Consultation générale sur le projet de loi 61
« La présidente du Conseil du trésor ne
donne pas l'heure juste » - Sylvain Simard
Montréal, le lundi 1er novembre 2004
– Le député de Richelieu et porte-parole de l'opposition officielle
en matière de Conseil du trésor, fonction publique et réorganisation
de l'État, M. Sylvain Simard, dénonce l’attitude de la présidente du
Conseil du trésor, Mme Monique Jérôme-Forget, qui refuse de donner
l’heure juste aux nombreux groupes entendus dans le cadre de la
consultation publique sur le projet de loi 61 instaurant l’Agence
des partenariats public-privé (PPP). « Si elle veut poursuivre les
travaux menant à l’adoption du projet de loi, la présidente doit y
intégrer des balises précises et des dispositions éthiques
rigoureuses », a indiqué M. Simard.
« Après l’audition d’une quinzaine de groupes
provenant de tous les secteurs d’activités, un constat se dégage
clairement : tous se sont fait dire par Mme Jérôme-Forget qu’ils
avaient mal lu le projet de loi », a déploré le député, refusant de
croire à une simple coïncidence.
La présidente du Conseil du trésor tente par tous les
moyens de minimiser la portée de son projet de loi. Ce n’est
cependant pas la lecture qu’en font l’opposition officielle et les
groupes qui ont été entendus jusqu’à maintenant. « Dans sa forme
actuelle, le projet de loi ouvre tous azimuts les services publics à
la privatisation, et ce, sans la moindre contrainte », a souligné le
député, qui voit d’ailleurs dans le projet de loi 61 une suite
logique aux modifications contestées au Code du travail que le
gouvernement Charest a fait adopter par un bâillon l’automne
dernier.
La Commission d’accès à l’information et la
Protectrice du citoyen font partie des organisations qui se sont
dites préoccupées par l’absence, dans le projet de loi, de
dispositions assurant l’intégrité et la transparence dans le
fonctionnement de l’Agence des PPP.
« Mme Jérôme-Forget doit
cesser de prendre les gens pour des valises. Le libellé du projet de
loi 61 est le fruit d’une longue réflexion menée par la présidente
du Conseil du trésor qui s’est fait assister dans cet exercice par
de nombreuses firmes privées désireuses d’augmenter leur influence
auprès de l’appareil gouvernemental. Chaque mot de ce projet de loi
a été réfléchi. Si elle est vraiment de bonne foi, elle doit retirer
le projet de loi dans sa version actuelle ou le modifier de façon à
lui donner une portée plus restreinte », a conclu M. Simard.
Sylvain Rochon