Vingt ans
après son père Jean-Paul
Jean-Pierre
Chalifoux est nommé Grand bâtisseur
par Patrick Turgeon - Journal Les 2 Rives - «Collaboration spéciale»
Vingt ans après son
père Jean-Paul, c'était au tour de Jean-Pierre Chalifoux de
monter sur scène, samedi soir, pour recevoir le prix du Grand
bâtisseur 2005 du journal Les 2 rives à l'occasion du 20e
Gala
du mérite économique tenu devant plus de 550 convives, au Cégep de
Sorel-Tracy. Une grande célébration lors de laquelle les
organisateurs n'avaient ménagé aucun effort pour célébrer
l'excellence des intervenants du monde des affaires et les 20 ans de
ce gala activé d'une flamme, faisant dire à ceux qui l'animent
depuis 1985 : mission accomplie!
Visiblement ému de l'honneur qu'il venait de recevoir des mains du
directeur général des 2 rives, Pierre Plante, le propriétaire de la
Laiterie Chalifoux, a profité de la tribune qui lui était offerte
pour lancer un message d'espoir à tous les gens présents à cette
soirée. "Pour réussir en affaires, il faut y croire, avoir la
passion pour son métier et pouvoir compter sur le soutien de la
population", a-t-il avoué, tout en espérant voir son petit-fils
poursuivre la même voie que lui et son père Jean-Paul. Une réussite
remarquable et exceptionnelle obtenue depuis plusieurs décennies par
les Chalifoux dans le secteur du lait et des fromages.
Tout au long de cette soirée, on a rendu hommage à des dizaines de
gens qui croient et qui
s'impliquent dans leur milieu. Ceux qui font la fierté de la région
par la qualité de leur travail. On a aussi applaudi tous ceux qui
ont mis en œuvre la recherche de l'excellence. "Il faut penser
région, penser passion pour que tout s'enflamme tel un rêve doux, un
rêve fou. Un rêve...", a lancé avec charisme Serge Péloquin, le
concepteur artistique de cette soirée, à l'intérieur d'un vidéo
présentant ceux qui ont provoqué le changement au fil des ans. Puis,
il a ajouté : la première richesse d'une région, c'est ce qu'elle
est. Il faut célébrer ce que nous sommes. Ensemble, tout devient
possible et nécessaire", a-t-il déclaré.
Ce vidéo d'une qualité d'images exceptionnelles a également rappelé
les raisons de cette grande fête des gens d'affaires, ceux qui l'ont
lancée -Pierre Plante, Daniel Gendron et Normand Bolduc- et
ceux qui ont suivi. On y a aussi inséré certains moments historiques
des galas, notamment le
message
mémorable livré par Lucien L'Espérance, nommé Grand Bâtisseur en
1997, disant haut et fort l'importance de donner une vraie chance
aux jeunes. Car, comme le précise-t-on dans la présentation, le gala
est un instrument de développement. Et que dire des mal-entendus,
remémorés par l'auteur du vidéo, par la démolition du Bureau des
postes.
Les lauréats
Tout comme par les années passées, dix prix Joseph-Simard ont
été remis aux entreprises s'étant les plus distingués en 2004. Les
lauréats sont Marine Richelieu (entrepreneuriat volet nouvelle
entreprise); la Ferme Saint-Ours (Entrepreneuriat volet entreprise
en activité depuis plusieurs années); le Presse Café (commerce de
détail et de distribution); Aqua-détente (entreprise de services);
CNC Tracy (entreprise de production industrielle); le Centre
d'interprétation du patrimoine de Sorel (Tourisme); le Festival
nautique du lac Saint-Pierre (Tourisme volet événement); Paysagiste
Saint-Pierre (Jeune entrepreneur); les Comités de développement de
Saint-Aimé/Massueville (Intervenant économique) et le Comptoir
Richelieu (prix de l'Excellence).
"Notre
entreprise, c'est un success story familial et entrepreneurial
depuis 1955. En 2004, ce fut une année de grande évolution pour
l'entreprise. Ce prix, quel beau cadeau pour 50 ans de commerce dans
la région", a dit Sophie Paquin. Outre les prix du Grand bâtisseur,
de l'Excellence et de l'Intervenant économique, deux autres prix
hors catégorie ont été convoités à ce gala. Le prix "Choisir de se
surpasser" de la Chambre de commerce et d'industrie Sorel-Tracy
métropolitain a été remis à Christiane Béland, de QIT Fer et titane,
pour son implication à titre de présidente du Salon de la
technologie industrielle, il y a deux ans.
Enfin, le prix Athéna remis à un enseignant qui a contribué au
développement humain et économique d'une région a été décerné à
André Côté. Celui-ci a enseigné l'écologie au niveau secondaire
jusqu'en 2002. Il a aussi instauré la concentration sciences à
l'école secondaire Fernand-Lefebvre en 2001. "Nous pouvons travaille
à notre métier correctement pour être bien. Si on s'implique, on va
être heureux".
Une bouffée d'air frais
Le président d'honneur de ce 20e gala, l'homme d'affaires
sorelois Roger Bibeau, a également précisé en début de soirée que
cet événement, qu'il a qualifié de soirée de haute qualité, est
comme une bouffée d'air frais venant confirmer publiquement le
talent et le génie inventif des gens du milieu.
Tous
doivent continuer de travailler de concert pour nous permettre de
replacer la communauté dans la position de leader économique
québécois. "Pour réussir, il faut arrêter de regarder le voisin,
faire un plan de match, le suivre et avoir du plaisir. On trouvera
le chemin de la prospérité", a-t-il dit, tout en reconnaissant
l'importance du développement durable et à l'investissement humain.
Pour sa part, le président du conseil d'administration du gala,
Jean-Pierre Letarte, a rappelé que pour un événement annuel, 20 ans,
c'est la confirmation de la solidité. C'est la preuve qu'au fil des
ans, les différents organisateurs ont su tirer partie positivement
de toutes les situations, qui pour notre région, furent nombreuses
et combien diversifiées. "Pour ce 20e Gala du mérité économique,
nous y retrouvons une forte tendance au renouveau et à la jeunesse.
La ville va mieux, la construction se porte bien et il n'y a presque
plus de maisons à vendre. On a le vent dans les voiles et il souffle
du bon côté. Ne reste plus qu'en faire un succès".
Aussi :
Les gagnants du 20e Gala du Mérite Économique, en images
Photos de Philippe Manning :
http://www.studiomanning.com/web_clients/gala_2005/