Sorel, 17 février 2005 - Gary Bettman a annoncé officiellement
l’annulation de la saison de hockey 2004-2005…Goodenow mentionne que
Bettman doit faire des excuses aux partisans…Mario Lemieux dit et je
cite : « Depuis que je suis devenu propriétaire d’une
franchise
de la ligue nationale, je sais que les organisations perdent beaucoup
d’argent… »
Lord Stanley doit se retourner dans sa tombe, annuler une finale de
Coupe Stanley à
cause d’une épidémie de grippe espagnole : c’est compréhensible. Mais,
priver les amateurs, soir après soir, de vivre pleinement la magie que
ce sport leur procure pour des raisons pécuniaires, cela dépasse
l’entendement!
Nous savons tous qu’une carrière de joueur de hockey dans la ligue
nationale ne dure que quelques années et, que pour y arriver, les
prospects doivent trimer dur, sans compter les investissements que leurs
parents ont du faire pour les aider à atteindre leur but. Il est donc
normal que les salaires des joueurs reflètent cette réalité. D’un autre
côté, les propriétaires de franchises dirigent des entreprises privées
et doivent générer des profits pour survivre et croître. Leurs livres
comptables que les équipes présentent aux joueurs devraient les inciter
à réduire leurs demandes. Et c’est ce qu’ils ont fait en présentant une
offre substantielle que Bettman et sa clique se sont empressés de
refuser. Offre, contre offre : nous avons ici une négociation tout ce
qui a de plus normale. Ce qui n’est pas normal…c’est l’énormité de la
chose, l’indécence de certains salaires et l’attitude « jemenfoutisme »
des joueurs millionnaires qui, de toute façon, vendent leurs services
aux plus offrants en Europe ou ailleurs.
N’oublions pas que de cent à trois cent emplois sont perdus et ce,
pour chaque équipe de la ligue. Sans compter les emplois indirects qui
sont aussi perdus. Soit ainsi plus de 4500 personnes peu fortunées qui
se retrouvent au chômage. Des gens comme vous et moi qui n’aspirent qu’à
gagner décemment leur vie.
Alors quand j’entends les plaintes des joueurs, je suis dégoûté.
Quand je les vois quitter le navire pour s’expatrier et ainsi démontrer
leur « SOLIDARITÉ » Je ne les comprends pas.
Il ne faut tout de même pas tous les mettre dans le même panier car
plusieurs joueurs dits de soutien, tel les Bégin, Rivet, Perrin et
autres, qui ont des salaires qui se rapprochent un peu de la réalité ne
peuvent se permettre de manqué une saison. Malheureusement, la majorité
des joueurs semblent avoir perdu le sens de la réalité et vivent dans un
monde parallèle. Je me souviens d’une anecdote à ce sujet : c’est
Patrice Brisebois du Canadiens de Montréal à qui un journaliste lui
demandait quelle était la moyenne des salaires annuels des amateurs qui
se rendait au centre Bell pour assister aux joutes. Patrice, bien
candidement, avançait le chiffre de 150 000 $ ! Voyons Patrice,
qu’est-ce que tu penses ? Le salaire minimum est de 7,45$ de l’heure !
Non, mais , qu’est-ce que tu vas dire à tes enfants , quelle éducation
tu vas leur donner ?
Bientôt, les partisans vont réaliser l’ampleur de ce lock-out , ils
penseront alors aux salaires des joueurs et à leurs demandes, ils ne
s’identifieront plus à leurs idoles et là, le hockey sera vraiment
malade et il n’y aura plus de remède.
Les enfants gâtés n’attireront plus la ferveur populaire. La qualité
du jeu dilué depuis plusieurs années ne suffira pas à ramener les
amateurs dans les arénas. Quel gâchis que cette annulation.
La solution? Des joueurs de remplacements. Oui, des joueurs qui
veulent jouer pour le plaisir du jeu, avec des salaires qui reflètent la
réalité. Les vedettes verront qu’ils sont vite remplacés dans le cœur
des partisans…...