|
lundi 26 novembre 2007
Nos vieux rêves...
Les rêves nous font vivre. Mais il est des fois ou il
vaut mieux se réveiller. Laisser moi vous parler de mon vieux rêve de
pays ….Le scénario idyllique de la création d’un pays fier et ouvert se
bute maintenant sur des réalités incontournables.
La majorité simple comme condition d’accession à l’indépendance.
La majorité simple hypothétique d’un oui à 52 % nous placera devant une
série de scénarios déplaisants. Si le Canada est divisible, d’aucun ne
pourra prétendre que le Québec ne le sera pas .Les gens de l’Outaouais
qui auraient voté toujours hypothétiquement à 60 % pour le non
pourraient légitimement revendiquer le droit de rester dans le Canada.
Idem pour les Cantons de l’est et le West-Island. Le nord du Québec
n’appartient au territoire québécois que depuis peu. On peut penser que
les indiens ayant choisi la langue anglaise comme langue de
communication voudront maintenir le lien avec le Canada. Nous nous
retrouverons donc finalement le lendemain d’un oui devant une longue
négociation des partitions. Les nationalistes sont bien-sûr contre cette
interprétation mais il ne suffit pas de ne pas vouloir l’hiver pour
qu’il disparaisse !
L’anglais, langue des colonisés, est devenu langue d’intelligence et
communication.
La situation ou nous devions nous défendre devant la langue de l’ancien
oppresseur a passablement évolué. Le francais mieux défendu est bien
implanté au Québec. L’anglais est devenu la langue de communication
internationale, n’est plus l’ennemi à combattre mais un outil à
utiliser.
Construire la clôture lorsque la maison brûle ?
Le Québec moderne est aux prises avec des problèmes majeurs dans
pratiquement tous les champs de compétences qui lui sont sien. Le
système de santé est manifestement en lambeaux, le système d’éducation
est dans un piètre état, le système d’infrastructure est désuet. Et ce
sont des compétences que nous détenons déjà et sur lesquels nous pouvons
travailler!
Du nationalisme vers le patriotisme.
Il est maintenant plus que temps pour nous de passer de ce nationalisme
transportant malheureusement une part de haine des autres vers un
patriotisme qui véhiculera l’amour des nôtres et des autres. Plein
d’actions stimulantes et positives peuvent être entreprises afin
d’améliorer notre société sans retomber dans nos débats stériles. Un
sommet réunissant les ministres de la santé des différents pays
industrialisés ou nous pourrions débattre des forces et faiblesses de
nos différents systèmes nous aiderait grandement à améliorer le nôtre.
La même chose pourrait être faite en éducation. Nos centrales syndicales
à l’heure de la mondialisation pourraient aussi s’intéresser à faire
intégrer dans les nouveaux accords de libre échange des clauses sociales
pour les pays en voie de développement.
Pour conclure, nous pourrions faire de notre Québec une société ouverte
vers l’avenir, recherchant des solutions aux problèmes d’aujourd’hui et
redevenir des gens innovateurs. N’en déplaise à Mr Bergeron et aux gens
du Parti Québécois, le temps du repli sur soi est définitivement révolu
!
Jean Berthiaume
Contrecoeur
|
|
|