Santé & Travail
Avec Marie-Hélène Millen
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Une EXPERTISE
si près de vous !

Peut-on retrouver le bonheur après un congédiement, un accident d'automobile ou un accident de travail ?

En 24 ans de pratique comme représentante du cabinet Millen Millen Inc. avocats et CRHA j’ai dû faire face à plusieurs personnes en détresse. Nous recevons toujours à nos bureaux des gens qui vivent une période très difficile dans leur vie soit parce qu’ils viennent d’être congédiés, ou qu’ils ont eu un accident d’automobile ou un accident de travail.

Lorsque ces gens se présentent à notre bureau ils sont souvent en état de crise et ce, pour les raisons suivantes :

Prenons le cas d’un congédiement, lorsqu’il y a une perte d’emploi cela est très douloureux pour l’employé (e). C’est un traumatisme violent. Ces gens vivent un choc, c’est un peu comme s’ils perdaient leur identité. Le travail d’une personne c’est un peu comme sa colonne vertébrale. Les travailleurs n’ont plus d’interactions avec les gens et ils ne peuvent plus développer leurs compétences et ce, jusqu’à temps qu’ils se trouvent un autre emploi. Ils n’ont plus le sens de la valorisation, donc pour eux c’est comme si tout s’écroulait. Le congédiement c’est un deuil à surmonter et pour lequel l’employé (e) doit faire face (au choc, au déni, à la colère, à la tristesse et à l’acceptation).

Le deuil est différent d’une personne à l’autre, il ne se vit pas de la même façon et son temps de guérison n’est pas le même pour chaque personne. Il faut seulement que la personne concernée s’accorde du temps et accepte de vivre ce deuil et ne pas se culpabiliser.

Il y a une phase difficile à traverser lors du congédiement, c’est la baisse du revenu qui affecte l’employé (e) ou s’il y a lieu sa famille et qui dans la majorité des cas affecte le couple. La perte d’argent est toujours un facteur très stressant.

Après avoir rencontré des anciens employé (es) qui avaient été congédiés et qui étaient déjà venus nous rencontrer à notre bureau et après discussion avec eux, la majorité s’étaient retrouvé un nouvel emploi et ils étaient très heureux et ce changement d’emploi leur apportait de nouveaux défis et la plupart m’ont dit que finalement c’était pour le mieux. Ils étaient pour la plupart plus heureux qu’auparavant.

En ce qui a trait à un accident d’automobile ou un accident de travail, le physique et le psychique est souvent grandement affecté chez les accidentés. Il y a un certain nombre de personnes qui restent avec des séquelles temporaires ou permanentes soit au niveau physique et/ou psychique. Les gens qui restent avec des séquelles permanentes vivent souvent avec de la douleur chronique et doivent prendre de la médication qui parfois nécessite une certaine adaptation car ce n’est pas tous les médicaments qui conviennent à l’accidenté, c’est ce que l’on appelle du cas par cas et ils doivent en essayer parfois plusieurs jusqu’à temps qu’ils tombent sur celui qui leur convient. Il arrive dans bien des cas que la personne prenne du poids à cause de l’antidépresseur, ce qui n’est pas facile autant pour l’homme que la femme. Mais le mieux est de se soigner et de tenter d’ajouter l’exercice à notre quotidien pour notre santé mentale et pour notre poids.

 

Très souvent les accidentés doivent avoir recours à cause de leurs blessures ou de leurs douleurs à des traitements appropriés à leur cas, tels que la physiothérapie, l’ergothérapie, l’acupuncture, l’ostéopathie, la kinésiologie, la psychologie et parfois jusqu’à la psychiatrie. Des séances de psychologie sont souvent nécessaires soit pour travailler sur la douleur, la dépression suite à un accident, la relation de couple qui s’est dégradée soit suite à une baisse de revenu ou suite à l’état du conjoint qui va mal depuis l’accident, sur l’agressivité ou même sur des pensées suicidaires. Également plusieurs consultent suite à un choc post traumatique suite à un accident, exemple : choc suite à un accident d’automobile donc ne plus être capable de reprendre la route ou ne plus vouloir conduire soit lorsqu’il neige ou pleut abondamment. Il y a aussi l’exemple d’un employé qui aurait vu son bras rester coincé dans une machine.

 

Les accidentés qui restent avec de la douleur chronique peuvent avoir accès à la clinique de la douleur chronique qui est là pour la gestion de la douleur. Je vous réfère donc à l’association québécoise de la douleur chronique AQDC pour bien comprendre leur mission d’améliorer la condition et de réduire l’isolement des personnes atteintes de douleur chronique au Québec.  

 

Après avoir interviewé des accidentés de la route ou du travail, voici leurs commentaires : 

Monsieur X me dit que cela à été très long avant de retrouver le bonheur après son accident de travail car les démarches sont très longues au niveau juridique. Durant lesdites démarches Monsieur X a vécu du stress, des moments de colère à cause de la baisse de revenu et de sa condition physique et psychique et de sa douleur. Il a dû aller voir des spécialistes pour obtenir des expertises médicales.  Le stress d’être confronté à la justice était un atout très négatif dans son cas. De plus, il a fait une dépression et il avait des idées noires. Il a dû aller consulter une psychologue. Il avait de la difficulté à dormir. Finalement, Monsieur X a gagné sa cause et cela était très valorisant dans son cas après toutes ces années. Le plus difficile pour lui c’est qu’il m’a confié que c’est très difficile de retrouver une vie normale après un accident du travail. Par contre, il m’a dit qu’avec les années, oui tu peux retrouver le bonheur et ce qu’il l’aide énormément c’est d’être entouré de ses petits-enfants et de pouvoir les voir vieillir. Par contre, il ne pourra jamais rattraper les années qu’il a perdues. Mais pour être heureux, il faut s’attacher au petit bonheur comme voir grandir ses petits- enfants et les prendre dans ses bras. 

Monsieur Y a été victime d’un accident de travail. Il a tombé de plusieurs pieds en bas d’une échelle et a dû se faire amputer sa jambe gauche. Celui-ci a eu et a toujours le syndrome du membre fantôme suite à son amputation. De plus il vit avec une douleur chronique. Il a dû aller consulter psychologue et psychiatre. Celui-ci m’explique avoir perdu confiance en la CNESST et se sentir très isolé. Il est aux prises avec un choc post-traumatique, il n’est plus capable ou presque d’aller dans les hôpitaux depuis son amputation car cela lui rappelle de trop mauvais souvenirs. Lors de mon interview, selon ce qu’il me dit clairement, il ne retrouvera jamais le bonheur qu’il avait avant l’événement, sauf ce qui le tient en vie c’est de voir ses petits-enfants cela lui donne un moment de bonheur lorsqu’ils les voient. 

Madame X a eu un accident de voiture à l’âge de 23 ans. Alors qu’elle conduisait son véhicule et qu’il tombait une bonne quantité de neige et qu’elle se dirigeait en direction de la maison, elle a perdu le contrôle de son véhicule à cause d’une accumulation de neige et elle a fait un face à face. Son véhicule a été déclaré perte totale. Elle a été transportée d’urgence à l’hôpital et les diagnostics qui ont été émis sont fracture de la hanche droite et fracture du genou gauche. Elle a été hospitalisée quelques jours et a dû faire de la physiothérapie. Celle-ci a dû aller consulter un psychologue car elle a eu un choc post-traumatique suite à l’accident d’automobile. Elle a toujours de la difficulté à conduire lorsqu’il neige, lorsqu’elle est sur une route qui rencontre les autres véhicules ainsi que lorsqu’elle est passagère dans un véhicule. Elle se met à crier et à se fermer les yeux lorsqu’elle est passagère. Elle me dit avoir retrouvé le bonheur malgré l’accident. Elle appréciait la vie avant mais depuis cet accident elle apprécie toutes les petites choses de la vie. Ce qui l’a touché énormément, c’est le fait que tous ses ami(es) sont venus la voir à l’hôpital et elle a réalisé que lorsque tu aides des gens et que tu as des bons ami(es) ils sont là pour toi lorsque tu en as besoin.  Avant l’accident elle avait des projets qu’elle voulait réaliser, mais maintenant elle fonce et elle réalise le tout. Donc, il est possible de retrouver le bonheur en s’aidant soi-même et en mettant les choses de notre côté et de foncer dans la vie. 

P.S. : Veuillez prendre note que les témoignages ne sont pas fictifs, j’ai pris le temps de bien discuter avec chaque personne.

 

Marie-Hélène Millen
CRHA & directrice de la gestion des dossiers
Travail et invalidité
Millen Millen inc.
http://millenmillen.com/

 

 
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