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samedi 29 janvier 2005

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Politique régionale en bref
Par Joey Olivier - Journal L'annonceur

29 janvier 2005 - De retour de vacances, les élus ont repris du service au cours de la semaine dernière. Voici, en bref, ce qu’ils ont fait et dit depuis ce retour au travail.

De Nicolet à Sorel-Tracy, les députés revendiquent plus d’argent pour les Carrefours Jeunesse-emploi

C’est par voie de communiqué que le député de Nicolet-Yamaska, Michel Morin, et le député de Richelieu, Sylvain Simard, ont appuyé la démarche des Carrefours Jeunesse-emploi (CJE) dans les deux comtés respectifs.  « Le ministre Bécahard doit agir. Il ne peut se contenter de lancer des fleurs aux CJE sans leur donner les moyens financiers pour continuer l’excellent travail qu’ils font auprès des jeunes. Les intentions du ministre d’aider les jeunes les plus démunis doivent se traduire par des actions concrètes lors du prochain budget », ont souligné les deux députés. Rappelons que les CJE sont des organismes communautaires présents partout au Québec et qui ont pour mandat d’accompagner et de guider les jeunes adultes de 16 à 35 ans dans leurs démarches d’insertion sociale et économique.

En les accompagnant dans leur cheminement vers l’emploi ou vers un retour aux études ou dans le démarrage d’une petite entreprise, les services et activités des carrefours visent l’amélioration des conditions de vie générales des jeunes. C'est en 1983 que fut fondé le premier carrefour jeunesse-emploi du Québec (CJE), en Outaouais, une région qui, à l'époque, était touchée par le plus important taux de chômage et de décrochage scolaire chez les jeunes au Québec. À l’heure, le réseau compte 107 CJE à travers la province. « Depuis le début du mandat libéral, les jeunes du Québec ont perdu plusieurs acquis et se sont appauvris de plusieurs centaines de millions de dollars, notamment en matière d’éducation. Il serait temps que ce gouvernement s’amende, qu’il démontre qu’il a à cœur l’intérêt de la jeunesse québécoise et qu’il lui envoie enfin un premier signal positif », ont conclu Michel Morin et Sylvain Simard. 

Manifestation pour garder la prison à Sorel-Tracy

C’est le 19 janvier dernier que Le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ) et le Parti Québécois ont manifesté afin de dénoncer l’orientation du gouvernement libéral qui s’apprête à doter les services correctionnels de la province d’un mode de gestion en partenariat public privé. Les intervenants soutiennent que le manque de places au sein de certains établissements de détention existants est un faux prétexte et ne justifie aucunement l’appel à des entreprises privées (américaines), a déclaré le président national du SAPSCQ, M. Michel Hubert, qui prône plutôt l’utilisation d’établissements de détention fédéraux (sous utilisés au Québec) comme par le passé (1990) et/ou la rénovation des centres existants.

Quant à Sylvain Simard, il soutient que l’entreprise privée et la justice ne sont pas compatibles : «  La moyenne des économies permises par le secteur privé dans le domaine carcéral se situe autour de 1 %, la plupart obtenues grâce à une réduction des coûts de la main d’œuvre. Si les Américains n’ont pas réussi à économiser grâce aux PPP, il serait étonnant que ce gouvernement, tel qu’on le connaît, réussisse à faire mieux », a affirmé le député de Richelieu et critique de l’opposition officielle en matière de réorganisation de l’État, de la Fonction publique et du Conseil du trésor, M. Sylvain Simard. « Depuis des semaines, des criminologues, des retraités de haut rang des services correctionnels, des intervenants en réhabilitation et les agents des services correctionnels se sont prononcés contre le projet du gouvernement. Plutôt que de crier haut et fort qu’il a raison envers et contre tous, le ministre de la Sécurité publique devrait tenir un débat public en commission parlementaire avant de dépenser 100 millions de dollars de fonds publics dans la construction d’un tel établissement et d’engager les générations futures dans cette aventure plus que douteuse », a ajouté le député de Borduas et porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique, Jean-Pierre Charbonneau.

Michel Morin fait une proposition à Jean Charest…

« Depuis trop longtemps, nous entendons parler d’un manque criant de ressources financières à l’intérieur du réseau d’écoles publiques, particulièrement au niveau des écoles primaires, et des différents services connexes à ce réseau, que ce soit au niveau des services spécialisés, des services de garde, du simple renouvellement du matériel scolaire ou encore des activités parascolaires » a déclaré Michel Morin.

Le député de Nicolet-Yamaska a profité de la controverse sur le financement des écoles juives de Montréal pour suggérer au premier ministre d’investir les 10 millions prévus à cet effet pour l’ensemble des écoles publiques québécoises. « La société québécoise est une société ouverte à la différence et à l’intégration de toutes les cultures présentes au Québec. Je vois mal comment le gouvernement Charest ait pu croire à un rapprochement des communautés en finançant des écoles qui mettent l’accent sur ce qui les distingue de la majorité québécoise et non sur ce qui les rapproche. Il apparaît évident qu’il y avait un lien direct entre le financement du PLQ par la communauté juive et cette décision inexplicable. » a conclu Michel Morin. 

Louis Plamondon croit que le gouvernement minoritaire tiendra la route en 2005

« Tout me porte à croire que le gouvernement ne voudra pas aller en élection, car les libéraux sont encore à 33% dans les sondages. De plus, l’enquête Gomery devra se terminer avant d’aller en élection, » a déclaré Louis Plamondon, député fédéral de Richelieu pour le Bloc Québécois en entrevue téléphonique. Invité à commenter sur les enjeux de 2005, le député a énuméré les dossiers importants pour le comté : « Nous avons l’appui du Nouveau parti démocratique (NPD) pour le projet de loi qui placerait les employés des entreprises en faillite comme créanciers prioritaires, ce qui serait bénéfique pour la récupération du fonds de pension pour les travailleurs d’Atlas par exemple. L’agriculture, avec le dossier de la vache folle, sera également très importante pour les producteurs d’ici. La modification de l’assurance-chômage sera également une priorité puisque les surplus dégagés par cette caisse vont encore dans le remboursement de la dette et ils ne reviennent pas aux chômeurs, » a-t-il expliqué.

 

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