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mercredi 01 décembre 2004

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Première consultation publique du COGEBY à Sorel-Tracy
Les citoyens sont très informés, ils désirent dépolluer, mais l’argent sera-t-il au rendez-vous?
Par Joey Olivier
 

C’est le 11 novembre dernier qu’avait lieu, à Sorel-Tracy, la consultation publique tenue par le Conseil de gestion du bassin versant de la Yamaska (COGEBY) afin d’entendre les citoyens se prononcer sur la gestion future de la rivière Yamaska et présenter les thèmes déjà documentés par l’organisme. 

Plusieurs questions, préoccupations et priorités ont été entendues durant cette soirée. Deux préoccupations majeures concernent les résultats post-consultation sur le financement de l’organisme environnemental et le financement d’actions concrètes après cette démarche qui vise à connaître la vision des citoyens. Rappelons que des interrogations en ce qui a trait au financement avaient été soulevées lors de la dernière consultation du COVABAR –équivalent du COGEBY pour la rivière Richelieu- à Sorel-Tracy alors qu’on avait invité les gens à contribuer financièrement à l’organisme. Par ailleurs, les intervenants avaient répondu sensiblement la même chose que le COVEBY sur cette question : « Nous avons une subvention de 65,000$ annuellement, mais cette somme ne couvre pas tous les frais de fonctionnement. », ont déclaré les représentants du COGEBY. 

Les citoyens souhaitent du travail sur le terrain

Trente-quatre personnes provenant de divers milieux étaient présentes à cette consultation. Les participants se sont montrés très préoccupés par le financement nécessaire à l’amélioration de la qualité de l’eau : « Peut-on avoir des montants, des subventions et une équipe volante afin de faire des travaux sur le terrain? » ont souligné les citoyens. Plusieurs se demandaient également si le Plan directeur de l’eau (PDE) était seulement théorique ou s’il pouvait débloquer sur des actions concrètes. « La première partie du PDE est assez théorique. Quand le portrait du bassin versant sera réalisé, nous pourrons alors passer à des travaux plus spécifiques sur le terrain. » a répondu Diane Bilodeau, adjointe à la direction du COGEBY. Concernant les montants disponibles pour les actions concrètes, le COGEBY a répondu qu’il devra se pencher sur cette question et travailler fort pour obtenir plus d’argent.

Des intervenants du milieu agricole étaient également sur place et ils seraient intéressés à avoir des tests de qualité de l’eau pour leur propre eau, pas seulement pour décrire la rivière, mais afin d’avoir une idée de ce qui se passe à la source, à la sortie des drains de champs. 

Un portrait riche sur l’état de la rivière

Le portrait du bassin versant de la rivière Yamaska présenté est riche en contenu. On a souligné notamment que 62 plantes sont à l'heure actuelle menacées par des parasites et que quatre espèces d’amphibiens, une espèce de reptiles et huit oiseaux sont vulnérables au bouleversement écologique. Une des espèces nuisibles est la moule zébrée qui semble faire des ravages sur les écosystèmes sous-marins. Autres faits intéressants, c’est les sources de pollutions responsables de la mauvaise qualité de l’eau de la rivière Yamaska. Les quatre milieux qui rejettent des substances polluantes sont le milieu agricole, urbain, industriel et récréatif.

Par exemple, la « surfertislisation » des sols, l’érosion et la déjection animale font en sorte que diverse substance comme des pesticides et des excréments d’animaux d’élevage se retrouvent dans les eaux et polluent.

Du côté des municipalités, le rejet des eaux usées sans traitement adéquat est encore une source majeure de pollution ainsi que le débordement des égouts.

Le milieu industriel, malgré les lois plus sévères, déverse encore des substances toxiques qui sont absorbées par les organismes aquatiques (plomb, mercure, cadmium, etc.). Finalement, le tourisme aquatique avec la circulation d’embarcations motorisées fait en sorte que les organismes sont dérangés et crée une érosion rapide des berges.

Force est de constater que la rivière Yamaska est encore la rivière la plus polluée au Québec : « La rivière Yamaska se mérite le très peu enviable titre d'affluent du Saint-Laurent le plus pollué. La qualité de l'eau y est identifiée par le ministère de l'Environnement de mauvaise à très mauvaise sur presque toute la longueur du bassin versant, » est-il souligné par l’organisme.

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