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samedi 02 février 2008
La dualité québécoise : réalité historique maintenant
oubliée….
À travers nos batailles linguistiques et notre combat nationaliste, une
évidence a fini par être oublié : La coexistence de la communauté
anglophone à nos côtés…
Les avancées récentes du Québec et son affirmation internationale ont
rendu le caractère français du Québec incontournable. Avec ceci en
mémoire peut-être est-il le temps de réviser et d’analyser notre
politique linguistique…
Les anglophones du Québec sont nos compatriotes depuis 400 ans. Ils ne
sont pas arrivés la semaine dernière. Ils ont participé de façon
marquante à l’éclosion de la société que nous formons.
Les années 80 ont marqué pour eux un tournant difficile à accepter : On
leur a interdit d’afficher dans leur langue sur leur territoire. Se
pourrait-il que sans mauvaises intentions, nous sommes allés trop loin?
Aurait-il été possible d’afficher notre existence sans nier l’existence
d’une communauté qui nous côtoie depuis si longtemps? Une loi obligeant
l’affichage en français sur toutes les affiches par respect pour les
francophones aurait sans doute été suffisante, laissant ainsi à toutes
les autres communautés une chance de nous imprégner de leurs couleurs…
L’interdiction de la langue anglaise a malheureusement transformé un
problème démographique en un problème politique. Et c’est pourquoi
encore aujourd’hui alors que le reste de la planète est à débattre
d’enjeux sérieux, nous en sommes encore à dénoncer que les
anglophones…parlent anglais….
Il est maintenant plus que temps de remercier notre communauté
anglophone pour le soutien à notre existence à travers les époques ou
nos institutions ont peiné à le faire, les anglophones du Québec étant
des québécois à part entière…
L’heure est à la réconciliation plus qu’à l’affrontement (tant désiré
par les nationalistes…).Nous devons maintenant travailler à un nouveau
contrat social avec les anglophones du Québec.
Nous devons de bonne foi leur reconnaître leur droit d’exister .Nous
devons de même leur demander de nous respecter. Et ensuite nous devons
leur demander de participer activement avec nous à l’éclosion d’une
société juste et prospère.
Jean Berthiaume
Contrecoeur
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