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dimanche 15 août 2004

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Trafic dans l'influence

Référence : « Les p'tits roberts de la Grand'rousse » (http://www.vigile.net/ds-actu/docs4a/8-10.html#tljlg)

Il y a matière à réflexion pour Gesca dans ce petit texte ponctuel.

Je suis également très déçue du traitement politique (entendez: tendancieux) de l'information au sein de l'ensemble du réseau, à commencer par La Presse et Le Soleil.

C'est dommage, car si vous parvenez (sans doute) à «enrégimenter» des gens dans votre Canadian Vision du Québec, en revanche vous perdez toute crédibilité intellectuelle auprès d'une autre partie de la population lectrice de vos papiers (un peu plus vigilante d'esprit ou, en tout cas, moins sensible à ce qu'il faut bien nommer: la «propagande»).

Cela dit, nonobstant les positions idéologiques elles-mêmes. Qui ont droit de cité. Et de se voir citées. Messieurs Dubuc et Pratte ont parfaitement le droit, en effet, et par exemple, de défendre ou de promouvoir le fédéralisme (même si ce terme a perdu toute signification au sein du Canada hors-Québec, à telle enseigne que les fédéralistes les plus «purs et durs» - i.e. étymologiquement authentiques - sont probablement à chercher au sein de la colonie des... souverainistes québécois).

Quand les mots ne veulent plus rien dire.
Et qu'ils ne servent plus qu'à embobeliner...

Mais parlons-en, justement, de ces «visions» qui ont droit de citer leurs propres saisies du monde. Incidemment l'autre vision - la vision d'un Québec libre et indépendant, par exemple -, on ne la voit pas beaucoup en vos pages. André Pratte, Alain Dubuc le «007»*, Jean-Jacques Samson, Gilbert Lavoie, Michèle Ouimet et autres Lysiane Gagnon expriment leurs opinions, qui visiblement, à la lumière de leur pérennité dans les lieux, semblent plaire aux grands patrons du puissant et richissime conglomérat Gesca / Power Corp. Jusque-là, rien à redire. Ou bien peu.

Sauf que ce n'est plus là une presse d'information, de réflexion, de débats. C'est une presse idéologique d'influence.

Et dans une démocratie digne de ce nom, messieurs/dames qui par ailleurs avez la leçon et la baguette morale toujours leste, ce n'est pas exactement un fleuron à porter à votre boutonnière.

Marianne Vaucouleurs,
Lévis, Québec

* Pour désigner, on l'aura compris, la multiplication des pains de monsieur aux quatre coins du Québec par le biais des sept quotidiens français du groupe. Si ça ce n'est pas du bourrage de crâne, que l'on m'explique par a+b en quoi deux et deux font cinq.

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