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Mise à Jour : 
samedi 26 février 2005

Michel Morin déplore le remaniement ministériel qui risque de retarder plusieurs dossiers municipaux
Par Joey Olivier - Journal L'annonceur


Le récent remaniement ministériel du gouvernement de Jean Charest risque de retarder plusieurs dossiers, dont plusieurs projets reliés aux infrastructures dans plusieurs municipalités du comté.
« Il y avait une dizaine de projets reliés à la réfection des infrastructures sur le bureau du ministre Fournier. Qu’est-ce qui arrivera maintenant? Cela ne signifie pas que le gouvernement réponde non à nos demandes, mais il faudra recommencer le processus avec un autre ministre. De plus, lors de la prochaine session parlementaire prévue pour le 8 mars, aucun ministre ne répondra convenablement à nos questions, car ils viennent tout juste d’arriver. Ce remaniement signifie une demi-année de perdue ! » a expliqué Michel Morin, député de Nicolet-Yamaska et whip en chef de l’opposition officielle.

Selon Morin, le gouvernement vieilli mal
« Au départ, ce remaniement est symbolique d’un gouvernement qui vieillit rapidement et qui vieillit mal. Lorsque tu remplaces 80% des ministres de ton cabinet après deux ans, il y a un problème! Le départ de Séguin est également la preuve absolue que le fédéralisme est un échec. C’est Séguin qui devait s’occuper du déséquilibre fiscal et il était prêt à se battre pour le Québec, mais pas Charest, » a déclaré Michel Morin au représentant de L’annonceur.

Séguin est bienvenu au PQ
Quant à l’ancien ministre des Finances, Yves Séguin, il semble être le bienvenu au PQ : « Je le verrais très bien chez nous, car la position de Séguin se rapproche beaucoup de la nôtre sur la question du déséquilibre fiscal, » a ajouté M. Morin. Quant à savoir si Séguin pourrait être un bon chef ou futur premier ministre, Michel Morin a refusé de se prononcer tout en spécifiant qu’il se range toujours derrière l’actuel chef, Bernard Landry.

Dossier Wal-Mart : le monsieur n’est pas content!
La fermeture du Wal-Mart de Jonquière, quelques mois à peine après que ses employés aient obtenu une accréditation syndicale, a soulevé l’indignation dans la population et dans le PQ. Michel Morin n’est pas demeuré indifférent : « Je n’ai jamais acheté là et je n’irais pas. Je ne peux pas croire que dans un pays démocratique, une compagnie utilise la peur. Je comprends les gens qui ont besoin de travailler, mais ce type de commerce « saigne » les municipalités, leurs commerces et les entreprises dans les villes et villages d’ici. Le meilleur moyen de revitaliser nos régions demeure de favoriser l’achat local. Le Code du travail est pourtant clair : lorsque l’entreprise a établi ses magasins au Québec, elle était bien au fait qu’il permettait le droit d’association. Wal-Mart manque d’éthique sociale en bafouant ainsi la loi québécoise. Avec cette attitude immorale, c’est à se demander si cette multinationale prend les Québécois pour un peuple de colonisés? » a conclu Michel Morin.  

Joey Olivier

 

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