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mardi 16 novembre 2004

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Première réunion du Conseil de Ville de Nicolet après la victoire du NON au référendum
Pour que Jean Rousseau participe au nouveau comité, les coûts pour la nouvelle caserne devront être en deçà de 900 000$
Par Joey Olivier 

16 novembre 2004 - C’est le samedi 6 novembre dernier que 45,34% des électeurs inscrits se sont prononcés contre le Règlement d’emprunt de 1 650 000$ proposé par le Conseil de la Ville de Nicolet pour la construction d’une nouvelle caserne de pompiers. L’option du « OUI » a récolté 1 074 voix tandis que 1 757 voix ont permis au camp du « NON » de remporter. Au lendemain de cet exercice démocratique qui aura coûté 35 000$, selon l’administration municipale, les conseillers se sont réunis lundi dernier. Ils ont conclu qu’une pause d’une semaine s’imposait afin de laisser tomber la poussière. 

Une semaine de pause pour réfléchir

« On a pris une semaine de pause afin de voir comment nous pourrons penser à une solution. Nous avons invité Jean Rousseau à faire partie d’un comité pour penser à tout ça. Il faudra repenser à la manière de construire ce bâtiment que nous avions imaginé au départ, » a déclaré Clément Dubois, maire de Nicolet. Rappelons que le conseiller municipal, Jean Rousseau, était contre le Règlement d’emprunt tel que présenté. Rejoint par téléphone, il nous a confié qu’il réfléchit quant à savoir s’il sera sur le comité proposé par le conseil puisqu’il tient ses conditions : « Après la réunion de lundi, je peux dire que le conseil a compris le message lancé par la population. Quant au nouveau comité, ma participation dépend de quelques conditions. Au départ, je désire être certain que les autres membres veulent fixer les coûts en bas de 900 000$, » a mentionné M. Rousseau. 

Une collaboration qui tentera de fusionner deux options

Pour obtenir une collaboration, il faudra vraisemblablement que tous les membres s’entendre sur un chiffre. Mais les deux parties semblent ouvertes à en arriver à un consensus. Le maire s’est dit prêt à travailler avec M. Rousseau et ce sentiment semble réciproque pour le conseiller : « Je considère que la prochaine collaboration sera positive. Lors de la réunion de lundi, nous avons mis les points sur les « I » et les barres sur les « T ». De toute façon, cette bataille en était une politique, maintenant on doit poursuivre… ».

De son côté, le maire donne un son de cloche similaire : « Il s’en est dit des deux côtés durant la campagne, mais je pense maintenant que tout a été dit et que nous avons un nouveau mandat de la population, » a-t-il ajouté.

De plus, pour réussir à s’entendre, il faudra inévitablement que la Ville revoie les matériaux utilisés dans la construction de l’édifice. Malgré la défaite du « OUI », le maire soutient toujours que l’évaluation du projet de 1 650 000$ était minimale : « Pour nous, la caserne comme on le proposait était le strict minimum pour répondre aux exigences. Cependant, peut-on faire mieux? C’est sur cette question que nous allons trouver un consensus. » Quant à Jean Rousseau, il soutient qu’il n’est pas contre le projet, mais il souhaite présenter un budget de construction moins élevé.

Reste à savoir maintenant si les d’arguments présentés par les deux parties durant la campagne préréférendaire seront confirmés ou infirmés par ce nouveau comité. Les Nicolétains sauront enfin si ce projet était un luxe ou une nécessité.

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