mardi 29 avril 2008
95 000 000 000 $ d’impôt payé par les québécois : Des services publics
gratuits?
Dans sa chronique du 25 avril 2008, Michel Girard du journal La Presse
nous apprend que la charge fiscale des québécois pour l’année 2006 tout
niveau de gouvernement confondu a été de 95 milliards!
On
parle de 13 000 $ par individu ! Depuis toujours nous sommes fiers
d’avoir des services publics gratuits. Peut-être est –il le temps de
prendre conscience qu’ils ne sont pas aussi gratuit que nous pensons !
La vraie question maintenant est plutôt : En avons-nous pour notre
argent ?
La
réponse à cette question est bien sûr non. Pour une raison bien simple
nous avons choisi une façon d’obtenir ces services qui déresponsabilise
les gens qui nous les donne tant au niveau des coûts qu’au niveau de la
qualité!
Il
y 4 façons de dépenser de l’argent. La première, notre argent pour
nous : on se soucie alors du coût et de la qualité. La seconde, notre
argent pour les autres (un cadeau) : on se soucie du prix puisque nous
payons et un peu moins de la qualité puisque ce n’est pas pour nous. La
troisième, l’argent des autres pour nous (un compte de dépense) : à ce
moment on ne s’occupe guère du coût puisque nous ne payons pas mais on
se préoccupe de la qualité! La quatrième, l’argent des autres pour les
autres : alors on ne soucie ni de la qualité, ni des coûts!
Cette quatrième façon est malheureusement celle que nous avons choisi
pour obtenir nos services publics! Au lieu de s’accrocher sans réfléchir
à nos services ‘’gratuits’’, peut-être est il le temps maintenant de
réfléchir à comment nous pourrions obtenir les même services mais dans
un système ou les gens nous donnant ces services seraient plus concernés
par les coûts et la qualité! Au niveau de la santé par exemple, diverses
études tendent à démontrer que les systèmes mixtes (privé et public)
sont supérieurs (http://www.antagoniste.net/?p=2859
entre autres…)
La
gratuité n’est malheureusement qu’un mythe auquel il faudra
inévitablement un jour s’attaquer…Ne manque que des politiciens
courageux …
Jean Berthiaume
Contrecoeur