Première réunion du
Conseil de Ville de Nicolet après la victoire du NON au référendum
Pour que Jean Rousseau participe au
nouveau comité, les coûts pour la nouvelle caserne devront être en
deçà de 900 000$
Par
Joey Olivier 16 novembre 2004 -
C’est le samedi 6 novembre dernier que 45,34% des électeurs inscrits
se sont prononcés contre le Règlement d’emprunt de 1 650 000$
proposé par le Conseil de la Ville de Nicolet pour la construction
d’une nouvelle caserne de pompiers. L’option du « OUI » a récolté 1
074 voix tandis que 1 757 voix ont permis au camp du « NON » de
remporter. Au lendemain de cet exercice démocratique qui aura coûté
35 000$, selon l’administration municipale, les conseillers se sont
réunis lundi dernier. Ils ont conclu qu’une pause d’une semaine
s’imposait afin de laisser tomber la poussière.
Une semaine de pause pour réfléchir
« On a pris une
semaine de pause afin de voir comment nous pourrons penser à une
solution. Nous avons invité Jean Rousseau à faire partie d’un comité
pour penser à tout ça. Il faudra repenser à la manière de construire
ce bâtiment que nous avions imaginé au départ, » a déclaré Clément
Dubois, maire de Nicolet. Rappelons que le conseiller municipal,
Jean Rousseau, était contre le Règlement d’emprunt tel que présenté.
Rejoint par téléphone, il nous a confié qu’il réfléchit quant à
savoir s’il sera sur le comité proposé par le conseil puisqu’il
tient ses conditions : « Après la réunion de lundi, je peux dire que
le conseil a compris le message lancé par la population. Quant au
nouveau comité, ma participation dépend de quelques conditions. Au
départ, je désire être certain que les autres membres veulent fixer
les coûts en bas de 900 000$, » a mentionné M. Rousseau.
Une collaboration qui tentera de fusionner deux
options
Pour obtenir une
collaboration, il faudra vraisemblablement que tous les membres
s’entendre sur un chiffre. Mais les deux parties semblent ouvertes à
en arriver à un consensus. Le maire s’est dit prêt à travailler avec
M. Rousseau et ce sentiment semble réciproque pour le
conseiller : « Je considère que la prochaine collaboration sera
positive. Lors de la réunion de lundi, nous avons mis les points sur
les « I » et les barres sur les « T ». De toute façon, cette
bataille en était une politique, maintenant on doit poursuivre… ».
De son côté, le maire donne un son de cloche
similaire : « Il s’en est dit des deux côtés durant la campagne,
mais je pense maintenant que tout a été dit et que nous avons un
nouveau mandat de la population, » a-t-il ajouté.
De plus, pour réussir à s’entendre, il faudra
inévitablement que la Ville revoie les matériaux utilisés dans la
construction de l’édifice. Malgré la défaite du « OUI », le maire
soutient toujours que l’évaluation du projet de 1 650 000$ était
minimale : « Pour nous, la caserne comme on le proposait était le
strict minimum pour répondre aux exigences. Cependant, peut-on faire
mieux? C’est sur cette question que nous allons trouver un
consensus. » Quant à Jean Rousseau, il soutient qu’il n’est pas
contre le projet, mais il souhaite présenter un budget de
construction moins élevé.
Reste à savoir maintenant si les d’arguments
présentés par les deux parties durant la campagne préréférendaire
seront confirmés ou infirmés par ce nouveau comité. Les Nicolétains
sauront enfin si ce projet était un luxe ou une nécessité.