
Où est donc la perfection de
Dieu ?
Le mercredi 23 mai 2001
Voici un petit texte attendrissant qui a fait au moins deux fois le tour du
monde et qui gagnerait probablement à faire quelques autres tours ...
À Brooklyn, New York, Chush est une école pour enfants handicapés.
Quelques-uns de ces enfants font toutes leurs études à Chush, tandis que des
autres sont intégrés dans des écoles conventionnelles. À un dîner bénéfice,
le père d'un étudiant de Chush a prononcé un discours inoubliable. Après
avoir chanté les louanges de l'école et de son personnel, il a demandé à
l'auditoire: "Où est la perfection en Shay, mon fils? Dieu fait tout avec
perfection. Mon fils ne peut pas comprendre les choses comme le peuvent d'autres
enfants. Mon fils ne peut pas retenir des faits ni des chiffres comme le peuvent
d'autres enfants. Où est donc la perfection de Dieu? "L'auditoire a été
bouleversé par la question, et touché par l'angoisse du père."Je crois,
a-t-il poursuivi, qu'en créant un enfant, la perfection que cherche Dieu réside
dans la manière dont on réagit à l'enfant."
Il a ensuite raconté l'histoire suivante: Un après-midi, Shay et son père se promènent près d'un parc où des garçons que Shay connaissait jouent au baseball. Il demande à son père : "Penses-tu qu'ils me laisseront jouer? " Le père sait que Shay n'est pas du tout le type athlétique et que d'habitude les garçons ne veulent pas que Shay fasse partie de leur équipe. Mais il comprenait que si l'on permettait à Shay de jouer, cela lui donnerait un sentiment d'appartenance. Le père demande à l'un des joueurs si Shay peut participer. Le garçon réfléchit un moment, puis répond: "Nous perdons par six points et nous sommes à la huitième manche. Je suppose qu'il peut faire partie de notre équipe et qu'il pourrait frapper au neuvième tour." Le père est très heureux de cette nouvelle et Shay est tout souriant. On dit à Shay de mettre le gant et de prendre sa position. À la fin de la huitième manche, l'équipe de Shay marque quelques points, mais traîne toujours par trois points. Au neuvième tour, l'équipe de Shay gagne encore un point! On a deux sortants et les buts remplis, et une chance de gagner le jeu.Shay est le prochain en ligne. Est-ce que l'équipe va permettre à Shay de frapper, risquant de perdre la partie? Chose étonnante, on lui donne le bâton. On sait sans doute qu'il est presque impossible de gagner, car Shay ne sait ni tenir le bâton correctement, ni frapper la balle.
Cependant, quand Shay s'approche du marbre, le lanceur avance de quelques pas pour lober la balle assez doucement pour que Shay puisse au moins toucher la balle avec le bâton. Shay frappe lourdement au premier lancer, sans succès. Un de ses équipiers vient à son aide et les deux prennent le bâton en attendant le prochain lancer. Le lanceur avance un peu plus près et jette légèrement la balle à Shay. Avec son équipier, Shay frappe un roulant vers le lanceur, qui le ramasse et aurait pu facilement le lancer au premier but, auquel cas Shay serait éliminé et le jeu prendrait fin. Mais voilà que le lanceur jette la balle en arc au champ droit, loin au-delà du premier but. Tous se mettent à crier : "Cours au premier, Shay! Cours au premier!" Jamais Shay n'a eu l'occasion de courir au premier but. Il galope le long de la ligne de fond, tout étonné.
Quand il atteint le premier but, le voltigeur de droite a la balle en main; il pourrait facilement la lancer au deuxième but et retirer Shay, qui court toujours, mais il lance la balle en haut, au-delà du troisième but, et tous crient à Shay: "Cours au deuxième! Cours au deuxième! " Les coureurs devant Shay, transportés de joie, encerclent les buts en route au marbre. Lorsque Shay s'approche du deuxième but, l'adversaire le dirige vers le troisième et s'exclame : " Cours au troisième! " Quand Shay passe par le troisième, les joueurs des deux équipes le suivent en s'écriant : " Fais un circuit, Shay! " Shay complète le circuit, prend pied sur le marbre et tous les 18 garçons le portent sur les épaules. Shay est le héros! Il vient de faire le grand chelem et de gagner le match pour l'équipe. " Ce jour-là, continue son père, les larmes aux yeux, ces 18 garçons ont atteint leur propre niveau de la perfection de Dieu. "
C'est bizarre la vérité de cette histoire! Bizarre que les gens dénigrent les croyances et le mode de vie des autres, et ensuite se demandent pourquoi le monde devient infernal. Bizarre qu'on transmette des milliers de blagues par courriel et qu'elles se propagent, mais lorsqu'on envoie des messages au sujet des choix de vie, on ne soit pas si empressé à les faire suivre. Bizarre que l'on puisse facilement accéder aux sites obscènes du cyberespace, mais quand il est question de moralité, cela n'est pas encouragé assez souvent, ni à l'école, ni au bureau. Bizarre que lorsque vous ferez suivre ce message (si vous décidez de le faire), vous ne l'enverrez probablement pas à un grand nombre de vos connaissances, n'étant pas trop certain en quoi ils croient, ni de leur perception de vous pour le leur avoir envoyé. Bizarre que l'on soit plus préoccupé de ce que les autres pensent que de sa perception de soi-même.
Le paradoxe d'aujourd'hui est que l'on a la patience de construire de grands édifices, mais pas pour contrôler sa colère; on a de larges autoroutes, mais des points de vue étroits. On dépense plus, mais on possède moins; on achète plus de produits, mais on les apprécie moins. On habite des maisons plus imposantes, mais les familles sont plus petites; on jouit de plus de commodités, mais on a moins de temps pour en profiter. On accumule les diplômes, mais on semble avoir moins de logique; on a plus de connaissances, mais moins de discernement; plus de spécialistes, mais moins de solutions; plus de médecine, mais plus de maladies. On a multiplié son avoir, mais laissé dépérir ses valeurs. On a tendance à parler trop, à aimer rarement et à détester trop souvent. On sait comment gagner sa vie, mais il y manque la qualité de vie; la science permet de vivre plus longtemps, mais c'est une vie moins intéressante. On a fait le voyage aller-retour vers la lune, mais on a de la difficulté à traverser la rue pour se présenter à son voisin.
On a conquis l'espace interplanétaire, mais non
pas notre espace intérieur; on a épuré l'air, mais pollué l'esprit; on a
divisé l'atome, sans avoir triomphé de son préjudice. On a des revenus plus
élevés, mais une morale plus faible; on se concentre sur la quantité, plutôt
que la qualité; on est aujourd'hui de grande taille, mais de caractère faible;
on réalise des profits substantiels, mais les relations sont superficielles. On
désire parvenir à la paix mondiale, mais on continue la guerre interne; on a
plus de loisirs, mais moins d'amusement; plus de choix de nourriture, mais moins
de nutrition. On a des couples à deux salaires, mais le divorce est plus
courant; on a des maisons plus belles, mais des familles désunies. La
technologie peut expédier cette lettre à votre portée, et c'est à vous de décider
si vous voulez faire une différence.
Bonne semaine
Alex J.Glass

mardi 24 juillet 2001

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