C'est
avec émotion que Mme Bergeron a pris la parole, rappelant que le
bureau administratif de la Corporation, où avait lieu la signature,
est en effet situé dans le même local qu'elle a occupé, il y a
quelques années, lorsqu'elle avait fondé le restaurant La Muse.
J'ai
toujours eu à cœur le développement du centre-ville et je suis
contente de constater que dans tous les sondages qu'on a fait, le développement
du Marché Richelieu est toujours ressorti comme un élément
essentiel du renouveau urbain.
Un
des plus importants avantages de ce marché public est l'aspect
patrimonial de la bâtisse. À cet égard, la directrice de la
Société historique Pierre-de-Saurel, Catherine Objois, ( à
droite ) présente lors de la signature, a rappelé que le marché
existait depuis maintenant près de 200 ans (même s'il a été
reconstruit suite à un incendie). L'endroit a été l'hôte de
plusieurs séances de conseils municipaux de l'époque. Il était également
considéré comme l'agora de la ville (lieu de rassemblement où les
gens peuvent discuter et échanger), et où l'ancien premier
ministre du Canada, Sir Wilfrid Laurier, y aurait fait un discours
en direct du balcon de l'édifice, qui existait à l'époque.
D'autre
part, la Corporation attend toujours la concrétisation d'une
subvention fédérale provenant d'un programme tripartite (fédéral-provincial-municipal)
qui lui permettrait de procéder à des travaux majeurs de rénovation
de l'édifice, lesquels sont essentiels afin de pouvoir offrir aux
marchands des emplacements dotés des infrastructures nécessaires
à la bonne marche de leurs affaires.
Au
départ, nous souhaitions procéder à l'inauguration du Marché
Richelieu en mai 2005, a déclaré Mme Bergeron. Cela serait encore
l'objectif idéal, avoue-t-elle, mais l'obtention de subventions étant
un processus parfois beaucoup plus lent qu'on le souhaite, la présidente
dit avoir un "plan B au cas où"...
Pour
l'instant, a-t-elle précisé, un moratoire est en cours jusqu'en
septembre. Après, s'il n'y a pas de développement du côté des
subventions, on va passer au plan "B". Il faut continuer
à avancer quand même a-t-elle soutenu.
De
son côté, le maire Robert a précisé que le protocole d'entente
prévoit une aide financière annuelle de la Ville de 110 000 $ pour
les deux prochaines années, et de 115 000 $ pour la troisième année.
M. Robert a rappelé que la Ville demeure propriétaire de l'édifice,
pour lequel elle devait tout de même débourser quelque 90 000 $
annuellement pour son entretien. On investit un peu plus, mais de
meilleure façon, a-t-il fait valoir, estimant que l'investissement
en question rapporterait beaucoup plus. Selon lui , la municipalité
de Saint-Hyacinthe possède le même type de structure
administrative pour son marché public.
Par
ailleurs, grâce à un programme du Centre local d'emploi, la
Corporation a également procédé à l'engagement de Denis Marion,
qui agira durant un an comme directeur de projet. M. Marion,
conseiller municipal et résidant de Massueville, a été choisi via
un concours pour sa compétence en la matière.
Ainsi
donc, la première étape est de trouver le financement nécessaire
requis pour effectuer des travaux d'infrastructures. La Corporation,
dont l'objectif est de dynamiser le marché public, prendra également
les moyens pour augmenter le nombre de marchands, améliorer la
diversité des produits qu'on y trouve et amener les consommateurs
à y faire des achats de produits alimentaires. Nous travaillons
depuis un bon moment déjà pour imaginer un projet qui incitera nos
concitoyens à redevenir des clients du Marché, a fait valoir Mme
Bergeron. Ce sera à l'avantage des marchands actuels, de ceux qui
se joindront à nous et de l'ensemble de la population, a-t-elle
affirmé.
Ceci
dit, Mme Bergeron estime que si le marché a un énorme potentiel,
la Corporation doit procéder avec prudence : Nous demandons à la
population de nous accompagner dans cette démarche et de faire
preuve de patience. Nous ne pourrons pas tout changer en quelques
mois. Nous chercherons du financement. Nous trouverons tous les
moyens utiles pour concrétiser ce projet important.
Pour
le maire Robert, ce projet "s'inscrit parfaitement dans la
mouvance du renouveau urbain et dans la philosophie du plan
directeur de revitalisation du Vieux-Sorel". Il y a une demande
grandissante pour les produits alimentaires spécialisés et nous
sommes confiants que la Corporation saura atteindre l'objectif de
dynamiser le seul marché public de la région et ainsi augmenter
l'achalandage au centre-ville, a-t-il conclu.
Outre
Mme Bergeron, font partie de la Corporation les personnes suivantes
: Alain Bonneville (Le Saucissier William J. Walter, représentant
de la SDC), Sylvie Pouliot (SADC), le conseiller municipal Denis
Gagné (Ville de Sorel-Tracy), Marie-Josée Bourbonnais (Azimut
diffusion, représentante des locataires de l'édifice), Diane
Bouchard (Office de tourisme, représentante du CLD), James Morgan
(La Muse, représentant des marchands) et Richard Pontbriand (représentant
des citoyens). Comme membre sans droit de vote, on retrouve aussi le
directeur général de Sorel-Tracy, Mario Lazure.
Le
Marché est toujours ouvert
Dans un autre ordre d'idées, M. Marion a précisé que malgré les
travaux en cours effectués
sur
la rue Augusta, dans le cadre du programme de renouveau urbain, le
Marché Richelieu est toujours ouvert.
De
toute évidence, plusieurs marchands voient l'achalandage diminuer
en raison de ces travaux, mais M. Marion tenait à préciser qu'ils
sont toujours accessibles selon les heures habituelles d'ouverture.
Le
maire Robert, de son côté, a indiqué que les travaux devraient
normalement être complétés la 2e semaine de juillet, avant les
vacances de la construction.