Aide financière aux études
« Le gouvernement Charest doit cesser de
faire preuve d'orgueil et rendre aux étudiants les 103 M$ qu'il leur
a enlevés » -Sylvain Simard
Sorel-Tracy, le 18 mars 2005 – Le
député de Richelieu, M. Sylvain Simard, juge inacceptable la récente
proposition du gouvernement libéral de ne réinvestir que 41 des 103
millions $ coupés en bourses d’études. Il presse plutôt le ministre
de l’Éducation d’annoncer dès maintenant la réintégration complète
des sommes dans le prochain budget, de manière à ne pas hypothéquer
l’avenir des jeunes de la région et à calmer la grogne tout à fait
perceptible et compréhensible qui s’élève sur les campus collégiaux
et universitaires.
« Depuis maintenant un an, les étudiants québécois, largement
supportés par la population et les députés du Parti Québécois,
dénoncent la décision insensée et irréfléchie du gouvernement
libéral de les endetter davantage. Ils ont multiplié les rencontres,
organisé des manifestations et aujourd’hui, ils optent massivement
pour la grève parce que le gouvernement refuse de les entendre. Le
ministre de l’Éducation doit arrêter de faire preuve d’orgueil,
reconnaître que son gouvernement a commis une erreur et la corriger.
La solution est simple et s’impose d’elle même », a déclaré le
député.
M. Simard souligne par ailleurs que la proposition préconisée par le
ministre de l’Éducation, soit une remise de dette à la diplomation,
est insuffisante et injuste puisque dans sa forme actuelle, elle
n’est destinée qu’à une faible minorité d’étudiants. En effet, seuls
les étudiants inscrits en technique ou au baccalauréat ayant reçu le
prêt maximal tout au long de leur cheminement scolaire seraient
admissibles au programme qu’a imaginé le ministre. Les étudiants en
formation professionnelle, au cégep général, à la maîtrise et au
doctorat en seraient donc exclus et verraient leur endettement
pleinement maintenu. Il en serait de même pour les étudiants dont
les besoins financiers se sont beaucoup accrus d’une année à
l’autre, par exemple en raison de l’arrivée d’un enfant ou de
l’incapacité des parents de les soutenir après une perte d’emploi.
« C’est assez ironique : tout en se disant sensible à la
problématique de l’endettement étudiant dont son gouvernement est
d’ailleurs largement responsable, le ministre ne propose pas
vraiment d’y remédier. La solution qu’il propose est discriminatoire
à l’endroit de milliers d’étudiants dans le besoin. Aux jeunes qui
souhaitent poursuivre des études supérieures, il dit en quelque
sorte : allez travailler ou alors ne comptez pas sur notre aide! »,
s’est indigné le député.
Sylvain Rochon, attaché politique