mardi 01 avril 2008

Forges de Sorel: la survie n’est jamais acquise selon le président

Joey Olivier - Journal La Voix 29 mars 2008

Pour réussir à survivre dans le secteur manufacturier dans un contexte de mondialisation, les directions et employés ont intérêt à marcher dans une direction commune. N’eut été de l’étroite collaboration entre la direction des Forges de Sorel et le syndicat des employés, l’entreprise n’aurait pas survécu.

Voilà l’essentiel du message lancé par le président des Forges de Sorel, Michel Tellier, lors de sa conférence à l’occasion du Souper du président, mercredi. «En 1990, pour traverser la crise que nous traversions, les employés ont fonctionné avec des horaires de travail partagé durant 39 semaines. Le but ultime était de sauver l’usine et nous avons passé au travers en équipe. C’est ce qui fait que nous sommes encore ici aujourd’hui», a-t-il fait valoir.

L’entreprise qui investira 30 millions de dollars d’ici trois ans a changé de propriétaires souvent et a été obligée de se battre pour traverser les crises dans le secteur manufacturier. L’usine soreloise est aujourd’hui reconnue en acier à moules à travers le monde, notamment au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Asie et au Brésil. Durant sa conférence, le président a dressé l’historique depuis la fondation de Sorel Industries par les frères Simard, jusqu’à l’achat, en 2004, par A. Finkl & Sons.

Il a également souligné que malgré que son entreprise dégage entre trois et 25 millions de profits depuis 2003, rien n’est acquis. «Si nous voulons d’autres investissements, nous devons faire fonctionner l’usine à pleine capacité. De toutes les usines que détenait Slater Steel (anciens propriétaires), nous sommes celles qui a le mieux survécu aux crises dans le milieu», a-t-il indiqué.

Les défis dans le secteur de l’acier et de la métallurgie sont loin d’être moins importants. L’entreprise qui emploie près de 350 employés doit s’ajuster à la hausse du dollar canadien, à une possible baisse de demande et à l’augmentation du prix des matières premières. «De plus, A. Finkl & Sons construira une usine neuve à Chicago qui produira 400 000 tonnes par année.» Les Forges de Sorel aimeraient produire jusqu’à 150 000 tonnes par année.



Une invitation à donner
Le président a lancé une invitation aux autres entreprises de la région. De 1996 à 2005, les employés ont remis 123 000 dollars à des organismes dans la communauté. Actuellement, les travailleurs retiennent 1,20 dollar par semaine sur leur paye pour redonner. «Nous travaillons et sommes privilégiés. Il faut donc remettre à la communauté une partie. J’invite chaque organisation de mettre sur pied des mesures pour le faire», a-t-il conclu.

Jacques Racicot, Michel Tellier, Alain Lacasse, Jacques Dupuis, Jacques Courcy
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par Jean Doyon
 
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