Par Hélène Goulet

CHRONIQUE : DE QUOI J'ME MÊLE !
Par Hélène Goulet
 

Une journée de merde, ça arrive même si t’es heureuse

Dans ma dernière chronique, je vous parlais du bonheur simple et des plaisirs de la vie.

Mais voilà, le bonheur ne peut exister sans une bonne dose de malheur.  Oui, il y a les grands malheurs, les deuils, mais il existe aussi les petits malheurs, tout comme il existe les petits bonheurs dont je vous entretenais récemment.

Ben hier, laissez-moi vous dire que ce fut une véritable journée de merde. Voilà, c’est dit et ça fait du bien. Faisons sortir le méchant comme on pète un gros bouton de deux tonnes lorsqu’on est ado.

Ça a commencé, il faisait chaud. Ça, ce n’est pas grave. Mais l’humidité qui l’accompagne, oui. Et travailler dans un bureau au 2e étage, sans climatiseur, ça fatigue sa femme.

L’ordi m’a aussi donné un peu de fil à retordre, ça arrive tout le temps quand ce n’est pas le temps, ça, vous le savez. Un ordi, s’est fait pour éprouver nos nerfs à l’occasion. Mais bon, j’ai finalement réglé mon problème assez rapidement.

J’avoue avoir été un peu épaisse car j’avais prévu cuire un gros poulet. Par cette chaleur, oui. Et comme le poulet était frais, je ne pouvais pas remettre ça à plus tard.

Deux heures et demie de cuisson à 350 ° F, c’est plutôt chaud.

Double tataise, je n’avais pas non plus pensé au fait qu’il fallait le désosser, après. Mais là, mon chum s’est montré généreux, comme à son habitude, et a fait la job à ma place.

Par la suite, je suis allée porter les restes, ainsi que le bouillon, au congélateur du sous-sol.

Comme je suis sur le point de déménager, la cave est sens dessus-dessous parce que je suis en train de faire du ménage. Évidemment, je me suis enfargée et j’ai tombé  dans le sac de RDD (résidus domestiques DANGEREUX). Me suis écorchée un peu partout mais j’ai évité le coin du mur, au moins ça.

Je sais ce que vous allez penser : elle avait son pot de bouillon de poulet dans les mains et ça a revolé partout.  Eh bien non, chers lecteurs : je suis tombée APRÈS avoir déposé mon stock au congélo ! C’est d’ailleurs la première chose à laquelle j’ai pensé quand je suis tombée : pas à savoir si j’étais sérieusement blessée, mais bien « fiou, j’ai évité la catastrophe ». Voyez, la chance, ça arrive même dans la malchance !!!

Et comme j’étais au sous-sol, autant en profiter pour sortir le linge propre de la sécheuse, n’est-ce pas ?  La seule chose, c’est que c’était du blanc et je ne m’étais pas aperçu que je saignais au bras : bref, j’ai taché les vêtements. Lavage à recommencer…

Sur ces entrefaites, le téléphone sonne. C’est Clo.

-         Allo ma belle !

-         Allo maman !  Juste pour te dire que je ne pourrai pas venir te voir en fin de semaine comme prévu. Je suis TRÈS occupée…

-         Ahhhhh, c’est plate, ça. Quand pourras-tu venir ?

-         Là, je ne sais pas. J’ai recommencé à enseigner et il y a beaucoup de travail, c’est fou !  Peut-être en septembre, mais on est bien occupé…

-         T’as pas une ‘tite couple d’heures pour ta vieille mère ?

-         Je vais faire mon possible…

À l’étage, mon chum s’acharnait sur un vieux projecteur de diapositives rescapé de mon ménage, qu’il veut utiliser à l’occasion d’une prochaine fête de famille.

Quand ça fait 40 ans que le dit projecteur n’a pas fonctionné, faut s’attendre à de la résistance. On a gossé là-dessus, ça ne fonctionnait pas, sauf qu’une lampe de projecteur, c’est chaud en titi. On dégoutait. Et moi, dans ces moments-là, disons que je suis « impatiente ». Mon chum ajouterait ici que le mot est faible.

Je ne sais pas, après tout ça, j’ai eu comme un coup de fatigue. J’avais le visage rouge, je n’étais comme plus capable de bouger. Me suis juste trainée dehors pour prendre l’air frais.

Dehors, les deux chattes, Zézette et Fillotte se chicanaient, ça grognait pas à peu près.

-         Assez, les filles ! Vous me tapez sur les nerfs. Je ne vous donnerai pas vos « Temptations » aujourd’hui ! « Chenaillez ailleurs ! »

Ça s’est calmé un peu, les deux s’observant d’un regard torve à bonne distance l’une de l’autre.

-         Grosse journée, hein, ma belle ?  a dit mon chum, alors qu’on relaxait finalement sur le balcon.

-         Ouais… Mais bon, ce ne sont que de petits inconvénients de la vie. Y a des journées de même…

Faut toujours essayer de prendre le bon côté des choses car il y a pire dans la vie. Finalement, ça m’a donné du matériel pour écrire cette chronique.

Vu de même…

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