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Sylvain Simard aux militants
péquistes de Richelieu :
« Il ne suffit pas de se débarrasser de Jean
Charest, il faut se retrousser les manches et préparer le pays »
Sorel-Tracy, le 7 février 2005 - Réunis en congrès toute la journée
samedi pour dessiner le pays du Québec, les péquistes de Richelieu
ont studieusement passé en revue le programme du PQ. Qu’il s’agisse
de santé, d’éducation, d’environnement, de développement régional ou
de culture, ils ont mis de l’avant plusieurs idées mais ils estiment
que la souveraineté est un préalable au changement. Aussi
souhaitent-ils « un référendum le plus tôt possible à l’intérieur du
mandat », un référendum qu’ils jugent « crucial » pour l’avenir de
leur parti et du Québec.
« Au PQ, on a de l’ ambition pour le Québec, déclare Sylvain Simard.
Ce n’est pas vrai que le statut provincial nous convient et, de
toute façon, le système fédéral nous dessert. Parce que l’argent est
à Ottawa et les besoins chez nous. Ce qu’on veut proposer aux
prochaines élections, c’est un projet de pays limpide et explicite.
Ils ne suffit pas de se débarrasser de Jean Charest, il faut se
retrousser les manches et préparer le pays! »
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Dans l’ordre habituel, première
rangée : Ginette Mercier, Sylvie Côté, Sylvain Simard, André
Hubert et Marcel Fafard. À l’arrière : André Philippot, Paul
Franche, Jacques Bordeleau, Fernand De Guise, François Gagné,
Jules Allard et Bruno Émond. Absents sur la photo : Paule
Robillard et Hugues Chevalier. |
Les péquistes de Richelieu ont
adopté, samedi, dix-sept propositions d’amendements au programme. De
celles-là, neuf seront acheminées aux assises régionales du parti,
en avril. Réélu président de l’exécutif, Marcel Fafard a été
impressionné par la qualité des discussions.
« J’écoutais les débats samedi et j’étais vraiment très fier d’être
membre du Parti Québécois. Beaucoup de gens cultivent du cynisme à
l’égard de la politique. J’aurais voulu qu’ils entendent et voient
ce que j’ai entendu et vu samedi. Nos militants et nos militantes
sont animés par de grands idéaux de justice et de liberté. Ils ont
une grande conscience sociale. Ils déploient une énergie
considérable à préparer une société meilleure. Plus il y aura de
monde pour y travailler, plus vite cette société et ce pays naîtront
et meilleurs ils seront. »
Outre Marcel Fafard réélu à la présidence, André Hubert à la
vice-présidence, Fernand De Guise au secrétariat, François Gagné à
la trésorerie et Jules Allard, Sylvie Côté, Paul Franche et Ginette
Mercier aux postes de conseillers, de nouveaux venus font leur
entrée : Paule Robillard et Bruno Émond, tous les deux étudiants au
Cégep de Sorel-Tracy, Hugues Chevalier, un jeune travailleur,
Jacques Bordeleau et André Philippot.
Sylvain Rochon
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