(Jean Doyon, 18 août 2010) -
Tout baignait dans l'huile pour
le DG du GCI environnement,
Christian Deschênes jusqu'à cet
après-midi alors que son
entraîneur-chef, fraîchement
nommé, Martin Lacroix, lui
faisait part d'un revirement de
situation plutôt inusité.
En
fait, c'est suite à une tragique
histoire survenue en France au
cours du dernier week-end, qui
aura une incidence sur le cours
des choses ici.
Alain Vogin (à droite),
le nouvel entraîneur-chef des
Ducs D'Angers, équipe de la
ligue Magnus (Élite) en France,
un québécois d'origine, mais
naturalisé Français, s'est
enlevé la vie samedi dernier de
façon tragique, une journée
avant le début du camp
d'entraînement de l'équipe
française.
N'ayant personne sur la
patinoire pouvant diriger un
entraînement, puisque que
l'entraîneur adjoint n'avait pas
encore été nommé, la direction
de l'équipe française s'est
tournée en désespoir de cause,
vers la seule personne en qui
elle avait confiance, c'est à
dire, Martin Lacroix pour lui
demander de revenir sur sa
décision, celle de quitter la
France pour diriger le GCI de
Sorel-Tracy, et de revenir à
Angers, mais à titre
d'entraîneur-chef.
Acceptant l'offre de l'équipe
de retourner à Angers dans la
cohue, Lacroix s'est dit tout de
même
très ébranlé lorsqu'il a appris
la mort de son ami.
« Lorsque
j'ai quitté Angers, j'avais aidé
Alain Vogin à préparer l'équipe
pour la saison prochaine, et
j'avais même tout préparé pour
son camp d'entraînement. C'est
terrible, je le connaissais
depuis 15 ans, nous avons joué
plusieurs années ensemble, il
avait une femme (Française) et
un bébé de neuf mois. »,
expliquait-il avec émotions. «
L'équipe n'avait pas encore
trouvé d'entraîneur adjoint.
J'arriverai en France jeudi et
ce sera directement aux
funérailles d'Alain, ce ne sera
pas évident ! »,
complétait-il avec chagrin.
Cependant, il s'agit d'une
opportunité en OR pour Lacroix
et même un avancement pour sa
carrière puisqu'il deviendra
entraîneur-chef de cette équipe
de la ligue Magnus, l'équivalent
de la LNH en France, toute
proportion gardée.
« Je
suis désolé pour l'organisation
du GCI, les gars travaillent
tellement fort, je les remercie
d'avoir pensé à moi, mais
Christian a accepté ma décision
avec beaucoup de classe et de
compréhension. Je suis désolé
aussi pour les partisans
sorelois, on venait à peine de
m'annoncer partout, mais je ne
pouvais faire autrement, c'est
un cas de force majeure, c'est
une tragédie pour l'équipe
là-bas. », concluait
Martin Lacroix.
Deschênes très déçu
Alors qu'il croyait la
question des entraîneurs réglée
depuis longtemps, et se croyant
en mesure de régler d'autres
dossiers importants, voilà qu'il
doit faire deux pas en arrière
et reprendre ses recherches et
les négociations d'usage, à ce
niveau.
« Même
si toute cette histoire survient
trois semaines avant le camp
d'entraînement, trois semaines
c'est court pour trouver un bon
entraîneur-chef selon les
critères que je demandais.
J'avais la chance d'avoir réglé
ce dossier, et de me concentrer
sur autre chose, à la veille du
prochain camp. Ce sera plus
difficile de trouver un
entraîneur parce que plusieurs
d'entre eux ont accepté des
postes ailleurs.»,
expliquait Deschênes la mine
déconfite.
Christian a d'ailleurs fait
l'entrevue mardi soir au Colisée
Cardin, habillé en joueur de
hockey, entre deux séances
d'entraînement du camp de "Mise
en forme" de l'AHMBR, une aide
qu'il avait promise au hockey
mineur.
« Je
vais revoir ma liste de
candidats au cours de la
prochaine semaine, tous les CV,
et mon téléphone sera ouvert.
Daniel Archambault, l'entraîneur
adjoint, aura son mot à dire
aussi. Je n'avais pas vraiment
de plan B, car je croyais que
Martin resterait ici. Je voulais
prendre la semaine pour aider le
hockey mineur, mais je crois que
mon agenda vient subitement de
changer.», concluait-il.
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