Message à nos élus, à tous les niveaux, et pour réflexion personnel en période estival
par Jean-Yves Landreville

17 juin 2007 - Le calcul de la dette québécoise établi par Statistique Canada Système de Gestion Financière) inclut les réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux.

Ce système permet de comparer les dettes des différents gouvernements provinciaux. Selon cette méthode, la dette du Québec atteint 176,7 milliards en 2005.

D’où une dette par capita de 23 298 $ au Québec. Et les intérêts sur la dette baissent tout simplement parce que les taux d’intérêts baissent.

Le remboursement de la dette coûterait beaucoup plus cher si les taux recommençaient à monter.

Bien sûr, le Québec est riche si on le compare à la grande majorité des pays.

Pauvre, riche, ce sont là des termes très relatifs, j’en conviens.

Je dis que le Québec est pauvre quand on le compare à L’immense majorité de ses voisins. Il n’y a que 16% de Québécois qui ont des revenus supérieurs à 50 000 $ par année, contre 23% des Ontariens.

C’est un écart de 44%, ce qui m’apparaît énorme.

Il y a trois choses désolantes.

Premièrement, c’est que plusieurs n’y voient aucun problème, ce sont les chiffres qui mentent.

Deuxièmement, c’est la culture de dépendance. 40% (une partie de la classe moyenne)des contribuables québécois paient 92% des impôts, nous rappelle Nathalie Elgrably dans sa chronique du Journal de Montréal.

La grande majorité des Québécois ne paient pas ou paient peu d’impôts et estiment que tout leur est dû.

L’exemple vient d’en haut, le Québec est la seule province fière de recevoir des paiements de péréquation, symbole et preuve par
excellence de notre pauvreté relative.

Troisièmement, c’est ce que ce n’est jamais de notre faute.

Nous avons érigé la non responsabilité en dogme.

Les toits de nos écoles coulent, nos routes sont défoncées, nos hôpitaux sont dépassés, mais tout ira bien quand nous aurons notre pays.

Je veux bien, mais aux dernières nouvelles l’éducation, la santé et la voirie étaient des responsabilités 100% provinciales.

Se pourrait-il que dans ce document nous retrouvions les raisons d'un gouvernement minoritaire au Québec! que la classe moyenne est écoeurée de se faire exploiter (les plus taxés au Canada)

Jean-Yves Landreville
16 juin 2007 journée « Le relais pour la vie (société canadienne du cancer) »

Félicitation à Mme Réjeanne Salvail de Ste-Anne de Sorel pour son article dans le journal Les 2 rives mardi 12 juin 2007.

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