|
mardi 15 avril 2008
Un Québec stagnant...
Après un an de gouvernement Charest nouvelle crue, le bilan reste cruel
à faire. Même si son taux de satisfaction est fort, nous nous retrouvons
avec un gouvernement qui a géré la province comme une mairie de
campagne. Aucun projet rassembleur, aucune vision d’ avenir et aucun
redressement sérieux.
Les éternels projets comme l’ autoroute 30 et l’ autoroute Notre-Dame
sont restés sur les tables à dessin. Le CHUM, pour le plus grand bien de
notre porte- feuille est resté également sur la voie de service. , On a
stoppé le projet de l’ UQAM ,mais on était à la limite du ridicule.
La santé
La sortie du rapport Castonguay nous met de nouveau devant un
gouvernement attentiste sans vision. Les conclusions tant attendues ont
vite été rejetées! Un sommet réunissant les ministres de la santé des
principaux pays industrialisés nous coûterait bien moins que tous les
rapports mais la suite demanderait du courage politique...
Pour l’ instant , tout le système demeure en pitoyable état et le manque
de personnel demeure criant. Quand même absurde que l’ on attende des
rapports pour former plus de personnels...
La place du français
La place du français et la qualité de son enseignement ont remplacé la
couleur de la margarine dans les débats publics. La réforme de
l’éducation empoisonne le milieu de l’ éducation tandis que notre
gouvernement ne trace pas de ligne directrice quand à la place du
français, laissant toute la place à Pauline Marois et ses zélotes..
L’ économie
Encore ici les projets rassembleurs sont manquants. L’on pourrait
envisager le développement hydro-électrique afin de devenir les arabes
du nord avec notre énergie propre. La vente de la SAQ et l’adoption du
modèle albertain pourrait nous débarrasser d’une honte pour un état
moderne : être le pourvoyeur d’ alcool de ses concitoyens. Mais le
gouvernement Charest préfère sans nul doute une gestion à la petite
semaine.
La fonction publique
La fonction publique, hautement syndicalisée , n’est devant que bien peu
de motivation à mieux performer, le seul critère de rémunération étant
l’ ancienneté. L’introduction de critère de performance dans les
conventions collectives serait possible , les clauses de disparités de
traitement étant permises par le code du travail. Mais encore ici tout
cela demanderait du courage , de la volonté et une vision , des qualités
absentes au sein de cette équipe ministérielle..
Espérons seulement que cette absence d’action et de vision ne nous en
coûtera pas trop cher. Le Québec mérite définitivement mieux!
Jean Berthiaume,
Contrecoeur
|
|
|