LE SORELTRACY MAGAZINE     *  Dernière mise à jour : samedi 08 septembre 2012 17:33

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samedi 08 septembre 2012

Les écoles ne peuvent répondre aux besoins culturels de la communauté

Par Fabienne Desroches & Alain Laberge

Si nous décidons aujourd’hui de publier conjointement certaines précisions sur l’utilisation de nos installations culturelles, c’est que nous percevons qu’il y a beaucoup d’incompréhension et que nous ne voulons pas prendre partie mais plutôt apporter des réponses aux questions que les gens se posent à ce sujet.

Même si nos institutions scolaires sont publiques, elles ont une mission prioritaire bien précise qui est de répondre aux besoins de formation de leur population étudiante. Ensuite, elles peuvent accommoder de façon ponctuelle, mais non régulière ou récurrente, des acteurs culturels ou communautaires extérieurs qui exprimeraient des besoins pouvant être résolus par l’occupation de nos salles de spectacle ou auditorium.

Nos locaux à vocation culturelle servent d’abord à répondre aux exigences pédagogiques incluses dans nos programmes. Le personnel enseignant doit faire une demande afin de les utiliser pour dispenser leurs cours et il y a aussi des utilisateurs des activités socioculturelles et des activités parascolaires qui ont recours à ces installations afin de compléter notre mandat de formation dévolu par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).

L’ensemble de ces demandes internes correspond à un taux d’occupation d’environ 75 %. La portion qui reste et qui représente des blocs horaire éparpillés nous permet d’accommoder les gens de notre communauté que nous invitons soit à participer à l’une de nos représentations, soit d’utiliser nos espaces pour combler leurs demandes.

Mais à aucun moment nous ne pouvons nous permettre d’expulser nos enseignants ou nos étudiants qui occupent ces locaux et nous ne consentirions jamais à perturber la bonne marche des cours en acceptant des locations externes qui entraîneraient des inconvénients des mises en place des montages des décors et des équipements ou des tests de son pendant la grille horaire régulière.

Si nous sommes des écoles publiques, il faut le comprendre dans le sens que nous ne sommes pas des écoles privées.

Bien que nos salles satisfassent de façon minimale nos propres besoins, celles-ci ne sont pas construites pour répondre à la grande majorité des exigences des diffuseurs culturels en termes d’équipement, d’éclairage ou d’acoustique. Soulignons également qu’il est interdit d’avoir un permis d’alcool dans les écoles primaires ou secondaires et qu’il faut en faire la demande pour le milieu collégial. Or, les diffuseurs culturels comptent sur la vente d’alcool pour des entrées de fonds.

Une telle cohabitation entraînerait un suivi logistique et pourrait même créer des problèmes collatéraux tels que vérification policière lorsque des adultes circulent librement dans la journée pour les écoles secondaires, besoin supplémentaire en conciergerie pour s’assurer que les salles utilisées soient prêtes à accueillir les élèves pour les cours du lendemain, coûts reliés à l’utilisation de l’électricité, du chauffage, du remplacement du matériel périssable, de l’usure du matériel statique, etc.

Cette cohabitation demanderait aussi des ressources humaines supplémentaires pour répondre aux nombreuses questions des divers utilisateurs extérieurs. Or, les compressions budgétaires imposées par le MELS à nos institutions nous obligent à orienter nos budgets ressources humaines en totalité vers le service à nos élèves.

Enfin, précisons que notre statut d’école publique signifie que nous pouvons accommoder parfois la communauté extérieure à nos murs mais que notre mission première est de répondre aux besoins de formation de notre population étudiante. Il nous est donc impossible d’accommoder un diffuseur culturel qui produit entre 60 et 80 spectacles par année sans mettre en péril notre mission éducative.

Bien que, lorsque la situation le permet, nous soyons ouverts aux besoins de la communauté, ceux-ci ne peuvent se réaliser au détriment des besoins de notre population étudiante. Ceci irait foncièrement à l’encontre de notre mandat premier : l’éducation des élèves.

Nous espérons que cette mise au point permettra à la population de mieux comprendre nos contraintes pédagogiques et physiques relatives à nos installations socioculturelles et à leurs utilisations par des partenaires extérieurs.

Fabienne Desroches
Directrice générale
Cégep de Sorel-Tracy

Alain Laberge
Directeur général
Commission scolaire Sorel-Tracy

www.lemarcherichelieu.org 

Quelques photos du rassemblement d'hier, le 7 septembre, autour du Marché Richelieu, organisé par « Le Comité Citoyen pour un Référendum », afin de former une chaîne humaine autour du bâtiment pour montrer leur volonté d'obtenir un référendum.

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