Négociations dans le secteur public
« La présidente du Conseil du trésor a choisi
la confrontation »
–
Sylvain Simard
Québec, le mercredi 9 février 2005
– Le député de Richelieu et porte-parole de l'opposition officielle
en matière de Conseil du trésor, fonction publique et réorganisation
de l’État, M. Sylvain Simard, dénonce l’attitude de la présidente du
Conseil du trésor, Mme Monique Jérôme-Forget, dans le dossier du
renouvellement des conventions collectives des employés de l’État.
« Après deux années d’inertie et devant les moyens de pression qui
s’amorcent, jeter de l’huile sur le feu n’était certainement pas une
action appropriée », a déclaré le député à la suite des propos tenus
ce matin par Mme Jérôme-Forget.
Constatant elle-même l’absence de progrès aux tables
de négociation, la présidente du Conseil du trésor s’est justifiée
en invoquant les nombreuses rencontres patronales-syndicales qui ont
eu lieu au cours de la dernière année. « Mme Jérôme-Forget ne
bernera personne! Pour que des progrès surviennent, il faudrait
d’abord que les négociateurs gouvernementaux aient reçu le mandat de
régler, ce qui n’est pas le cas en ce moment », a dénoncé M. Simard.
En réplique à Mme Jérôme-Forget, qui prétend que le
gouvernement ne remet pas en cause la sécurité d’emploi, M. Simard
exige des éclaircissements. « Le gouvernement demande plus de
mobilité à ses employés, il faudrait dès lors que la présidente du
Conseil du trésor précise si des travailleurs du secteur public
pourraient être contraints d’accepter un transfert vers l’entreprise
privée », a souligné le porte-parole.
Sur le règlement du dossier de l’équité salariale, la
présidente du Conseil du trésor reconnaît timidement qu’il ne s’agit
pas d’une négociation, mais bien d’un correctif à apporter au niveau
salarial de plusieurs corps d’emploi à prédominance féminine.
Soulignant que cet exercice doit être effectué sur des bases
objectives, M. Simard réitère que les sommes qui y sont rattachées
ne devraient pas être fondues à l’intérieur de l’enveloppe réservée
aux conventions collectives. « Si la présidente du Conseil du trésor
reconnaît le principe de l’équité salariale, elle doit immédiatement
dissocier ce dossier de la négociation des conventions collectives.
Selon la stratégie actuelle du Conseil du trésor, toute somme
obtenue au titre de l’équité salariale sera déduite des offres
portant sur les conventions collective »,
a conclu le député.
Renée-Claude Boivin