Les deux acolytes de Landry
ébranlés
Morin et Simard tournent la page…
par Joey Olivier - Journal
L'annonceur - «collaboration spéciale»
C’est un secret de polichinelle, Michel Morin, député provincial de
Nicolet-Yamaska et Sylvain Simard, député de Richelieu, sont deux
amis personnels de Bernard Landry, en plus de le supporter
politiquement. Malgré le départ de leur chef, les deux hommes
semblent tourner la page.
Morin : il demeure en politique
Rejoint par téléphone, le whip en chef du PQ a tenu à souligner que
la décision de Landry était la bonne : « Je pense qu’il a pris la
bonne décision. Avec 76 % des appuis, on l’aurait accusé de
s’accrocher. Dans mon cœur et dans ma tête, il demeure un grand chef
d’État. On a tout fait, notamment avec Sylvain Simard, pour qu’il
ait plus de 80 % des votes, mais… », a déclaré Michel Morin. Bien
qu’il était près de Landry, Morin n’a jamais remis en question sa
propre carrière politique : « Pas du tout, c’est la cause qui est
importante et Bernard sera encore impliqué dans la promotion de la
souveraineté », a-t-il ajouté. Quant à la course à la chefferie,
Michel Morin a dû mettre son chapeau de whip à quelques occasions
pour freiner les ambitions de ses collègues : « Étant donné que je
suis whip, je me suis donné le droit de réserve quant au futur chef
du PQ. Je dois être un rassembleur pour préparer sa venue. J’ai dû
intervenir à deux ou trois reprises au sein du parti pour dire aux
députés que la course n’était pas commencée. Après tout, nos
objectifs sont de battre les libéraux et réaliser la souveraineté »,
a conclu Michel Morin.
Simard : d’hommage en hommage
Au lendemain de la démission de son chef et ami, Sylvain Simard a
été de toutes les tribunes afin de lui rendre hommage. Le plus
vibrant hommage a sans doute été celui qu’il a livré, le 7 juin
dernier, à l’Assemblée nationale : « Bernard, ton rôle sera
maintenant différent puisqu'un sort injuste en a ainsi voulu. Je
veux te le dire avec sérénité: Sois prêt pour les étapes ultimes du
combat qui est le nôtre. Toi qui as tant contribué à construire
l'économie québécoise, à bâtir ce Québec moderne dont nous sommes si
fiers, qui a imposé ta marque indélébile sur la démocratie
québécoise, tu seras, j'en suis certain, le premier combattant à
nous conduire dans ce pays magnifique vers lequel, selon les vers de
Miron, tu n'as jamais cessé de voyager. À bientôt, M. Landry. Au
revoir, Bernard. » a conclu Sylvain Simard devant ses collègues de
l’Assemblée nationale.
par Joey Olivier - Journal
L'annonceur - «collaboration spéciale»
Joey Olivier