Trafic dans
l'influence
Référence : « Les p'tits
roberts de la Grand'rousse » (http://www.vigile.net/ds-actu/docs4a/8-10.html#tljlg)
Il y a matière à réflexion pour Gesca
dans ce petit texte ponctuel.
Je suis également très déçue du traitement politique (entendez:
tendancieux) de l'information au sein de l'ensemble du réseau, à
commencer par La Presse et Le Soleil.
C'est dommage, car si vous parvenez (sans doute) à «enrégimenter»
des gens dans votre Canadian Vision du Québec, en revanche vous
perdez toute crédibilité intellectuelle auprès d'une autre partie de
la population lectrice de vos papiers (un peu plus vigilante d'esprit
ou, en tout cas, moins sensible à ce qu'il faut bien nommer: la «propagande»).
Cela dit, nonobstant les positions idéologiques elles-mêmes. Qui ont
droit de cité. Et de se voir citées. Messieurs Dubuc et Pratte ont
parfaitement le droit, en effet, et par exemple, de défendre ou de
promouvoir le fédéralisme (même si ce terme a perdu toute
signification au sein du Canada hors-Québec, à telle enseigne que les fédéralistes
les plus «purs et durs» - i.e. étymologiquement authentiques -
sont probablement à chercher au sein de la colonie des... souverainistes
québécois).
Quand les mots ne veulent plus rien dire.
Et qu'ils ne servent plus qu'à embobeliner...
Mais parlons-en, justement, de ces «visions» qui ont droit de citer
leurs propres saisies du monde. Incidemment l'autre vision - la
vision d'un Québec libre et indépendant, par exemple -, on ne la voit
pas beaucoup en vos pages. André Pratte, Alain Dubuc le «007»*,
Jean-Jacques Samson, Gilbert Lavoie, Michèle Ouimet et autres Lysiane
Gagnon expriment leurs opinions, qui visiblement, à la lumière de leur
pérennité dans les lieux, semblent plaire aux grands patrons du
puissant et richissime conglomérat Gesca / Power Corp. Jusque-là,
rien à redire. Ou bien peu.
Sauf que ce n'est plus là une presse d'information, de réflexion, de débats.
C'est une presse idéologique d'influence.
Et dans une démocratie digne de ce nom, messieurs/dames qui par
ailleurs avez la leçon et la baguette morale toujours leste, ce n'est
pas exactement un fleuron à porter à votre boutonnière.
Marianne Vaucouleurs,
Lévis, Québec
* Pour désigner, on l'aura compris, la
multiplication des pains de monsieur aux quatre coins du Québec par le
biais des sept quotidiens français du groupe. Si ça ce n'est pas du bourrage
de crâne, que l'on m'explique par a+b en quoi deux et deux font
cinq.