Taxe fédérale sur l’essence et
Infrastructures
Les municipalités attendent toujours
par François Beaudreau - Journal
L'annonceur - «collaboration spéciale»
Le gouvernement fédéral décidait, le
1er février 2005, d'octroyer cinq milliards de dollars aux
municipalités répartis sur cinq ans pour les infrastructures. Alors
que plusieurs provinces ont déjà emboîté le pas, les municipalités
du Québec attendent.
Selon l'intention du ministre de l'Infrastructure et des
Collectivités, John Godfrey, ces fonds sont alloués pour les
infrastructures municipales « écologiquement viables ». Perçus à
même la taxe fédérale sur l'essence, ces fonds serviraient à
améliorer les réseaux d'aqueduc et d'égout, la gestion des déchets
solides ou la réfection des routes.
Déjà, plusieurs provinces se prévalent de cette aide. La part prévue
des municipalités du Québec est de 1,15 milliard de dollars sur cinq
ans dont 138 millions dès cette année.
Québec hésite
Toutefois, le gouvernement du Québec n’a toujours pas signé
l’entente qui permettrait aux municipalités de recevoir leur dû.
Rejoint par téléphone, François Sormany, directeur des
communications de l’Union des Municipalités du Québec (UMQ),
explique : « Nous nous sommes mis d’accord sur la répartition de
l’aide fédérale et nous attendons que ça bouge. Il semble que la
balle soit maintenant dans le camp du gouvernement du Québec. »
Une répartition « per capita »
En mai dernier, l’UMQ a recommandé une répartition « per capita »
des fonds alloués par le gouvernement fédéral. « Ça représente 155 $
par habitant, estime François Sormany. Cette répartition est ajustée
pour les municipalités à plus faible densité de population. »
Selon ce mode de partage, l’ensemble des municipalités situées sur
le territoire de la MRC de Nicolet-Yamaska aurait droit à plus de
3,5 millions de dollars. À elle seule, une ville comme Nicolet
toucherait 1,2 million de dollars tandis que Pierreville,
St-François-du-Lac et St-Léonard d'Aston recevraient chacune plus de
300 000 $.
Des besoins importants
«Les infrastructures coûtent beaucoup d’argent, explique Claude
Biron, maire de Baie-du-Febvre. Nous avons dû prévoir un budget de
deux cent trente huit mille dollars, cette année, pour compléter la
construction de deux rues dans notre municipalité. Bien sûr, cette
somme inclut le pavage, les égouts et les travaux d’aqueduc. Mais
plusieurs municipalités ont accumulé du retard pour mettre leurs
infrastructures à niveau. Elles auront à faire face à une crise
importante. »