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Mise à Jour : 
vendredi 06 mai 2005

Juge Michel Robert: lettre ouverte à Yvon Marcoux

M. Yvon Marcoux,
Ministre de la Justice
Ministre@Justice.Gouv.Qc.ca


Objet : Le « cas » Michel Robert, partisan libéral et (accessoirement...?) chef de la Cour d'Appel du Québec ( http://www.soreltracy.com/liter/2005/avril/28a.html  et nombreuses autres prises de position publiques analogues depuis une semaine)


M. le ministre Marcoux, bien qu'il s'agisse en l'occurrence d'une instance relevant des prérogatives dites fédérales, reste que l'individu sus-nommé, à titre de chef de la Cour d'Appel du Québec (notre Cour Suprême, en quelque sorte), symbolise le sommet de la pyramide de l'appareil judiciaire québécois.

Après vous... bien sûr, monsieur le ministre.
Mais on ne vous voit pas, on ne vous entend pas...

Pis encore. Vous n'agissez pas.

Le juge Michel Robert - l'unanimité a été faite en quelques jours à peine, à cet égard - a trahi le Concept même incarné dans sa personne et sa Fonction: la Justice au-dessus de tout soupçon.

Or le ministre de la Justice du Québec se tient coi, le Premier ministre ne dit mot, le Gouvernement du Québec tout entier, hormis un «commentaire d'usage» de votre collègue le ministre Jacques P. Dupuis, se tapit dans le silence...

Alors voici.

À l'instar de l'actuel gouvernement du Canada, quoique pas (forcément) pour les mêmes raisons - du moins jusqu'à nouvel ordre (qui sait en effet ce que nous réserve encore la Commission Gomery...?) - j'estime que vous et votre gouvernement avez perdu toute légitimité à détenir les rênes de l'État du Québec.

Par-delà toute couleur politique ou inclination foncière quant à l'avenir du peuple québécois, la soussignée citoyenne, pourtant sans ressources véritables ni pouvoir réel, ne peut plus vous reconnaître comme Autorité suprême de la Nation.

Nous avons actuellement en Québec un gouvernement que je qualifie d'irresponsable. Or le respect des lois et l'«obéissance libre» à celles-ci ne tiennent plus dans de telles conditions politiques et sociales.

Aussi, M. le Premier ministre Jean Charest, je crois que vous et votre gouvernement êtes devenus un danger réel pour le pays de Félix Leclerc.

Vous devez, j'en suis personnellement intimement convaincue, en tirer les conséquences dans les plus brefs délais.

Bien à vous, tous,

Mathilde François,
citoyenne québécoise,
3 mai 2005 

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