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Mise à Jour : 
vendredi 11 février 2005

Négociations dans le secteur public
« La présidente du Conseil du trésor a choisi la confrontation »
 
Sylvain Simard

Québec, le mercredi 9 février 2005 – Le député de Richelieu et porte-parole de l'opposition officielle en matière de Conseil du trésor, fonction publique et réorganisation de l’État, M. Sylvain Simard, dénonce l’attitude de la présidente du Conseil du trésor, Mme Monique Jérôme-Forget, dans le dossier du renouvellement des conventions collectives des employés de l’État. « Après deux années d’inertie et devant les moyens de pression qui s’amorcent, jeter de l’huile sur le feu n’était certainement pas une action appropriée », a déclaré le député à la suite des propos tenus ce matin par Mme Jérôme-Forget.

Constatant elle-même l’absence de progrès aux tables de négociation, la présidente du Conseil du trésor s’est justifiée en invoquant les nombreuses rencontres patronales-syndicales qui ont eu lieu au cours de la dernière année. « Mme Jérôme-Forget ne bernera personne! Pour que des progrès surviennent, il faudrait d’abord que les négociateurs gouvernementaux aient reçu le mandat de régler, ce qui n’est pas le cas en ce moment », a dénoncé M. Simard.

En réplique à Mme Jérôme-Forget, qui prétend que le gouvernement ne remet pas en cause la sécurité d’emploi, M. Simard exige des éclaircissements. « Le gouvernement demande plus de mobilité à ses employés, il faudrait dès lors que la présidente du Conseil du trésor précise si des travailleurs du secteur public pourraient être contraints d’accepter un transfert vers l’entreprise privée », a souligné le porte-parole.

Sur le règlement du dossier de l’équité salariale, la présidente du Conseil du trésor reconnaît timidement qu’il ne s’agit pas d’une négociation, mais bien d’un correctif à apporter au niveau salarial de plusieurs corps d’emploi à prédominance féminine. Soulignant que cet exercice doit être effectué sur des bases objectives, M. Simard réitère que les sommes qui y sont rattachées ne devraient pas être fondues à l’intérieur de l’enveloppe réservée aux conventions collectives. « Si la présidente du Conseil du trésor reconnaît le principe de l’équité salariale, elle doit immédiatement dissocier ce dossier de la négociation des conventions collectives. Selon la stratégie actuelle du Conseil du trésor, toute somme obtenue au titre de l’équité salariale sera déduite des offres portant sur les conventions collective », a conclu le député.

Renée-Claude Boivin

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