mardi 22 avril 2008

Pour promouvoir le don d'organes, la SQ et la MRC s'impliquent pour la cause

La Sûreté du Québec et la MRC du Bas-Richelieu ont officiellement signé, en conférence de presse, un contrat social pour promouvoir le don d'organes et de tissus sur l'ensemble du territoire bas-richelois.

De gauche à droite : lieutenant Richard Tremblay, adjoint au commandant et président de l’Association Canadienne des Dons d’Organes; André Roy, directeur général de la Sûreté du Québec, poste de la MRC du Bas-Richelieu, Raymond Arel, préfet de la MRC du Bas-Richelieu; inspecteur-chef Christian Chalin, commandant du district de la Montérégie de la Sûreté du Québec, entourent madame Chantal Landry qui possède une attitude positive et une bonne humeur exemplaire, malgré sa maladie.

Sollicitées par la Sûreté du Québec, toutes les municipalités de la MRC du Bas-Richelieu desservies s'engagent à insérer, dans la correspondance avec leurs citoyens, le dépliant « Merci de signer pour la vie » qui contient l'autocollant autorisant le prélèvement d'organes et de tissus lors du décès d'une personne et indiquant aussi que le donneur a avisé sa famille de sa décision. De plus, ce même dépliant répond également à de nombreuses questions pour bien éclairer cette décision. « La Sûreté et ses partenaires croient être en mesure de distribuer plus d'un demi-million de dépliants en territoire montérégien » a déclaré l'inspecteur-chef Christian Chalin, commandant du district de la Montérégie, à la Sûreté du Québec.

La population québécoise est très favorable au don d'organes. Selon un sondage Canada Speaks, de juillet 2006, les répondants du Québec sont toujours très favorables, et ce, à 84 % (82 %, en 2004) à faire don de leurs organes et tissus après le décès, mais 33 % (37 %, en 2004) n'ont pris aucune disposition pour manifester leur consentement. Ce sont aussi les répondants du Québec qui, dans la plus grande proportion, soit 66 %, ont informé leurs proches de leur volonté.

Malgré cette faveur populaire, le nombre de personnes en attente d'une transplantation d'organes, au Québec, s'élève à plus de 1 000 patients depuis maintenant deux ans, chiffre qui augmente sans cesse. Depuis 2004, chaque année, le nombre de personnes décédées, faute d'avoir reçu à temps la transplantation nécessaire, décroît en raison de toutes les actions entreprises. Malgré tout, en 2007, 37 personnes sont décédées pendant l'attente, 37 personnes de trop.

Greffée depuis plusieurs années, Lise Marchildon, de St-Robert, pose en compagnie de Chantal Landry.

En support à cette conférence de presse, et pour bien sensibiliser les gens à cette cause, madame Chantal Landry, qui est en attente d'un poumon depuis avril 2007, s'est montrée très convaincante aux besoins criant de don d'organes. Atteinte d'une maladie plutôt rare, qui n'évacue pas assez le CO2 de ses poumons, madame Landry habite le Nouveau-Brunswick, mais elle est installée à la Maison des greffés de Montréal depuis trois mois, loin de ses enfants et de sa famille. « Ma seule chance de survie à long terme est une greffe de poumon, disait-elle. C'est très important de signer votre carte pour le don d'organes et d'en parler aux gens autour de vous, afin de répondre aux nombreuses personnes dans le besoin. Vous avez la chance de sauver des vies ! », concluait-elle

Tout le monde peut devenir donneur : le donneur de coeur le plus âgé avait 62 ans, le donneur de foie le plus âgé avait 88 ans, celui des reins avait 81 ans, le plus vieux pour les poumons avait 71 ans, le pancréas avait 47 ans et un donneur de cornée avait 100 ans, et le plus jeune donneur avait 20 jours. D'ailleurs, dans la salle était présente une femme de St-Robert qui a bénéficié d'une greffe il y a plusieurs années.

Selon une étude sur les perceptions des familles qui ont vécu l'expérience du don d'organes, en consentant au nom d'un proche, celles-ci ont souligné que d'avoir procédé au don d'organes leur a apporté un certain réconfort et a donné un sens à une fin de vie tragique. Selon cette même étude, elles prendraient la même décision si cela était à refaire.

Le don d'organes profite non seulement au receveur, mais également à leurs familles et, dans une certaine mesure, aux familles des donneurs.

Cette cause si humaine, dont s'implique la SQ, fait partie des valeurs véhiculées à la Sûreté du Québec, précisait l'inspecteur-chef Christian Chalin. « Nous manifestons de la considération à l'égard de nos citoyens et de nos partenaires, et c'est par respect à leur égard, que nous déployons tous ces efforts de sensibilisation envers cette noble cause, au nom des 1 106 personnes en attente » Toujours selon monsieur Chalin, la SQ souhaite augmenter le nombre de donneurs au Québec (135 donneurs, en 2007) et inviter ces derniers à informer leurs proches de leur volonté.

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par Jean Doyon
 
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