Michel Morin pousse sur le ministère des Transports
sur six routes considérées comme prioritaires
Par Joey Olivier - Journal L'Annonceur
Michel Morin, député de Nicolet-Yamaska, a fait sa
liste d’épicerie le 18 novembre dernier alors qu’il a envoyé une
lettre à la ministre déléguée aux Transports, Julie Boulet, afin
d’insister sur les besoins de certaines routes dans le comté.
Dans cette lettre dont L’annonceur a obtenu copie, la route 226 à La
Visitation-de-Yamaska,
la route 224 à Saint-Bonaventure, la route 224 à la hauteur de
Saint-Guillaume, la route 161 à Saint-Wenceslas et Sainte-Eulalie,
la route 143 entre Saint-Francois-du-Lac et Saint-Pie-de-Guire ainsi
que le boulevard Bécancour à Bécancour et le rang Les 60 à Nicolet
sont considérés comme prioritaire par le député qui a fait appel aux
municipalités afin d’établir cette liste. Parmi les six priorités
déterminées selon l’affluence, l’utilité et le niveau de sécurité
pour les automobiles, la route 143 serait l’une des plus dangereuses
selon la lettre envoyée par M. Morin. On peut lire que cette route
entre Saint-François-du-Lac et Saint-Pie-de-Guire a fait l’objet
dans le passé d’une correspondance entre les municipalités
concernées avec les autorités du ministère des Transports et le
bureau de M. Morin. Un tronçon de 8,5 km aurait besoin d’être refait
en priorité. Le pavage est brisé à plusieurs endroits, l’assiette de
la route est plate la plupart du temps et il y a même des ornières
par endroits. « Actuellement, le ministère des Transports évalue les
besoins en vue du prochain budget de 2005. C’est alors le temps de
faire connaître nos priorités, » a déclaré le député. Il ne se fait
pas d’illusion cependant : « Je ne me fais pas d’idées, je sais que
le ministère ne pourra pas tout nous accorder, mais on ne pourra me
reprocher de ne pas faire ma liste d’épicerie. Je m’attends tout de
même à des réponses positives, » a expliqué M. Morin.
Morin ne croit pas au chèque de soutien pour les
familles
Michel Morin a profité de l’annonce par le ministre
de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude
Béchard, du programme de remise de chèque aux familles pour dénoncer
les hausses multiples de coût pour l’ensemble des familles.
« Le ministre ne peut jouer au Père Noël et se vanter
que son gouvernement fait un geste de solidarité envers les familles
en leur envoyant un « beau gros chèque » avant les fêtes tout en
faisant abstraction des hausses de tarifs qu’elles ont dû assumer
depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement Charest, » a déclaré
Michel Morin par voie de communiqué. Rappelons que le projet du
ministère prévoit
pour un couple avec deux enfants disposant d'un revenu de moins de
42 800 $, la somme allouée atteindra 3000 $, en
2005. L'aide sera plus élevée pour un premier enfant
tandis que le montant maximal, pour les deuxième et troisième
enfants, sera de 1000 $, et atteindra 1500 pour les enfants
suivants. Tout de même, Michel Morin calcule les dépenses pour les
familles de la classe moyenne faible autrement. « À titre
d’exemple, le gouvernement prétend qu’un couple avec deux enfants et
un revenu de 40 000 $ recevra 928 $ de plus de l’État avec ses
nouveaux programmes Soutien aux enfants et Prime au travail. Si on
applique les coûts de la hausse de tarifs au budget de cette
famille, on constate plutôt qu’elle devra débourser 387 $ de plus
grâce au gouvernement Charest. Face à de tels chiffres, le ministre
ne peut affirmer, comme il se plaît à le faire, que personne ne sera
perdant. Ce gouvernement ne peut financer sa visibilité sur le dos
des familles! », conclu Michel Morin.