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Michel Morin déplore le
remaniement ministériel qui risque de retarder plusieurs dossiers
municipaux
Par Joey Olivier - Journal L'annonceur
Le récent remaniement ministériel du gouvernement de Jean Charest
risque de retarder plusieurs dossiers, dont plusieurs projets reliés
aux infrastructures dans plusieurs municipalités du comté.
« Il y avait une dizaine de projets reliés à la réfection des
infrastructures sur le bureau du ministre Fournier. Qu’est-ce qui
arrivera maintenant? Cela ne signifie pas que le gouvernement
réponde non à nos demandes, mais il faudra recommencer le processus
avec un autre ministre. De plus, lors de la prochaine session
parlementaire prévue pour le 8 mars, aucun ministre ne répondra
convenablement à nos questions, car ils viennent tout juste
d’arriver. Ce remaniement signifie une demi-année de perdue ! » a
expliqué Michel Morin, député de Nicolet-Yamaska et whip en chef de
l’opposition officielle.
Selon Morin, le gouvernement vieilli mal
« Au départ, ce remaniement est symbolique d’un gouvernement qui
vieillit rapidement et qui vieillit mal. Lorsque tu remplaces 80%
des ministres de ton cabinet après deux ans, il y a un problème! Le
départ de Séguin est également la preuve absolue que le fédéralisme
est un échec. C’est Séguin qui devait s’occuper du déséquilibre
fiscal et il était prêt à se battre pour le Québec, mais pas Charest,
» a déclaré Michel Morin au représentant de L’annonceur.
Séguin est bienvenu au PQ
Quant à l’ancien ministre des Finances, Yves Séguin, il semble être
le bienvenu au PQ : « Je le verrais très bien chez nous, car la
position de Séguin se rapproche beaucoup de la nôtre sur la question
du déséquilibre fiscal, » a ajouté M. Morin. Quant à savoir si
Séguin pourrait être un bon chef ou futur premier ministre, Michel
Morin a refusé de se prononcer tout en spécifiant qu’il se range
toujours derrière l’actuel chef, Bernard Landry.
Dossier Wal-Mart : le monsieur n’est pas content!
La fermeture du Wal-Mart de Jonquière, quelques mois à peine après
que ses employés aient obtenu une accréditation syndicale, a soulevé
l’indignation dans la population et dans le PQ. Michel Morin n’est
pas demeuré indifférent : « Je n’ai jamais acheté là et je n’irais
pas. Je ne peux pas croire que dans un pays démocratique, une
compagnie utilise la peur. Je comprends les gens qui ont besoin de
travailler, mais ce type de commerce « saigne » les municipalités,
leurs commerces et les entreprises dans les villes et villages
d’ici. Le meilleur moyen de revitaliser nos régions demeure de
favoriser l’achat local. Le Code du travail est pourtant clair :
lorsque l’entreprise a établi ses magasins au Québec, elle était
bien au fait qu’il permettait le droit d’association. Wal-Mart
manque d’éthique sociale en bafouant ainsi la loi québécoise. Avec
cette attitude immorale, c’est à se demander si cette multinationale
prend les Québécois pour un peuple de colonisés? » a conclu Michel
Morin.
Joey Olivier
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