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Droit à l’information, ou non respect…. Le prix
d’un «Scoop»
3 avril 2005 - Alors que présentement tous les rédacteurs de journaux un
peu partout à travers le monde connaissent déjà la une de leurs
quotidiens. Les chrétiens prient, dans l’attente de la fatalité, tous
prient pour que les derniers moments de Jean-Paul II se déroulent
dignement.
Bien que plusieurs curieux désirent savoir si il est mort ou non, trop
de monde semblent oublier qu’il est homme, qu’il a donné une grande
partie de sa vie à ses frères et sœurs chrétiens…
Je réalise aujourd’hui, que comme plusieurs personnes de ma communauté,
je suis baptisé en l’Église Catholique, mais comme plusieurs personnes
de ma communauté, je ne suis pas souvent présent à l’église le dimanche.
Jean-Paul II, qui, au moment d’écrire ses lignes, est entre la vie et la
mort, vie des moments qui devraient nous faire réfléchir… et surtout
dans un contexte qui me porte à réfléchir. À 13h, ce vendredi, on
annonçait sa mort, 30 minutes après le Vatican niait la nouvelle…
Certains fils de presse annonçait que l’électroencéphalogramme
n’indiquait plus de vie… 15 minutes après le Vatican niait cette
nouvelle en ajoutant que le Pape n’était même pas relié à ce genre de
machine.
Les spéculations vont bon train, il est 13h36 la station radio que
j’écoute fait jouer « Une colombe », en réfléchissant un moment à ce que
nous connaissons de notre Pape j’ai un frisson, et je verse même une
larme… La musique de Paul Baillargeon, les paroles de Marcel Lefebvre,
la voix de Céline Dion viennent chercher en moi des émotions que je
n’aurais pas pensé ressentir pour notre Pape, Il nous a donné 26 années
de sa vie, pour moi qui n’a que 34 ans c’est énorme. Je me questionne
sur mon droit à savoir comment il vit ses dernier moment. Le Pape a
donné aux mondes toutes ses dernières années, de quel droit lui refusons
nous l’intimité dans la mort, combien vaut pour les médias le « Scoop »
d’être les premiers à annoncer sa mort.
Karol Wojtyla nous a donné les dernières années de sa vie, sans compter,
combien d’entre nous aurions accompli son œuvre, lors des JMJ à Toronto,
à l’été 2004, il était présent. Il voulait voir les jeunes du monde
fêter leur foi en l’Église. Les médias, bien que reconnaissant son
travail, ne voyaient qu’à le juger, qu’a se demander si il devrait
demeurer en poste… de quel droit mettions nous en doute sa capacité à
siéger ? et aujourd’hui de quel droit les médias peuvent-ils s’empresser
à faire fonctionner la machine à rumeur, de quel droit nous promenons
nous d’une station à l’autre juste pour savoir si il est mort !
Le prix d’un « scoop » vaut-il le manque de respect que nous devrions
accorder à celui qui nous aura donné plus d’un quart de siècle.
Où doit donc s’arrêter notre droit à l’information ?
Patrick Gauthier
Coolteam_2003@hotmail.com
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