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dimanche 02 mars 2008
La misère des gens en
guise de capital politique
Monsieur Malo,
En lisant les journaux cette semaine, j’ai appris que la société
Pétromont de Varennes et de Montréal cesserait ses activités en avril
prochain. Quelques jours plus tard, j’ai lu votre communiqué qui
rejetait la faute de cette fermeture sur le dos du gouvernement
conservateur. Afin d’en avoir le cœur net, j’ai décidé d’effectuer
quelques recherches.
Il est vrai que la hausse du dollar canadien et le prix du pétrole sont
d’importants facteurs dans cette fermeture. Par contre, lorsque l’on
cherche un peu plus, on se rend compte que ce ne sont pas les seuls
facteurs en cause. Selon la porte-parole de
la SGF,
Marie-Claude Lemieux, l’entreprise n’était plus rentable depuis au moins
cinq ans. À moins que je ne me trompe, il y a cinq ans, le dollar
n’était pas au prix où il est maintenant et les conservateurs n’étaient
pas au pouvoir!
Tous les experts s’entendent pour dire que le recul dans ce secteur
d’activité était inévitable. Par conséquent, les mesures coûteuses que
vous demandez n’auraient rien changé à la situation actuelle. Elles
n’auraient été que des coups d’épée dans l’eau. L’aide gouvernementale
servira à la formation des travailleurs et à la recherche et au
développement pour que les entreprises puissent augmenter leur
productivité.
Si, comme vous le dites, la politique et les politiciens avaient un réel
impact sur cette fermeture d’entreprise, eh bien, vous venez de prouver,
encore une fois, votre impuissance et votre inutilité. Si la politique
n’a que peu d’impact, vous venez de prouver que vous maîtrisez mal vos
dossiers et que vous vous servez de la misère des gens pour vous faire
du capital politique. Nous sommes en droit de nous attendre à beaucoup
plus de notre député!
Alors, de grâce, cessez de vous faire du capital politique en vous
servant des fermetures d’usines pour justifier votre siège à Ottawa.
Vous clamez haut et fort que vous ne voulez plus d’autres cas comme
Pétromont chez nous. Eh bien, moi non plus, et la meilleure façon de
s'en prémunir est de changer de député lors des prochaines élections
fédérales.
Sincèrement,
Mario Geoffrion
Varennes |
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