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lundi 17 janvier 2005

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Le contexte préhospitalier en région, c’est aussi composer avec les contraintes financières…
Par Joey Olivier - Journal L'annonceur 

Le contexte de travail pour les ambulanciers dans des régions comme le Bas-Richelieu, le Bas-St-François et Nicolet-Bécancour est très différent en comparaison avec les régions où les budgets accordés pour les services préhospitaliers sont plus élevés. «  À Montréal, il y a évidemment un bassin important de population. Ils font environ 200 000 transports par année tandis qu’ici, c’est entre 4000 et 5000 interventions par années, » a mentionné le directeur des ressources humaines pour Ambulance Richelieu, Claude Lemay. 

C’est qu’en région, le nombre d’ambulances en service est déterminé par L’Agence de développement régional de santé et des services sociaux et le ministère de la Santé du Québec. « Ambulance Richelieu est une compagnie privée qui doit répondre aux deux organismes gouvernementaux. Pour déterminer le nombre d’ambulances en service, ils analysent le nombre d’appels que nous avons reçu l’année précédente en décortiquant chaque 24 heures de service. Ensuite, nous devons organiser nos effectifs en conséquence, » a expliqué M. Lemay. Cette méthode pose cependant un problème puisqu’il y a toujours des journées impondérables. Une de ces journées a été celle de l’accident mortel survenu le 17 août dernier à l’angle des boulevards Fiset et Poliquin. Les deux ambulances qui s’étaient déplacées sur place étaient de l’extérieur et cette situation avait soulevé l’indignation de la population.

À l’heure actuelle, lorsque les trois ambulances en service dans le Bas-Richelieu durant la journée sont occupées, la répartitrice doit suivre un protocole de « séquence de relève ». Cette séquence signifie que la répartitrice doit contacter des ambulances de l’extérieur, dont la première est à Pierreville. Il faut cependant noter que Pierreville a une ambulance en service alors il se peut qu’eux-mêmes doivent ensuite demander de l’aide à une autre centrale. Ce système comprend neuf étapes séquentielles afin d’éviter le manque de véhicules. Mais ce système d’évaluation, d’une part, et de séquence de relève, d’autre part, est loin d’être parfait : « Le problème avec ce système est qu’une journée donnée, il peut y avoir seulement deux appels alors que le lendemain, il y aura six appels en même temps. Il est évidemment impensable de mettre six ambulances en service pour le territoire, » a admis Claude Lemay. Rappelons qu’Ambulance Richelieu dispose de cinq véhicules et emploie 18 ambulanciers à temps pleins et 25 à temps partiel. 

Des séquences de relèves fréquentes

Lors du reportage dans l’ambulance 296, durant le transfert d’une patiente vers Montréal, Jacques a fait remarquer au représentant de L’annonceur qu’il était fréquent que les camions soient tous mobilisés. « En ce moment, nous sommes en direction de Montréal et les deux autres camions sont sur des appels. Si jamais il y a un autre appel, la répartitrice devra appeler l’ambulance de Pierreville. C’est le système qui est fait comme cela et il y a toujours un 5% dans l’évaluation des appels selon l’année précédente qui demeure impondérable, » a fait savoir Jacques Sévigny. 

Le débat des 7-14

En région, il existe des quarts de travail appelés les 7 -14 qui ne sont plus pratiqués à Sorel-Tracy, mais encore pour le secteur de Pierreville qui relève de la région administrative de la Mauricie. Un 7-14 consiste, pour les ambulanciers, à être en service durant 7 jours, 24 heures sur 24. Les deux partenaires sont alors munis d’un téléavertisseur et le chauffeur est celui qui est responsable du véhicule. Les deux ambulanciers peuvent cependant vaquer à leurs occupations et la répartitrice contacte directement les ambulanciers par téléavertisseur ou radio. À partir de ce moment, les ambulanciers doivent s’habiller, se réveiller si c’est la nuit et l’ambulancier qui conduit le véhicule va prendre son partenaire chez lui. Force est constater que cette méthode prolonge inévitablement le délai de réponse. Cette méthode a été décriée par les syndicats d’ambulanciers et il n’y a plus de 7 -14 chez Ambulance Richelieu, comme dans la majorité des régions. Encore là, l’argent était la cause de cette pratique puisque pour 168 heures de services, les ambulanciers étaient rémunérés pour 80 heures, ce qui s’avère être moins coûteux qu’une équipe d’ambulanciers payée à temps régulier.

 

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