Gestion
de l’offre et relève agricole
Le Bloc Québécois propose des mesures pour
soutenir le modèle agricole Québécois
Sorel-Tracy, le lundi, 7
juin 2004 – Le porte-parole en matière de l’agriculture et
d’agroalimentaire, Louis Plamondon, se porte à la défense
du modèle agricole québécois et exige le gouvernement fédéral
de préserver l’intégralité du système de gestion de l’offre.
« Notre agriculture est un secteur d’activité névralgique
pour plusieurs régions du Québec. Sans gestion de l’offre, ce
sont non seulement les producteurs de lait, d’œufs et de
volailles qui se retrouveront sur la paille, mais l’ensemble de
l’industrie », a expliqué le candidat bloquiste de
Richelieu.
La gestion de l’offre
est basée selon 3 piliers fondamentaux :
-
limites de production à la demande intérieure,
-
réglementation des prix par l’État de manière à couvrir
les frais et permettre aux producteurs de dégager un profit
raisonnable;
-
imposition élevée de droits à l’importation.
Les secteurs ne sont pas
subventionnés, mais les prix demeurent stables.
Au Québec, 9 350 fermes sont soumises à la gestion de
l’offre et représentent 41% du revenu agricole québécois total.
À chaque fois que le système
a été attaqué, le gouvernement fédéral a contribué à
l’affaiblir, comme en témoigne son laxisme dans le dossier des
huiles de beurre. Dans ses négociations à l’Organisation
mondiale du commerce, le gouvernement fédéral ne doit pas
abandonner le système de gestion de l’offre en échange d’une
importante diminution des subventions agricoles dans les autres pays
et d’un meilleur accès à leurs marchés, notamment au profit du
blé de l’Ouest canadien. « Le système de gestion de
l’offre est éprouvé et pourrait aisément servir de modèle à
l’étranger si Ottawa se donnait la peine d’en faire la
promotion. Il ne crée aucune distorsion sur les marchés
internationaux et assure une stabilité des prix. Pour le Bloc Québécois,
le système de gestion de l’offre n’est pas négociable »,
a relaté Louis Plamondon.
Quant aux producteurs de céréales,
après 2 années de bilan négatif, le gouvernement doit mettre en
place un programme temporaire de soutien jusqu'à ce que les négociations
de l’OMC aboutissent. Encore là, le Cadre stratégique proposé
par les libéraux ne répond pas aux besoins.
Relève agricole
Selon le « profil de
la relève agricole au Québec 2001 », plus de 25% des
exploitants agricoles du Québec sont âgés de plus de 55 ans et
sont susceptibles d’effectuer un transfert ou une vente au cours
des prochaines années. Plus inquiétant encore, la proportion
d’exploitants de moins de 35 ans est passée de 25% à moins de
14% entre 1991 et 2001.
Ces données laissent
entrevoir un avenir sombre pour l’agriculture québécoise. Pour
le candidat bloquiste, le gouvernement fédéral se doit de
supporter la relève agricole en facilitant le transfert des fermes.
« Le Bloc Québécois propose que l’on mette en place des
incitatifs fiscaux favorisant le transfert des fermes, notamment en
portant l’exemption en gain en capital à un million de dollars
dans le secteur agricole, mesure ayant des effets dans les secteurs
à la capitalisation élevée comme le secteur laitier » a
soutenu Louis Plamondon.
« Il faut trouver
des moyens d’aider les jeunes qui désirent s’acheter une ferme.
Le Cadre stratégique agricole mis en place par Ottawa est beaucoup
trop rigide et le gouvernement du Québec ne peut pas utiliser les
sommes qui y sont associées pour encourager la relève agricole »
a ajouté le candidat bloquiste de Richelieu.
Au delà des mesures
proposées, il faut surtout réinvestir en agriculture pour la
rendre viable. « Au cours des 10 dernières années, aucun
gouvernement de pays industrialisé, mis à part celui de la
Nouvelle-Zélande, n’a coupé davantage dans l’agriculture que
le gouvernement canadien. Le monde agricole a assez souffert des
compressions répétées de Paul Martin et il faut un rapport de
force important pour le défendre », a conclu le porte-parole
en matière de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Bloc Québécois,
Louis Plamondon.
Julie
Traversy, Attachée de presse