La MRC du Bas-Richelieu signe une
entente avec les producteurs agricoles
La saga judiciaire sur la piste cyclable est
terminée pour 60 ans !
par Joey Olivier - Journal
L'annonceur - «collaboration spéciale»
C’est le lundi 13 juin dernier, lors d’une assemblée spéciale du
conseil des maires, que la MRC du Bas-Richelieu, a conclu une
entente hors-cour avec les neufs producteurs agricoles qui
s’opposaient
au passage de la piste cyclable sur leurs terres. Cette
signature met fin à une saga judiciaire qui a amené les deux parties
devant la Cour suprême du Canada qui avait rendu une décision en
faveur de la MRC quant à leur droit acquis sur l’ancienne emprise
ferroviaire du CN.
La MRC pourra alors envisager de relier la piste cyclable jusqu’à la
MRC de Nicolet-Yamaska. Ce jour est cependant encore lointain
puisque la MRC est présentement sur le point de présenter un appel
d’offres sous peu pour l’asphaltage de la piste de Sorel-Tracy au
rang Picoudi, à Saint-Robert. Ironie du sort, une mésentente avec un
entrepreneur ralentit le processus de l’appel d’offres. Quant au
préfet de la MRC, Olivar Gravel, il a qualifié cette entente comme
étant un moment historique pour la région : « Malgré le litige qui
nous a opposés aux producteurs, le conseil des maires est satisfait
qu’on arrive enfin à une solution commune.
C’est une date historique pour le
Bas-Richelieu ! Il ne manque qu’à trouver le financement pour
prolonger la piste jusqu’à St-Gérard Magella », a déclaré M. Gravel
au représentant de L’annonceur quelques secondes après la signature
de l’entente. Pour l’instant, M. Gravel a fait savoir que les coûts
reliés à l’asphaltage de la piste reliant Sorel-Tracy au rang
Picoudi représentent un investissement pouvant atteindre entre 300
000 $ et 400 000 $. L’objectif ultime de la MRC est de traverser son
territoire en entier par voie cyclable pour faire partie d’un réseau
de cyclotourisme intéressant. Le préfet a cependant souligné que cet
objectif est très loin d’être atteint dû au financement du projet.
Pour passer à autre chose
Quant au maire de Sorel-Tracy, Marcel Robert, il affirme qu’avec cet
accord, la relation entre les ruraux et les citadins pourra être
moins tendue : « C’est très positif et je pense que l’on en arrive à
la solution idéale. Cette solution ressemble beaucoup à la solution
d’il y a deux ans –avant d’entreprendre les procédures en cour —,
mais c’est le dénouement final qui est important. Cette entente nous
permettra de finir la piste cyclable dans un temps X », a déclaré M.
Robert au lendemain de la signature. Quant au financement de la
partie partant de St-Robert jusqu’à Saint-François-du-lac, le maire
confirme que la MRC est loin d’avoir la coupe aux lèvres : « On ria
voir partout ! On peut maintenant se joindre au programme de la
route verte et profiter du potentiel récréotouristique de celle-ci
», a-t-il ajouté.
Une entente valide pour 60 ans
Dans la convention signée de la main des neufs producteurs agricoles
(Mario Salvas, Louis R. Joyal, Roch Mondou, Réal Mondou, Albert
Provost, Thérèse Ménard, Jacques Joyal, Sylvain Joyal et Charles
Lachapelle), on peut y lire que le présent bail est valide pour les
soixante ans. Plusieurs points sont clairement indiqués dans cette
entente. Par exemple, la MRC permet la déviation de la piste
cyclable sur plusieurs lots afin de permettre aux producteurs
d’exploiter les tronçons de l’emprise ferroviaire passant en
diagonale de leurs terres. Questionnés sur le sujet, les producteurs
agricoles ont confirmé au signataire de ce texte que ce point
satisfait tous les producteurs touchés. C’est que le passage, en
diagonale, de l’emprise ferroviaire sur les terres des agriculteurs
privait ceux-ci d’exploiter pleinement leur terre. En ce qui
concerne les traverses, elles sont limitées à une par producteurs et
elles seront identifiées clairement pour que les cyclistes puissent
bien identifier les voies de passages pour la machinerie agricole.
Le partage des coûts
Le partage des coûts généraux, c’est-à-dire la construction de la
piste et les déviations, ils seront évidemment assumés par la MRC du
Bas-Richelieu. Quant aux coûts particuliers, l’entretien des
clôtures érigées le long de la piste et l’entretien des fossés sera
assumé par la MRC. Quant aux autres coûts (drainages, tuyaux, etc.),
reliés à la construction de la piste, ils seront assumés par la MRC.
Joey Olivier