Des aînés qui bougent
10 décembre 2004 -
L’amélioration de
l’espérance de vie au cours des dernières décennies et
l’augmentation considérable de la proportion de personnes âgées de
50 ans et plus sont des signes précurseurs de changements importants
dans notre société.
En
2001, la Montérégie comptait environ 150 000 personnes âgées de 65
ans et plus (11% de la population totale)
dont 41% étaient âgées de 75 ans et plus. Selon le rapport de
l’enquête québécoise sur l’activité physique et la santé de 1998, il
y a une diminution remarquable du pourcentage de personnes actives
chez les québécois de 65 ans et plus (55% en 1993 par rapport à 37%
en 1998). Celte
réalité risque d’entraîner des conséquences majeures sur l’état
général de santé de la population vieillissante. Par ailleurs, un
avis du Comité scientifique de KinoQuébec en 1999 mentionne que
l’activité physique est l’un des meilleurs moyens d’améliorer la
mobilité et l’autonomie des personnes âgées.
Depuis fin 2003, Loisir et
Sport Montérégie, en collaboration avec la Table régionale des aînés
de la Montérégie (TRAM),
la Direction de la santé publique, Kino-Cuébec, le CLCS du Havre, le
Service des loisirs de Sorel-Tracy et la Fadoq, réalise un projet
pilote intitulé «
Des aînés qui
bougent »,
projet qui a pour objectif
de supporter la création d’environnements facilitant la pratique de
l’activité physique chez les aînés des milieux urbain et rural du
territoire du CLSC du Havre dans la MRC du Bas-Richelieu.
Ce territoire fut choisi
pour deux raisons d’une part, le caractère vieillissant de
sa
population, avec 16,2% des personnes vivant sur le territoire du
CLSC du Havre qui sont âgées de 65 ans et plus, comparativement à
11,4% pour l’ensemble de la Montérégie et 13% pour l’ensemble du
Québec et d’autre part, en raison de l’accueil favorable reçu par le
projet par les instances et organismes du territoire.
Objectifs du projet
Objectifs généraux
-
Développer des
environnements sécuritaires et propices à la pratique d’activités
physiques et de loisir;
-
Inciter les communautés
locales à se préoccuper de la clientèle des aînés dans leur
programmation en loisir;
-
Augmenter la pratique
d’activités physiques et de loisir chez les aînés;
-
Améliorer la qualité de
vie des aines.
Objectifs
spécifiques
-
Tracer le portrait de
l’organisation du loisir pour les aînés résidant en milieux urbain
et rural;
-
Identifier
les besoins des aînés en matière d’activités physiques et de
loisir;
-
Mobiliser les
partenaires et les inviter à penser et à agir en concertation pour
le mieux-être des aînés;
-
Promouvoir le loisir
actif chez les aînés
-
Augmenter de façon
significative l’offre
en matière d’activités physiques et de loisir pour les aînés
ciblés du territoire du CLSC du Havre;
-
Identifier des
indicateurs de succès en matière d’intervention en loisir actif
chez les aînés.
Recommandations du comité de coordination au projet
1 - Promouvoir l’activité physique auprès des aînés du territoire
Diffuser de l’information concernant
l’activité physique et ses effets sur certains problèmes de santé.
Diffuser de l’information sur les
activités physiques offertes aux aînés et sur les installations
disponibles;
Adapter les outils de promotion de l’activité
physique pour rejoindre les deux types de participants (solitaires
et sociables>.
Privilégier le contact personnel surtout pour les
nouveaux arrivants et les personnes plus solitaires.
2 - Assurer l’accès et le développement de
programmes visant la pratique régulière de l’activité physique.
- Favoriser le développement d’une
programmation diversifiée répondant aux besoins de la clientèle
* Développer des Clubs de marche adaptés à la clientèle des aînés
(liberté de participation, rythme adapté à leur niveau, horaire)
* Privilégier l’embauche de moniteurs compétents plutôt que l’achat
de matériel.
- Adapter l’horaire des activités et les
heures de disponibilité des installations en fonction des besoins
des aînés;
• Dans la planification des activités physiques organisées, il
importe de se rappeler que bon nombre d’aînés sont plus en forme le
matin et en après-midi, qu’en soirée. Les premières plages horaires
de la journée (débutant à 9h30) devraient donc Atm privilégiées et
réservées aux aînés.
* Réviser les frais d’inscription aux
activités physiques et les Irais d’accès aux environnements de
pratique en tenant compte de la situation financière des aînés;
• Le coût pour pratiquer certaines activités physiques (c’est là une
contrainte importante pour plusieurs personnes); l’abonnement à
payer pour s inscrire a un centre sportif s avere un facteur
dissuasif de taille.
• L’utilisation des installations et les activités sont plus
coûteuses en milieu rural surtout si on utilise les installations de
la ville où il faut payer un tarif de non-résident.
* S’assurer de
la disponibilité d’un système de transport efficace et à coûts
abordables pour se rendre ou lieu de pratique.
• Le transport pour se rendre à l’endroit pour pratiquer l’activité
physique. Bon nombre d’aînés n’ont pas l’usage d’une voiture et
doivent donc compter sur les transports en commun ou spécialisés,
avec les contraintes de temps, de coût et d’accessibilité, les
risques et les difficultés que l’on peut imaginer. Ce problème a été
soulevé par plusieurs aînés mois le problème semble présent en
milieu rural.
3. Améliorer l’accès et le développement d’environnements
sécuritaires favorisant la pratique régulière de l’activité
physique.
- Inspecter les lieux de pratique d’activités
physiques et si nécessaire, s’assurer que des correctifs seront
apportés afin de les rendre sécuritaires (exemple largeur des
marches des escaliers, épandage de sable sur les trottoirs l’hiver,
éclairage adéquat à extérieur comme à l’intérieur, nettoyage et
entretien des surfaces de pratiques, des sentiers pour la marche et
des pistes cyclables, etc);
• On doit se préoccuper, dans le
cadre d’activités organisées, d’assurer l’entière sécurité des
participants (trottoirs dégagés, pistes cyclables en bon état,
sentiers de promenade nettoyés, absence de trafic, etc.).
- Développer ou supporter la mise en place
d’infrastructures adoptées aux besoins des aînés en favorisant la
pratique sécuritaire d’activités physiques (exemple: pistes et
bandes cyclables, supports à vélos, sentiers pédestres, porcs, plans
d’eau, gymnases, patinoires sans bandes, etc)
• Certaines régions semblent moins pourvues que d’autres en matière
d’organismes de sports et loisirs et de lieux propices à l’activité
physique. Si la région de Sorel-Tracy dispose d’un réseau de pistes
cyclables ou de marche, les milieux ruraux quant à eux, sont moins
bien pourvus. Plusieurs doivent donc se rendre dons une ville
voisine si elles désirent suivre un cours ou s’adonner, en toute
sécurité, à des activités telles que la marche ou le vélo.
Conclure des ententes de collaboration entre
les organismes locaux (exemple prêt de locaux, installations au
équipements entre les milieux municipaux, communautaires et
scolaires).
Favoriser l’accessibilité aux lieux de
pratique aux personnes à mobilité réduite.
4. Favoriser les échanges intersectoriels locaux et régionaux
afin d’augmenter la pratique de l’activité physique auprès des
aînés.
Mettre en place une structure locale d’échange
entre les organismes concernes.
Organiser une table de concertation dans les municipalités
permettant de coordonner toutes les activités organisées par les
différents organismes, et ainsi, d’éviter toute répétition au tout
conflit d’horaire.
Organiser une table de concertation permettant un brassage d’idées
et la proposition de nouvelles activités, parfois inédites.
Source Joëlle Jetté,
conseillère en loisir
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