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mardi 08 juin 2004

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Gestion de l’offre et relève agricole
Le Bloc Québécois propose des mesures pour soutenir le modèle agricole Québécois

Sorel-Tracy, le lundi, 7 juin 2004 – Le porte-parole en matière de l’agriculture et d’agroalimentaire, Louis Plamondon, se porte à la défense du modèle agricole québécois et exige le gouvernement fédéral de préserver l’intégralité du système de gestion de l’offre. « Notre agriculture est un secteur d’activité névralgique pour plusieurs régions du Québec. Sans gestion de l’offre, ce sont non seulement les producteurs de lait, d’œufs et de volailles qui se retrouveront sur la paille, mais l’ensemble de l’industrie », a expliqué le candidat bloquiste de Richelieu. 

La gestion de l’offre est basée selon 3 piliers fondamentaux :

-         limites de production à la demande intérieure,

-         réglementation des prix par l’État de manière à couvrir les frais et permettre aux producteurs de dégager un profit raisonnable;

-         imposition élevée de droits à l’importation. 

Monsieur Plamondon est entouré du chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, ainsi que le candidat de St-Hyacinthe-Bagot, Yvan Loubier. Cette photographie a été prise à la ferme de Mario Laberge (à l'arrière de Yvan Loubier) à St-Barnabé-Sud.

Les secteurs ne sont pas subventionnés, mais les prix demeurent stables.  Au Québec, 9 350 fermes sont soumises à la gestion de l’offre et représentent 41% du revenu agricole québécois total. 

À chaque fois que le système a été attaqué, le gouvernement fédéral a contribué à l’affaiblir, comme en témoigne son laxisme dans le dossier des huiles de beurre. Dans ses négociations à l’Organisation mondiale du commerce, le gouvernement fédéral ne doit pas abandonner le système de gestion de l’offre en échange d’une importante diminution des subventions agricoles dans les autres pays et d’un meilleur accès à leurs marchés, notamment au profit du blé de l’Ouest canadien. « Le système de gestion de l’offre est éprouvé et pourrait aisément servir de modèle à l’étranger si Ottawa se donnait la peine d’en faire la promotion. Il ne crée aucune distorsion sur les marchés internationaux et assure une stabilité des prix. Pour le Bloc Québécois, le système de gestion de l’offre n’est pas négociable », a relaté Louis Plamondon

Quant aux producteurs de céréales, après 2 années de bilan négatif, le gouvernement doit mettre en place un programme temporaire de soutien jusqu'à ce que les négociations de l’OMC aboutissent. Encore là, le Cadre stratégique proposé par les libéraux ne répond pas aux besoins.

Relève agricole 

Selon le « profil de la relève agricole au Québec 2001 », plus de 25% des exploitants agricoles du Québec sont âgés de plus de 55 ans et sont susceptibles d’effectuer un transfert ou une vente au cours des prochaines années. Plus inquiétant encore, la proportion d’exploitants de moins de 35 ans est passée de 25% à moins de 14% entre 1991 et 2001. 

Ces données laissent entrevoir un avenir sombre pour l’agriculture québécoise. Pour le candidat bloquiste, le gouvernement fédéral se doit de supporter la relève agricole en facilitant le transfert des fermes. « Le Bloc Québécois propose que l’on mette en place des incitatifs fiscaux favorisant le transfert des fermes, notamment en portant l’exemption en gain en capital à un million de dollars dans le secteur agricole, mesure ayant des effets dans les secteurs à la capitalisation élevée comme le secteur laitier » a soutenu Louis Plamondon

« Il faut trouver des moyens d’aider les jeunes qui désirent s’acheter une ferme. Le Cadre stratégique agricole mis en place par Ottawa est beaucoup trop rigide et le gouvernement du Québec ne peut pas utiliser les sommes qui y sont associées pour encourager la relève agricole » a ajouté le candidat bloquiste de Richelieu. 

Au delà des mesures proposées, il faut surtout réinvestir en agriculture pour la rendre viable. « Au cours des 10 dernières années, aucun gouvernement de pays industrialisé, mis à part celui de la Nouvelle-Zélande, n’a coupé davantage dans l’agriculture que le gouvernement canadien. Le monde agricole a assez souffert des compressions répétées de Paul Martin et il faut un rapport de force important pour le défendre », a conclu le porte-parole en matière de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Bloc Québécois, Louis Plamondon.

Julie Traversy, Attachée de presse

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