Garderies à 7 $
« Le
gouvernement Charest prend les parents pour des valises »
-Sylvain
Simard
Sorel-Tracy, le 24 février 2004
– Le député de Richelieu, Sylvain Simard, estime qu’en annonçant
de nouvelles places dans les garderies, la ministre déléguée à
la Famille,
Carole
Théberge, tente par tous les moyens de justifier les mauvaises
actions de son gouvernement envers les familles du Québec.
« La ministre doit cesser de
prendre les parents pour des valises »
déclare Sylvain Simard qui soutient que les véritables
retombées du projet de loi 32 se concrétisent par une
augmentation de 40 % des tarifs en garderie, par un report
d’un an de la création de 200 000 places, par une
indexation probable des tarifs le 1er janvier 2005 et par
une ouverture accrue aux garderies à but lucratif qui sont
reconnues pour faire l’objet d’un plus grand nombre
d’infractions que les centres de la petite enfance. « Le
premier geste posé par le gouvernement Charest envers les familles
a été de renier sa promesse électorale de maintenir les tarifs à
5 $. Non satisfaite de cela, la ministre a taxé la bonne
gestion des CPE en récupérant les surplus accumulés par les
parents alors que son collègue de l’Éducation se refuse à faire
la même chose aux commissions scolaires. Pourquoi s’acharner
ainsi sur les familles du Québec ? », a questionné le député
de Richelieu.
Voilà maintenant que les ministres
font le tour des régions pour annoncer la création de « nouvelles »
places à 7 $. « Il ne faut pas induire la population en
erreur. Les places annoncées dans les garderies à but lucratif étaient
déjà occupées par des enfants, elles ne réduiront en rien les
listes d’attente tant décriées par la ministre », a prévenu
monsieur Simard.
Depuis son arrivée au pouvoir, le
gouvernement Charest improvise dans sa gestion du dossier des
garderies. « Le gouvernement du Parti Québécois a mis en
place, en 1997, un système de garderies à 5 $ qui a fait la
joie des parents du Québec. La « réingénierie » des
services de garde se fait sur le dos des familles du Québec et
surtout sans vision pour l’avenir. Il est déplorable de constater
que la ministre tente de faire croire aux parents que la Loi 32 leur
est favorable : ils ne sont pas dupes de ses annonces
virtuelles ! », a conclu le député de Richelieu.
Sylvain
Rochon