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Conporec se lance en bourse
Dans la foulée, l’entreprise soreloise
acquiert 100 % des actions de Bio Max
Par Sébastien Lacroix - Journal L'annonceur
Conporec, une importante société de gestion des ordures basée à
Sorel-Tracy, s'est inscrite, à la fin juillet, à la Bourse de
croissance TSX de Toronto à la suite de sa fusion avec Capital SLC.
« Cela nous donne une capacité de financement supplémentaire pour
des projets qui demandent
beaucoup
d'argent. Le placement privé de 5 millions $ effectué préalablement
à notre entrée en bourse nous donne un bon coussin. Les actions ne
seront pas mises à la disposition du public pour le moment. Nous
ferons un appel public en cas de besoin tout dépendant de
l'aboutissement des projets. La bourse est un véhicule parmi
plusieurs autres pour se financer », affirme le Président-directeur
général, Monsieur Paul Beaudoin.
Conporec, fondée en 1993, offre des solutions intégrées de gestion
des déchets solides aux municipalités et aux entreprises. Leur
technologie de tri-compostage unique et brevetée, dans plus de 40
pays, permet de valoriser jusqu'à 75 % des ordures ménagères en les
transformant en compost.
En arrivant à l'usine, les sacs verts sont introduits dans le
bioréacteur, le cœur du processus de compostage. La température va y
grimper jusqu'à 60 degrés Celsius transformant les matières
organiques en compost brut par simple fermentation. À sa sortie du
bioréacteur, la matière organique compostée est séparée des résidus
non-compostables et transférés à l'édifice de maturation. Elle y
sera raffinée pendant plusieurs semaines pour atteindre un degré
d'homogénéité et de qualité pour être utilisée afin d'engraisser le
sol. Quant aux matières non-compostables, celles qui sont
récupérables sont recyclées et la matière inorganique restante est
compactée.
À l’avant-garde
Grâce à la présence de l'usine qui traite annuellement 30 000 tonnes
de déchets domestiques par année, la région du Bas-Richelieu est la
seule qui a devancé les objectifs de réduction des ordures ménagères
de l'ordre de 60% établis par le gouvernement pour 2008.
Selon Recyc-Québec, la région de Victoriaville, souvent citée en
exemple, plafonne actuellement à 53 % de l'atteinte des objectifs
avec son approche de collecte à multiples voies. En plus, chacune
des tonnes traitées par Conporec, plutôt qu'enfouies, réduira les
émissions de gaz à effet de serre de 0,74 tonne par année.
Conporec a des pourparlers avec plus d'une quinzaine de MRC du
Québec pour, un jour, rendre les sites d'enfouissements inutiles.
« Les débuts n'ont pas été roses pour notre entreprise. La
technologie a pris une dizaine d'années avant d'être parfaitement
maîtrisée. Aujourd'hui, nous sommes certains de notre expertise et
nous sommes capables de la vendre », assure M. Beaudoin. Selon lui,
ce qui fait hésiter les municipalités à s'engager avec son
entreprise, ce sont les contrats à long terme qui sont de 20 ans.
Le 1er avril dernier, Conporec a proposé d'investir 25 000 000 $
pour la gestion des déchets domestiques de la Gaspésie. La
contribution annuelle des ménages serait de 139 $ comparativement
aux 418 $ que demanderaient les plans de gestion des matières
résiduelles de Murdochville pour mettre en place des lieux
d'enfouissement sanitaire, des centres de transbordement, des bacs
de recyclage, des bacs pour les déchets de table et des sites de
compostage. Dans le Bas-Richelieu, les redevances sont de 175 $ par
ménage et incluent le transport, les bacs et l'usine.
Ailleurs dans le monde
Sur le plan international, Conporec est en train de démarrer une
autre usine dans l'État de New York. Le 1er août, deux propositions
d'usines ont été déposées pour les régions de York, en banlieue de
Toronto et de Valence, en France. L'entreprise a une usine à
Tournan-en-Brie pour desservir nos cousins parisiens.
Acquisition de 100 % des actions de Bio Max inc.
L'acquisition de la totalité des actions de Biomax par Conporec a
été complétée le 5 août. Le montant de 483 333 $ a été payé par
l'émission de 1 006 944 actions ordinaires de Conporec à 0,48 $
l'unité.
Bio Max est reconnue comme une pionnière de l'industrie pour avoir
implanté l'un des premiers sites industriels de compostage au Québec
et avoir participé, à titre d'expert, à plusieurs activités de
concertation pour établir la norme BNQ sur le compost. L'entreprise
de Québec, fondée en 1988, a mis au point plusieurs technologies de
compostage résultant d'une activité en recherche et développement
ininterrompu. Ses technologies répondent aux besoins précis de ses
clientèles agricoles, commerciales, industrielles, institutionnelles
et municipales. Elles sont utilisées dans plus de 25 sites au Québec
et au Nouveau-Brunswick.
« L'acquisition de Biomax renforce notre position sur le marché. Ses
technologies de compostage complémentaires, nous permettent d'offrir
une plus grande gamme de produits en plus de nous aider sur le plan
technique », confie M. Beaudoin. Le seul concurrent qui reste sur le
marché international est Vinci Environnement.
Selon La Presse Affaires du 26 juillet, Conporec s'est classé 4e
dans le top 10 des titres les plus consultés par les internautes.
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