Après bientôt 4 ans
d'existences, le conseil municipal de Sorel-Tracy a-t-il les capacités
et la volonté de se donner un plan directeur de développement pour
l'avenir, ou préfère-t-il agir suivant l'humeur du temps !
Jean-Yves Landreville
En
temps normal, (mandat de 4 ans), dans trois mois
(2004) nous serions en élection municipales. Comme le mandat
exceptionnel est de 5 ans (2005) il reste un peu plus d’en an avant
les élections municipal.
Nous
pouvons lire dans le journal la presse (3 juillet 2004) que M. Yvon
Boisvent faisait part, récemment de l’intention de la ville de
Calgary de planifier son développement pour les 100 prochains cent
ans.
L’auteur
de ce document, Pierre Légaré dit : J’ai une profonde
admiration pour les gens qui prétendent voir cent à l’avance alors
qu’on ne sait même pas combien coûtera le litre d’essence
après-demain, mais je crois que la façon de faire qu’a
choisie la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu et sa région est plus réaliste
et réalisable. On y trouve également, à mon humble avis, plusieurs
leçons utiles pour nos politiciens.
Ceux
qui la dirigent présentement sont des gens pragmatiques. Quand Québec
a décrété les fusions, ils ont pris les devants et préféré la
faire eux-même plutôt que de la subir.
L’an
dernier, ces même dirigeants ont pris l’initiatives de faire ce que
toutes les nouvelles villes fusionnées auraient dû logiquement faire,
dès le départ : consulter leur nouvelles
<< famille élargie >>,
Les faire s’asseoir
ensemble, émettre leurs visions respectives, leur permettre de les
comparer, de les ajuster, d’en dégager une vision qui serait désormais
commune. C’est ce qu’ils ont fait, pendant six mois.
Près
de 1000 personnes y ont participé, certaine en leur propre nom,
d’autres mandatées. Elles étaient de tous les milieux :
public, privé, commerce, santé, agriculture, éducation,
organisateur de congrès, historiens, agent de développement,
transporteur, environnementalistes, étudiants, intervenants sociaux,
hôteliers, vignerons, promoteurs,
syndicalistes, et directeurs d’usines. A l’échelle du Québec,
c’est comme si 75 000 personnes s’étaient présentées à une
consultation nationale.
C’est
là une leçon pour nos politiciens , pour plusieurs raisons.
En
premier lieu, ces élus ont fait cette consultation <<
avant >>,
pour asseoir leur légitimité, et non pas
<< après >> pour tenter de la recouvrer.
Ce
fut aussi une vraie consultation où les élus avaient le crayon et
les citoyens avaient le micro, non l’inverse.
Ce
fut une consultation éclairante, permettant de voir les failles, les
vides, les faiblesses, mais surtout une consultation constructive,
non-partisane, où
on a cherché à comprendre les causes plutôt qu’à trouver les
coupables, où on a laissé s’exprimer librement le souhaitable et
le possible, en se réservant, pour plus tard seulement, l’examen du
faisable.
Il
en a résulté un Guide de Planification Stratégique, présenté, lors
d’un sommet diffusé par le biais d’un encart gratuit dans la presse
régionales, consultable en tout temps sur le site web de la ville de
Saint-Jean-sur-Richelieu.
Ce
qu’on y retrouve est à l’image de ce qui précède : Clair,
articulé;, réaliste. Un
bref historique, un profil socio-économique, un tableau de
l’organisation urbain, sociale et communautaire, un portrait de la
gouvernance. Suivent les propositions et recommandations avec, en
premier, les plus urgentes et les plus déterminantes. Pour finir, un
plan d’action, un échéancier, les moyens proposés pour atteindre
les objectifs établis.
C’est
là une leçon pour tous les groupes de pressions qui entendent
boycotter une consultation à laquelle les convie un gouvernement dûment
élu, sapant ainsi la solidarité et méprisant la démocratie
dont ils se tardent pourtant d’être représentants.
Cette
façon de faire est ce que doit devenir désormais, l’exercice du
leadership. L’époque où, dans une entreprise, une organisation ou
une ville une seule personne ou un seul groupe possédait la vision, la
compétence et les ressources est révolue.
Le
nouveau leadership doit maintenant repérer les bonnes personnes se
trouvant aux bon endroits, leur faire exprimer leurs visions et leur
volontés, favoriser la mise en commun de leurs ressources, éliminer
les obstacles qui pourrait diviser, affaiblir ou décourager leur
actions.
Plutôt
que d’imposer, ce nouveau leadership doit rassembler , catalyser et
multiplier les forces déjà présentes. Une fois
les visions individuelles colligées, il a la responsabilité de
les remettre en perspectives, d’en trouver les points d’opposition
et de conjonction, d ‘en déterminer l’agencement, les priorités
et les urgences, d’en éveiller la dynamique et de la retourner à
ceux qui ont la compétence, les ressources et la volonté qu’ils ont
eux-même exprimés et offerts, d’y imprimer une conscience
collective.
Le
développement ainsi planifié possède une garantie essentielle, il est
forcément durable. Les visions conjuguées d’un
agriculteur, d’un promoteur immobilier et d’un environnementaliste
doivent en effet, pour devenir vision commune, être nécessairement
celles d’un développement durable, ou cette vision
commune n’existera tout simplement pas.
Autre
leçon, un tel guide de développement,
échafaudé à partir de
la vision collective des gens concernés, se trouve à fournir à leurs
élus l’argument qu’ils
pourront désormais invoquer, chaque fois pour accepter, refuser
appuyer, offrir, promouvoir
, décourager, solliciter, catalyser, faciliter, ou reporter : la légitimité.
Les
décisions prises seront désormais déterminées non par l’humeur du
moment, une menace de chantage, la collusion ou le myope résultat
d’un quelconque sondage.
Elle
seront plutôt la réponse collective et durable de
milliers de personnes et ceux qui voudront en contester la légitimité
auront à s’atteler de bonne heure.
Une
démarche réaliste et solide que le conseil municipal de la
ville de Sorel-Tracy n’a pas réaliser dans 4 ans de pouvoir
pour des raisons que vous connaissez : A vous des énumérer.
L’avenir
ça se prépare, il est temps d’y penser,
à l’automne il faudra agir, l’avenir de Sorel-Tracy a besoin
de gens compétents et dévoués, implique
toi.
Ce
document est le reflet de ma vision, j’en remercie M. Pierre Légaré.
Jean-Yves
Landreville
http://www.oeil-bas-richelieu.com/index.htm
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