jeudi 14 février 2008
L' âge des ténèbres?
Malgré 10 ans de prospérité économique, des économistes rencontrés
récemment évoquent une dette accumulée de 120 milliards pour le Québec.
Ils parlent également d’un déficit annuel de près de 4 milliards,
toujours présent malgré les entourloupettes comptables de camouflage. Se
peut-il qu’avec de tels chiffres en tête, notre élite se questionne
présentement sur la pertinence de franciser les centres de la petite
enfance ou d’apprendre l’anglais en première ou deuxième année?
Sommes-nous en train de cirer les planchers du Titanic? Quelqu’un
pourrait-il sonner le réveil? Les vraies questions sont plutôt : Quelle
place doit jouer l’état dans nos vies? Devrions-nous faire une plus
grande place au secteur privé, plus pragmatique et orienté vers la
satisfaction de sa clientèle, pour administrer une partie de nos
services? Il est tout de même gênant de vivre dans une société ou l’état
est négociant et marchand de vin et cherche à nous amener dans ses
casinos et à nous vendre des billets de La Poule!
Avec un gouvernement Charest qui ne fait que masquer les problèmes et un
parti québécois qui promet d’en rajouter, il ne nous reste qu’à
paraphraser Duplessis, un ancien premier ministre injustement méprisé:
On a besoin de trouveurs qui trouvent, pas de chercheurs qui cherchent!
Jean Berthiaume
Contrecoeur