Dream Theater, est actuellement le meilleur groupe Rock
... Jean Doyon

3 décembre 2002 - Si vous ne connaissez pas encore Dream Theater, dites-vous bien qu'il serait peut être temps de vous y mettre, puisque le groupe en est, à son 10e album et qu'il existe depuis une bonne quinzaine d'années.  Ils sont tellement connus en Europe et aux USA, qu'ils y sont pratiquement des Dieux ... dans les milieux "underground" du Rock progressif !!!.  Tous les autres groupes de « Rock-Prog » à travers la planète, ont, à un moment donné ou l'autre, demandé à un des 5 membres du groupe « Dream Theater » de venir "faire une petite toune" ou un ptit solo avec eux, l'espace d'un moment.

À l'heure actuelle, Dream Theater est probablement le meilleur groupe de rock "Power-progressif" de la planète.  Du talent à revendre, une musique folle, qui se situe entre le métal progressif, le jazz-fusion et des envolées instrumentales à l'emporte pièce.   Original ? ... oui, mais pas plus ( Steve Vai a peut être un peu tracé ce chemin !!! ).  C'est un genre de "Power-Métal", exécuté par des musiciens exceptionnels.  Toutes lignes musicales venant d'eux, perd sa banalité lorsque celle-ci est arrangé par le DT.  

Découlant d'un groupe qui s'appelait à l'origine Majesty, Dream Theater est formé par John Petrucci aux guitares, John Myung (basse), Mike Portnoy (batteries), alors qu'ils allaient tous à l'école de musique Berklee School.  Avec la venue du chanteur Charlie Diminici et du claviériste Kevin Moore, le groupe lance leur premier album "When Dream and Day Unite".  Une influence flagrante de Yes, Rush et Queensryche à un point tel que le groupe se rend compte rapidement que leur chanteur Dominici tente désespérément d'imiter la voix de Geoff Tate, du "ryche".  Suite à cet échec de 1989, le chanteur James LaBrie se joint au groupe et vient remplacer Charlie Dominici.

Le 2e album "Images and words" fait son entrée, et la pièce "Pull Me Under" fait un malheur à MTV et le guitariste Petrucci est propulsé au titre de "guitar hero" du future pour son extraordinaire technique.  Puis, vint les albums : "Live at the Marquee", "Awake", "A Change of Seasons", "Falling into Infinity", "Once in a Livetime", "Scenes from a Memory", "Live Scenes From New York", et "Six Degrees of Inner Turbulence", leur toute dernière sortie.

Alors que tous les groupes de la terre essaient d'avoir des claviéristes de talents, Dream Theater a commencé son ascension avec un très bon, puis se sont succédé un « meilleur, plus meilleur, un plus plus meilleur ..... ».  Après Kevin Moore, apparaît Derek Sherinian avec l'abum "A change of season" et "Falling into Infinity" ainsi qu'un album live.  Puis, arrive l'incroyable claviériste Jordan Rudess, qui est toujours avec la formation américaine.  De tous les "keyboard player" que je connaisse, Rudess est probablement celui qui m'a le plus impressionné ... pas reposant !  Extrêmement rapide, et intelligent ... bien sûr, dans le domaine du rock.  Quel guitariste rapide et précis que ce John Petrucci !  Il a du "feeling" et le son de sa guitare est propre.

Par contre, il faut être prudent lorsque l'on dit le rock progressif de Dream Theater.  Ce n'est pas vraiment du prog à la Genesis, c'est plutôt du genre "Power Métal progressif".  Je dirais que c'est la continuité métal, de Yes, mais c'est encore loin de la vérité.  Un chanteur  tout simplement exceptionnel, ( qui me rappelle souvent le chanteur du groupe québécois Mercedes Band, Alain Couture et à d'autres moments, Bono de U2 ) dans un style assez particulier et une musique unique.  

L'expérience Dream Theater est presque unique, puisque ce groupe tente, album après album de repousser les barrières ou les limites de leurs propres capacités.  On semble toujours vouloir se surpasser, mais " des fois ça marche et des fois ça marche pas !"  Les revoici par contre avec leur 10e album, "Six Degrees of Inner Turbulence" et ce disque est considéré comme l'un des trois meilleurs du groupe.  Si je devais donner un seul mot pour cette oeuvre, je dirais "performance !".  Une incroyable compilation d'exécution musicale studio et une magistrale démonstration d'un "savoir-faire" instrumental, pour chacun des musiciens de ce disque.  Mais hors de tout doute, Dream Theater est musical, c'est probablement pour cette raison qu'on semble vouloir leur attribuer cet adjectif de « progressif ».

Même l'équipe technique est de haute performance.  Mastering ( calibrage finale de l'album ) George Marino, dont la réputation n'est plus à faire, et qui a sûrement travailler avec tous les groupes rock à succès de la planète, Doug Oberkircher ingénieur de son ( Lou Gramm, Jason Miles, Night Ranger, Spyro Gyra ),   La première pièce "The Glass Prison" est un résumé parfait de l'album, entre King Crimson, Pantera ou encore Metallica. 

Ce disque s'enchaîne d'une pièce à l'autre, vous savez c'est "mixé" d'un bout à l'autre, un « disc at once ».  Écoutez le volet # 9 de ce cd "Six Degrees of Inner Turbulence: IV", une extraordinaire performance Guitare/Clavier.

Mes pièces favorites : # 1 - # 3 - # 9 - #12

Si vous ne connaissez pas Dream Theater voici trois albums d'initiation : 
"Images and words" - "Scenes from a Memory" - "Six Degrees of Inner Turbulence"

Excellent

Membres du groupe : 
Mike Portnoy : Drums
John Petrucci : Guitars
James LaBrie : Chanteur
Jordan Rudess : Claviers
John Myung : Bass

1.  The Glass Prison  - 13:53
2. Blind Faith  - 10:21
3. Misunderstood - 9:33
4. The Great Debate  - 13:46 
5. Disappear - 6:47
6. Six Degrees of Inner Turbulence: I.... [instrumental] - 6:50
7. Six Degrees of Inner Turbulence: II. About - 5:51 
8. Six Degrees of Inner Turbulence: III. War... - 2:08 
9. Six Degrees of Inner Turbulence: IV. The... - 5:03
10. Six Degrees of Inner Turbulence: V.... - 6:17
11. Six Degrees of Inner Turbulence: VI.... - 5:48
12. Six Degrees of Inner Turbulence: VII.... - 4:05
13. Six Degrees of Inner Turbulence: VIII.... - 6:01

http://www.dreamtheater.net/ 

mardi 10 décembre 2002