Dans le nouveau pacte fiscal prévu pour 2006
Comme
plusieurs autres maires, Marcel Robert craint un transfert de
pouvoir sans argent
Par Joey Olivier - Journal L'annonceur
« On est loin d’avoir la coupe aux lèvres en ce qui
concerne le nouveau pacte fiscal, mais notre souhait est d’avoir les
moyens nécessaires afin d’assurer la survie des municipalités et que
l’on puisse assumer notre développement », a déclaré Marcel Robert,
maire de Sorel-Tracy, en entrevue
téléphonique.
Le pacte fiscal est une entente entre le gouvernement du Québec et
les municipalités sur la répartition de l’assiette fiscale pour une
durée de cinq ans. C’est en 2005 que l’Union des municipalités du
Québec rencontrera le gouvernement pour déterminer la prochaine
entente valide à partir de janvier 2006. Marcel Robert désire une
décentralisation des pouvoirs afin que la Ville puisse mieux
contrôler son développement : « Si les gouvernements ont vraiment la
volonté de redonner plus de pouvoir aux régions, il faudra
décentraliser davantage certains pouvoirs, » a poursuivi M. Robert.
D’autre part, plusieurs municipalités craignent de
voir les grandes villes obtenir beaucoup plus d’argent que les
municipalités à cause, notamment, des coûts du transport en commun.
« Le pire scénario serait que les grandes villes s’accaparent ces
montants d’argent à travers nos taxes et/ou qu’on nous transferts
des responsabilités sans argent », a conclu Marcel Robert en
rappelant que plusieurs villes canadiennes devront investir dans
leurs infrastructures dans la prochaine décennie. Rappelons que le
préfet de la MRC du Bas-Richelieu, Olivar
Gravel, avait également mentionné lors du dépôt du budget 2005 que
plusieurs responsabilités, notamment le développement régional,
avaient été transférées aux MRC sans l’argent pour les assumer.
Plusieurs maires expliquent la hausse du compte de taxe en 2005 dans
leur municipalité à cause de ce transfert sans moyens financiers.
Joey Olivier