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Discours
du Trône Paul Martin nie la différence québécoise et propose de nouveaux empiétements dans les compétences du Québec - Louis Plamondon Ottawa, le 3 février
2004 – « Le Discours du Trône de Paul Martin est une gifle pour
la nation québécoise et ses valeurs. Au nom d’objectifs pan-canadiens
qui nient la différence québécoise, Paul Martin a confirmé « Contrairement à ce qu’il dit, Paul Martin n’a pas
l’intention de s’attaquer au déséquilibre fiscal dont il nie
l’existence. Au contraire, Paul Martin estime qu’il serait
justifié d’imposer les priorités du gouvernement fédéral dans les
domaines de la santé, de l’éducation et des services sociaux »,
a affirmé Louis Plamondon. Intrusions Le
député du Bloc Québécois confie que même si Paul Martin a confirmé les 2 milliards $ au
Québec et aux provinces, il n’a fourni aucun montant relativement au
financement fédéral accru, prévisible et sans condition qui est nécessaire
en matière de santé. « La responsabilité du fédéral est de
fournir un financement adéquat en santé, mais Paul Martin ne propose que
de nouvelles structures, comme des indicateurs pour les listes
d’attentes, qui ne solutionnent pas le problème du sous-financement du
système de santé et qui sont de nouvelles intrusions dans ce domaine »,
a souligné Louis
Plamondon. Dans
le domaine de l’éducation, le député reproche à Paul Martin de
vouloir mettre en place de nouvelles politiques de développement des compétences,
alors que la formation de la main-d’œuvre relève du gouvernement du Québec.
« Au lieu de réinvestir ce champ qui est de compétence
provinciale, Ottawa devrait plutôt compléter le transfert du financement
pour la formation de la main-d’œuvre amorcé en 1997 », a expliqué
Louis Plamondon. Le
député du Bloc Québécois admet que les municipalités du Québec
souffrent elles aussi d’un manque de financement dû au déséquilibre
fiscal, mais il condamne l’intention
du gouvernement Martin de faire des municipalités un ordre de
gouvernement distinct. « Les municipalités relèvent du Québec et
asseoir les villes à la même table que le fédéral et les provinces
n’est pas une solution : ça ne peut être que la source de
nouveaux conflits », a souligné Louis
Plamondon. En
matière d’aide à l’enfance, le député déplore le fait qu’au
lieu de confirmer qu’il va négocier avec le gouvernement du Québec
afin de transférer les fonds nécessaires à la consolidation des
politiques québécoises de la petite enfance, Paul Martin a proposé d’étendre
les intrusions du fédéral dans ce domaine, notamment en accélérant
l’exécution de divers projets d’apprentissage. Pour
ce qui touche les personnes handicapées, le député a rappelé que la série
de mesures proposées par le gouvernement fédéral, notamment en éducation,
en accès au logement et en intégration au travail, touchent un champ de
compétence du Québec qui correspond précisément au mandat de l’Office
des personnes handicapées du Québec. Environnement Le député soutient que
Paul Martin a confirmé dans son
discours le manque de volonté du gouvernement fédéral d’intégrer le
principe du pollueur-payeur dans le plan de mise en œuvre du Protocole de
Kyoto. Bien au contraire, remarque Louis Plamondon, Paul Martin
n’a démontré aucune intention de s’attaquer à la source du problème des
changements climatiques : le pétrole et le charbon. Politique étrangère Tout en déplorant le fait que Paul Martin a passé sous silence les
dossiers du bois d’œuvre, du bouclier antimissile américain et de l’élargissement
de la Voie maritime du Saint-Laurent, le député dénonce le
rapprochement entre le gouvernement fédéral et l’administration Bush.
« Paul Martin a de nouveau marqué son intention d’aligner la
politique étrangère canadienne sur la politique américaine », a
souligné Louis
Plamondon. Le député du Bloc Québécois
note également que Paul Martin a
repoussé la révision de la politique étrangère du Canada, tout en
annonçant des investissements dans le domaine militaire, alors qu’il
ignore l’idée d’augmenter l’aide internationale du Canada. Éthique Le
député rappelle en terminant que
le nouveau conseiller à l’éthique devra réviser toutes les décisions
passées de Howard Wilson et tout particulièrement les décisions qui
concernent les membres actuels du gouvernement. « Pour Paul Martin,
la meilleure façon de surmonter les problèmes éthiques de son
gouvernement et de faire preuve de transparence, c’est de commander une
enquête publique indépendante sur le scandale des commandites et d’éliminer
le recours à l’évasion fiscale, ce que pratique actuellement la Canada
Steamship Lines », a conclu
Louis Plamondon. Julie Traversy |
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