Le PQ prétend que le gouvernement
impose encore une fois le bâillon
Une fin de session parlementaire mouvementée
pour Sylvain Simard
Par Joey Olivier –Journal L’annonceur-
Sylvain Simard était en session intensive mardi dernier afin de
conclure cette année parlementaire 2004 à Québec. Au moment de
mettre sous presse, le député de Richelieu s’attendait à passer une
nuit blanche puisque l’opposition officielle tentait d’empêcher le
gouvernement libéral de faire passer d’autres projets en imposant un
bâillon, selon le PQ.
Rejoint par téléphone, M. Simard a
expliqué sa position : « Le gouvernement tente, comme l’année
dernière, de faire passer cinq projets de loi qui n’ont pas été
étudiés. Il n’y a pas de discussion et cette façon de faire est
antidémocratique. C’est-ce qu’on appelle utiliser sa majorité pour
imposer des lois, » a-t-il déclaré au représentant de L’annonceur.
Selon le député, le projet de loi sur l’Agence de Partenariats
public-privé a été discuté en commission parlementaire durant trente
minutes. « Rien ne justifiait l’urgence d’adopter ces projets de loi
avant Noël sinon le désir des députés libéraux de quitter le plus
rapidement possible l’Assemblée nationale pour éviter de rendre des
comptes à la population, » a-t-il conclu sur cette question.
Une petite pointe à Fournier en passant
Questionné sur le sujet, Sylvain Simard a commenté la déclaration de
Jean-Marc Fournier lors de son passage au souper de financement du
Parti libéral de Richelieu, le 26 novembre dernier. Rappelons que M.
Fournier avait déclaré que l’opposition officielle manquait de
questions à cause de la bonne gestion gouvernementale libérale. «
Comment peut-il être aussi arrogant alors que 52 % de la population
n’est pas satisfaite de son gouvernement. De plus, Jean-Marc
Fournier est responsable de la loi sur les défusions municipales qui
a permis la division de plusieurs municipalités, » a-t-il rétorqué.
Il faut cependant rappeler qu’il est coutume lors de ces soirées
partisanes que les ministres ou chef lance quelques flèches à leurs
opposants politiques.
Selon Simard, les libéraux n’ont rien fait pour Atlas
Le député de Richelieu a également dressé son bilan de cette année
politique sur les scènes provinciale et locale. Selon lui, plusieurs
mécanismes d’interventions économiques ont été détruits et les
employés d’Atlas abandonnés. « C’est une année parlementaire où le
gouvernement a détruit les instruments d’intervention économique, ce
qui a un effet dévastateur sur le secteur manufacturier, » a-t-il
souligné alors qu’au moment de l’entretien, on apprenait la perte de
800 emplois dans la ville de Huntingdon dans ce secteur. Dans le
même ordre d’idées, M. Simard qui a été très impliqué dans le comité
de survie de l’usine Atlas a déploré l’absence d’action concrète
pour sauver l’entreprise : « Dans le dossier d’Atlas, le
gouvernement a beaucoup parlé avec la mise en place de comités, mais
ils n’ont pas posé de gestes concrets. Je peux en témoigner puisque
j’ai participé à ces rencontres et je soutien que les libéraux en
place n’ont rien fait pour les travailleurs, » a conclu le député de
Richelieu, Sylvain Simard.