rencontre notre vision de l’enfance. Il y a également la question du choix. Dans la vie, on peut toujours choisir ce que l’on veut devenir. « Êtes-vous où vous voulez être? » Est le titre de ma conférence justement. J’haïe entendre les gens qui subissent la vie. Si tu rates ta vie, c’est de ta faute. Les gens sont forts là-dessus, c’est-à-dire de mettre la faute sur la société, les parents, les écoles, etc. C’est très simple finalement. Si tu chiales contre ta région, qu’il n’y a rien à y faire, qu’il n’y a pas de job, etc. Ben… change de région ! Je ne réinvente pas la roue. Je me souviens d’un vieux monsieur qui, lorsque j’eu terminé une conférence, a lancé à l’auditoire : « Ouin, on a rien appris ce soir ! (Silence), mais maudit que ça fait du bien de se le faire dire ». J’ai alors compris ce que j’apportais aux gens. 

Il est assez clair que la raison de tes succès est en grande partie redevable à ton attitude générale face à la vie. D’où te viennent ces idées de réaliser ses rêves, choisir et foncer dans la vie malgré les risques ?

Je me souviens très clairement qu’en cinquième année, je n’aimais pas entendre : « Tu sais, à mon âge, on ne fait plus ça ! ». Je refuse toujours de croire à un âge tu ne peux pas faire ça, que tu ne peux pas faire ceci et cela pour des raisons que nous avons nous-mêmes inventées. Ça fait tellement longtemps que j’ai cette idée. Peut-être que dans dix ans, je vais penser autrement. Pour l’instant, être comédiens, papa, communicateur et chum c’est du travail, mais j’ai choisi d’avoir tout ça dans ma vie. 

En terminant, le Festival de la gibelotte, dont tu es le porte-parole officiel, débutera quelques jours après la publication de cet article. Quoi ajouter que tu n’as pas encore dit sur l’événement que tu représentes ? 

Utilisez le Festival. Les gens qui mettent en place cet événement bâtissent des activités pour amuser les gens. Pour moi, le Festival est un perron d’église où l’on peut se rencontrer pour se voir, se raconter les derniers potins et festoyer. Je vais le dire dans mon mot d’ouverture. Je le « vends » aux gens de l’extérieur ce Festival, mais c’est d’abord et avant tout un événement pour nous. Il faut en profiter, il est gros, il est beau et les grands noms s’y produisent !

Joey Olivier

 

 

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