Sylvain Simard intervient à l’Assemblée nationale :
« Le
rôle de spectateur passif du gouvernement libéral dans le dossier Atlas est inacceptable.»
Sorel-Tracy, le
3 juin 2004 - Le député
de Richelieu à l’Assemblée nationale, Sylvain Simard, n’est
pas sorti rassuré de la période de questions, ce matin. Après
avoir saisi par lettre le premier ministre de l’imminente
fermeture d’Atlas, monsieur Simard s’est tourné, ce matin, vers
le ministre du Développement économique et régional, Michel Audet,
pour obtenir de sa part l’engagement
clair et ferme que la Société générale de financement va
s’impliquer pour sauver les centaines d’emplois concernés.
« Si
rien n'est fait, au cours des prochains jours, a expliqué le député
de Richelieu, l'usine Atlas de Sorel-Tracy va fermer ses portes définitivement.
C'est plus de 450 travailleurs et leurs familles, sans compter ceux
et celles des sous-traitants et des fournisseurs, qui perdront leur
emploi (…) Qu'entend
faire le ministre du Développement économique et régional pour
rassurer ces 450 travailleurs qui vont perdre leur emploi? Quelles
mesures concrètes le ministre va-t-il mettre en place pour la
sauvegarde de cette aciérie? »
Le ministre
Audet, après avoir confirmé l’existence de deux scénarios de
relance cités par le député dans le préambule de sa question
puis fait état d’une rencontre qu’il aura en fin d’après-midi
avec la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau et les représentants
des syndicats locaux, a, à toutes fins utiles, fermé la porte à
la participation de la SGF.
« Je
n'ai pas vu de projet de la Société générale de financement, a
dit le ministre. Je
suis prêt à vérifier mais je ne l'ai pas vu (…)
Je sais cependant qu'Investissement Québec a déjà mis
beaucoup d'argent dans ce projet-là et que nous continuons de
regarder sur... je crois que c'est à la hauteur de 6 ou 8 millions,
si ma mémoire est bonne, donc, qui avait été allongés par, plus
précisément, le gouvernement précédent.
Nous
regardons justement avec Investissement Québec et les partenaires
tous les moyens pour essayer de bonifier encore ces propositions-là
pour sauver les emplois. -Mais ce qui est certain, d’ajouter
Michel Audet, c'est que si on est assuré qu'il n'y a pas d'avenir,
encore une fois, ce ne serait pas une solution de dire: On va
prendre les fonds publics de la Société générale de financement
pour les perdre de façon automatique, ce qui a été le cas souvent
dans le passé malheureusement. Ce n'est pas notre recette. Nous
voulons trouver une solution qui va aller dans le sens d'une
viabilité à long terme dans ce projet-là. »
Pour Sylvain Simard, qui aurait
souhaité qu’on arrête de discuter pour passer à des engagements
clairs, « il est plus que temps que cessent l’inaction et le
laisser-faire économique de ce gouvernement en région.
Sorel-Tracy doit dire aux libéraux que le rôle de
spectateurs passifs qu’ils tiennent dans le dossier Atlas
est inacceptable. »
Sylvain
Rochon, attaché politique