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samedi 10 juillet 2004

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Après bientôt 4 ans d'existences, le conseil municipal de Sorel-Tracy a-t-il les capacités et la volonté de se donner un plan directeur de développement pour l'avenir, ou préfère-t-il agir suivant l'humeur du temps !
Jean-Yves Landreville

Bonjour,

En temps normal, (mandat de 4 ans), dans trois mois (2004) nous serions en élection municipales.  Comme le mandat exceptionnel est de 5 ans (2005) il reste un peu plus d’en an avant les élections municipal.

 

Nous pouvons lire dans le journal la presse (3 juillet 2004) que M. Yvon Boisvent faisait part, récemment de l’intention de la ville de Calgary de planifier son développement pour les 100 prochains cent ans.

 

L’auteur de ce document, Pierre Légaré dit : J’ai une profonde admiration pour les gens qui prétendent voir cent à l’avance alors qu’on ne sait même pas combien coûtera le litre d’essence  après-demain, mais je crois que la façon de faire qu’a choisie la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu et sa région est plus réaliste et réalisable. On y trouve également, à mon humble avis, plusieurs leçons utiles pour nos politiciens.

 

Ceux qui la dirigent présentement sont des gens pragmatiques. Quand Québec a décrété les fusions, ils ont pris les devants et préféré la faire eux-même plutôt que de la subir.

 

L’an dernier, ces même dirigeants ont pris l’initiatives de faire ce que toutes les nouvelles villes fusionnées auraient dû logiquement faire, dès le départ : consulter leur nouvelles  << famille élargie >>,  Les faire  s’asseoir ensemble, émettre leurs visions respectives, leur permettre de les comparer, de les ajuster, d’en dégager une vision qui serait désormais commune. C’est ce qu’ils ont fait, pendant six mois.

 

Près de 1000 personnes y ont participé, certaine en leur propre nom, d’autres mandatées. Elles étaient de tous les milieux : public, privé, commerce, santé, agriculture, éducation, organisateur de congrès, historiens, agent de développement, transporteur, environnementalistes, étudiants, intervenants sociaux, hôteliers, vignerons, promoteurs,  syndicalistes, et directeurs d’usines. A l’échelle du Québec, c’est comme si 75 000 personnes s’étaient présentées à une consultation nationale.

 

C’est là une leçon pour nos politiciens , pour plusieurs raisons.

 

En premier lieu, ces élus ont fait cette consultation <<  avant  >>, pour asseoir leur légitimité, et non pas  << après >> pour tenter de la recouvrer.

 

Ce fut aussi une vraie consultation où les élus avaient le crayon et les citoyens avaient le micro, non l’inverse.

 

Ce fut une consultation éclairante, permettant de voir les failles, les vides, les faiblesses, mais surtout une consultation constructive,  non-partisane,  où on a cherché à comprendre les causes plutôt qu’à trouver les coupables, où on a laissé s’exprimer librement le souhaitable et le possible, en se réservant, pour plus tard seulement, l’examen du faisable.

 

Il en a résulté un Guide de Planification Stratégique, présenté, lors d’un sommet diffusé par le biais d’un encart gratuit dans la presse régionales, consultable en tout temps sur le site web de la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu.

 

Ce qu’on y retrouve est à l’image de ce qui précède : Clair, articulé;, réaliste.  Un bref historique, un profil socio-économique, un tableau de l’organisation urbain, sociale et communautaire, un portrait de la gouvernance. Suivent les propositions et recommandations avec, en premier, les plus urgentes et les plus déterminantes. Pour finir, un plan d’action, un échéancier, les moyens proposés pour atteindre les objectifs établis.

 

C’est là une leçon pour tous les groupes de pressions qui entendent boycotter une consultation à laquelle les convie un gouvernement dûment élu, sapant ainsi la solidarité et méprisant la démocratie  dont ils se tardent pourtant d’être représentants.

 

Cette façon de faire est ce que doit devenir désormais, l’exercice du leadership. L’époque où, dans une entreprise, une organisation ou une ville une seule personne ou un seul groupe possédait la vision, la compétence et les ressources est révolue.

 

Le nouveau leadership doit maintenant repérer les bonnes personnes se trouvant aux bon endroits, leur faire exprimer leurs visions et leur volontés, favoriser la mise en commun de leurs ressources, éliminer les obstacles qui pourrait diviser, affaiblir ou décourager leur actions.

 

Plutôt que d’imposer, ce nouveau leadership doit rassembler , catalyser et multiplier les forces déjà présentes. Une fois  les visions individuelles colligées, il a la responsabilité de les remettre en perspectives, d’en trouver les points d’opposition et de conjonction, d ‘en déterminer l’agencement, les priorités et les urgences, d’en éveiller la dynamique et de la retourner à ceux qui ont la compétence, les ressources et la volonté qu’ils ont eux-même exprimés et offerts, d’y imprimer une conscience collective.

 

Le développement ainsi planifié possède une garantie essentielle, il est forcément durable. Les visions conjuguées d’un agriculteur, d’un promoteur immobilier et d’un environnementaliste doivent en effet, pour devenir vision commune, être nécessairement celles d’un développement durable, ou cette vision commune n’existera tout simplement pas.

 

Autre leçon, un tel guide  de développement, échafaudé  à partir  de la vision collective des gens concernés, se trouve à fournir à leurs élus l’argument  qu’ils pourront désormais invoquer, chaque fois pour accepter, refuser appuyer, offrir,  promouvoir , décourager, solliciter, catalyser, faciliter, ou reporter : la légitimité.

 

Les décisions prises seront désormais déterminées non par l’humeur du moment, une menace de chantage, la collusion ou le myope résultat d’un quelconque sondage.

 

Elle seront plutôt la réponse collective et durable de  milliers de personnes et ceux qui voudront en contester la légitimité auront à s’atteler de bonne heure.

 

Une démarche réaliste et solide que le conseil municipal de la  ville de Sorel-Tracy n’a pas réaliser dans 4 ans de pouvoir  pour des raisons que vous connaissez : A vous des énumérer.

 

L’avenir ça se prépare, il est temps d’y penser,  à l’automne il faudra agir, l’avenir de Sorel-Tracy a besoin de gens compétents et dévoués,  implique toi.

 

Ce document est le reflet de ma vision, j’en remercie M. Pierre Légaré.

 

Jean-Yves Landreville

http://www.oeil-bas-richelieu.com/index.htm  

 

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