Juge Michel Robert: lettre ouverte à Yvon Marcoux
M. Yvon Marcoux,
Ministre de la Justice
Ministre@Justice.Gouv.Qc.ca
Objet : Le « cas » Michel Robert, partisan libéral et
(accessoirement...?) chef de la Cour d'Appel du Québec (
http://www.soreltracy.com/liter/2005/avril/28a.html et
nombreuses autres prises de position publiques analogues depuis une
semaine)
M. le ministre Marcoux, bien qu'il s'agisse en l'occurrence d'une
instance relevant des prérogatives dites fédérales, reste que l'individu
sus-nommé, à titre de chef de la Cour d'Appel du Québec (notre Cour
Suprême, en quelque sorte), symbolise le sommet de la pyramide de
l'appareil judiciaire québécois.
Après vous... bien sûr, monsieur le ministre.
Mais on ne vous voit pas, on ne vous entend pas...
Pis encore. Vous n'agissez pas.
Le juge Michel Robert - l'unanimité a été faite en quelques jours à
peine, à cet égard - a trahi le Concept même incarné dans sa personne et
sa Fonction: la Justice au-dessus de tout soupçon.
Or le ministre de la Justice du Québec se tient coi, le Premier ministre
ne dit mot, le Gouvernement du Québec tout entier, hormis un
«commentaire d'usage» de votre collègue le ministre Jacques P. Dupuis,
se tapit dans le silence...
Alors voici.
À l'instar de l'actuel gouvernement du Canada, quoique pas (forcément)
pour les mêmes raisons - du moins jusqu'à nouvel ordre (qui sait en
effet ce que nous réserve encore la Commission Gomery...?) - j'estime
que vous et votre gouvernement avez perdu toute légitimité à détenir les
rênes de l'État du Québec.
Par-delà toute couleur politique ou inclination foncière quant à
l'avenir du peuple québécois, la soussignée citoyenne, pourtant sans
ressources véritables ni pouvoir réel, ne peut plus vous reconnaître
comme Autorité suprême de la Nation.
Nous avons actuellement en Québec un gouvernement que je qualifie
d'irresponsable. Or le respect des lois et l'«obéissance libre» à
celles-ci ne tiennent plus dans de telles conditions politiques et
sociales.
Aussi, M. le Premier ministre Jean Charest, je crois que vous et votre
gouvernement êtes devenus un danger réel pour le pays de Félix Leclerc.
Vous devez, j'en suis personnellement intimement convaincue, en tirer
les conséquences dans les plus brefs délais.
Bien à vous, tous,
Mathilde François,
citoyenne québécoise,
3 mai 2005