Réforme de
l’aide sociale
« Le Gouvernement Charest encourage les
préjugés envers les plus démunis et les appauvrit
»
–
Sylvain Simard
Sorel-Tracy, le 9 décembre 2004 –
Le projet de loi déposé par le ministre de l’Emploi, de la
Solidarité sociale et de la Famille, M. Claude Béchard, est
discriminatoire, inéquitable et il encourage les préjugés envers les
personnes les plus démunies. « En choisissant d’indexer à demi
les
prestations des personnes aptes au travail, incluant les mères ayant
des enfants de moins de cinq ans et des personnes âgées de 55 ans et
plus, le ministre appauvrit les plus pauvres. C’est un geste
inacceptable! », déclare le député de Richelieu, Sylvain Simard.
Le projet de loi 57 prétend introduire le principe du
barème plancher, c’est-à-dire un montant en deçà duquel la
prestation ne peut être coupée. Toutefois, la réalité est toute
autre : l’entrée en vigueur d’un nouveau règlement à l’aide sociale
fait en sorte que les personnes qui habitent chez leurs parents
verront leur prestation amputée de 100 $. « On ne peut dire une
chose et faire son contraire! », a fait valoir le député de
Richelieu. De plus, ce règlement introduit un délai de carence de
trois mois pour les nouveaux arrivants. Ces personnes, dont
certaines se retrouveront dans une situation précaire, ne seront pas
admissibles à l’aide sociale avant que le délai soit expiré. « Le
Québec est une société accueillante et solidaire. Il ne faut pas
laisser nos nouveaux concitoyens dans la misère sans agir », s’est
indigné monsieur Simard.
Enfin, la réforme de l’aide sociale donne de nombreux
pouvoirs discrétionnaires au ministre et des obligations aux
prestataires. Le ministre ne s’engage à rien envers les personnes
les plus démunies, mais il leur demande de faire des efforts pour
réintégrer le marché du travail sans tenir compte de leurs
situations particulières. « Le ministre peut mais les prestataires
doivent : c’est ça le nouveau modèle québécois du gouvernement
Charest! », a conclu le député Simard.
Sylvain Rochon
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