95% des Québécois jugent qu’il est
inacceptable de fournir des cigarettes aux jeunes
Bilan de la campagne de sensibilisation Méchant cadeau !
Sur les effets néfastes de la distribution de produits du tabac aux
jeunes
Montréal, le 18 novembre 2004 - La campagne nationale Méchant cadeau
!, une intervention visant à sensibiliser les adultes aux
conséquences graves de leur geste lorsqu’ils consentent à fournir
des cigarettes aux jeunes, a permis de rejoindre des dizaines de
milliers d’adultes québécois afin de les convaincre de ne plus
contribuer à fournir les jeunes en produits du tabac.
Selon un sondage Léger Marketing*, mené du 20 au 24 octobre 2004 et
commandé par le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS),
la quasi-totalité (95%) des Québécois s’entendent pour dire que, de
nos jours, il n’est pas acceptable de fournir des produits du tabac
aux jeunes. Toutefois, 8% des adultes ont aussi avoué avoir déjà
fourni des cigarettes à des jeunes.
La campagne Méchant cadeau !, orchestrée par le CQTS avec l’appui du
ministère de la Santé et des Services sociaux, a donc cherché à
rejoindre ces adultes qui, pour une raison ou une autre, continuent
à fournir les jeunes en cigarettes bien qu’ils connaissent les
dangers du tabac sur la santé.
La campagne, qui a débuté en janvier
2004 et qui s’est terminée à la fin du mois d’octobre, a pris la
forme d’un spectacle de théâtre-réalité mettant en scène une
discussion entre un père et sa fille, au sujet du dilemme vécu par
plusieurs adultes désireux de se rapprocher des jeunes sans perdre
de vue leurs responsabilités éducatives. Ces scènes de la vie
quotidienne, présentées avec une bonne dose d’humour noir, ont
rejoint tant les milieux communautaires, ceux de la santé et des
aînés que le public familial des fêtes et festivals. La tournée de
spectacles a touché plus de 20 000 spectateurs lors de 200
représentations jouées dans une vingtaine de municipalités du
Québec.
Le chanteur et comédien Luck Mervil
s’est également joint à Méchant cadeau ! comme porte-parole de la
campagne après avoir constaté, en discutant avec ses filles de 10 et
16 ans, la facilité avec laquelle la majorité de leurs camarades de
classe avait accès aux produits du tabac. Le porte-parole a
participé à la réalisation d’un message radio d’intérêt public
diffusé partout au Québec pendant la saison estivale. Les
interventions répétées de Luck Mervil dans les médias ont permis de
capter l’attention d’une population découvrant l’impact de gestes,
en apparence anodins, qui pourtant contribuent gravement à
l’accoutumance des jeunes au tabac.
Enfin, la campagne de sensibilisation
du Conseil québécois sur le tabac et la santé proposait également
une émission spéciale de télévision d’une durée de 30 minutes qui a
été diffusée plus de cinquante fois sur le réseau TVA et le canal
STV. Cette émission spéciale animée par Guy Mongrain présentait des
extraits tirés de la pièce de théâtre Méchant cadeau ! ainsi que les
témoignages d’experts sur la question du tabagisme. L’émission a
connu beaucoup de succès, rejoignant plus de 100 000 téléspectateurs
à chacune des diffusions.
Selon le sondage Léger Marketing*,
près de un Québécois sur trois (32%) a entendu parler de la campagne
Méchant cadeau ! au cours de la dernière année. Pour 92% des
répondants, la mise en œuvre de ce type de campagne de
sensibilisation est important pour informer encore davantage les
adultes sur les conséquences graves de leur geste lorsqu’ils
consentent à fournir les jeunes en produits du tabac.
* Méthodologie
Ce sondage effectué par Léger Marketing a été réalisé au moyen
d’entrevues téléphoniques auprès d’un échantillon représentatif de
1002 Québécoises et Québécois âgé(e)s de 18 ans ou plus et pouvant
s’exprimer en français ou en anglais. Les entrevues ont été
réalisées du 20 au 24 octobre 2004. À l’aide des statistiques du
recensement de Statistique Canada, les résultats ont été pondérés
selon le sexe, l’âge, les régions et la langue parlée à la maison
afin de rendre l’échantillon représentatif de l’ensemble de la
population adulte du Québec. Finalement, nous obtenons avec 1002
personnes sondées, une marge d’erreur maximale de plus ou moins
3,4%, et ce, 19 fois sur 20.
Krystel Papineau
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