Steve Vai, quand la sagesse s'installe...!

S’il en est un qui sait accorder une guitare, c'est bien Steve Vai. Cet extraordinaire guitariste qui fut popularisé par le célèbre Frank Zappa dont Steve a participé à au moins une bonne vingtaine d'albums puis David Lee Roth, (L'ex chanteur de Van Halen...), ce l'est approprié pour deux albums, Whitesnake, Alacatraz, Alice Cooper, Joe Jackson. Al Di Meola, et plusieurs autres et en plus, une innombrable présence sur plusieurs musiques de film et etc... Ce flamboyant, cette bête de scène, ce fou brillant, cette boîte à surprise, tellement géniale, qu'il a su reprendre les gaffes des autres, les maîtriser, et en faire un nouveau son ou une nouvelle musique. Ce guitariste maudit parce qu'il vole la vedette partout ou il passe, mais que tout le monde voudrait avoir dans son groupe juste pour attirer l'attention ne serait-ce que pour une chanson, est très prolifique et j'ai mis la main sur deux de ses disques dernièrement et je vous en présente un, Fire Garden qui sortit en 1996.

Immédiatement avant la fameuse tournée du G3 dans lequel faisait partie, Steve Vai, Joe Satriani et Éric Jonhson, ou l'on considérait ces messieurs comme les 3 plus grands guitaristes Rock de la planète, Vai sortit de studio pour nous pondre cet album légèrement plus sage que ses autres albums précédents. Bien sûr, Vai attaque le disque avec une bouillonnante pièce maîtresse, «There's a fire in the house», que l'on pourrait facilement retrouver comme chanson thème à RDS pour un intro de «Formule 1» ou de «Sports Extrèmes», etc..., et ma foi la tournée du G3 a peut-être un peu influencé Vai, puisqu'à certain moment, ça sonne un peu Joe Satriani «Extremist». Le disque est séparé en deux, «Phase 1» et je vous laisse deviner la deuxième, 9 pièces complètement instrumentales et 9 autres chansons avec textes.

Comme d'habitude, le New-Yorkais de 40 ans ne se fait pas accompagner par des deux par quatre, il doit y avoir une bonne dizaine d'invités sur cet album, mais les plus connues sont : Greg Bissonette et Deen Castronovo, batterie, Stu Ham à la basse, Will Riley aux claviers, mais Steve Vai sur ce CD, joue de tous les instruments sur plusieurs plages et chante sur toutes les pièces. Les balades de Vai sont toujours particulières et ce disque ne fait pas exception, puisque la #7, «Hand on Heart» est un petit bijou encore une fois, et juste un peu plus loin on y retrouve une pièce montée avec beaucoup de talent, «Fire garden suite», puis la phase vocale de l'album et sur bien des pièces on y retrouve de fortes tendances Jazz et une intro à influence «SoundGarden» dans la pièce «All about Eve», qui comporte des solos de guitares à la Al Di Meola.

Je ne peux mettre une étiquette complètement Heavy-Rock sur Steve Vai, mais plutôt du Heavy-Fusion Jazzé, je sais que c'est bizarre mais bon. Chose certaine les jeunes, lorsque les plus vieux vous disent que la musique Rock actuelle manque de talent, de finesse, et bien écouté Steve Vai et vous comprendrez les raisons de nos plaintes.

En plus, j'ai découvert un côté très humain chez ce martien, que je ne lui connaissais pas et que vous pourrez découvrir sur son magnifique site : http://www.vai.com.

Mais attention ce disque est très compressé et certain lecteur CD ne le lise pas bien, mais aucun problème avec les lecteurs de CD d'ordinateurs.

Pour ce disque un bon 4/5

Jean Doyon / 11 juillet 2000

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