Budget du
Québec : Les régions centrales demandent la révision du
programme des régions ressources
Québec, le jeudi 16 mars 2006 – Les régions centrales du
Québec demandent au gouvernement du Québec de profiter de la
présentation, le 23 mars prochain, du budget de l'État
québécois pour annoncer une révision importante du programme
des régions ressources. « Dans l'intérêt de tous, nous
invitons le gouvernement à donner suite à ses orientations et
à corriger dès maintenant les effets pervers de certains
avantages fiscaux consentis aux entreprises manufacturières
des régions ressources sur le développement économique des
régions centrales », ont déclaré les porte-parole des régions
centrales.
Les régions centrales sont représentées par
M. Normand Laliberté, président de la Conférence régionale des
élus (CRÉ) de la Chaudière-Appalaches, M. Richard Marcotte,
président de la CRÉ de Lanaudière, Mme Estelle Luneau,
vice-présidente aux affaires sectorielles de la CRÉ du
Centre-du-Québec, et M. Marcel Robert, membre du comité
exécutif de la CRÉ de la Montérégie Est. Participent également
à cette annonce M. Denis Lapointe, maire de
Salaberry-de-Valleyfield, M. Paul-Arthur Huot,
président-directeur général de Pôle
Québec-Chaudière-Appalaches, M. Michel Matte, préfet de la MRC
de Portneuf, ainsi que des industriels de plusieurs régions
centrales du Québec.
D'entrée de jeu, les régions centrales
reconnaissent le bien-fondé du soutien gouvernemental au
développement des régions ressources et tiennent à préciser
qu'en aucun temps elles n'ont proposé d'abolir le programme
des régions ressources dans son entier. Par contre, il a été
clairement démontré au cours des derniers mois que certains
avantages fiscaux compris dans ce programme créent une
compétition artificielle entre les régions du Québec, menant
ainsi à des fermetures d'entreprises et des déplacements
d'emplois, le tout aux frais de l'ensemble des contribuables.
Il est maintenant reconnu que l'immense
majorité des marchés potentiels de nos entreprises
manufacturières se situent désormais à l’extérieur du Québec
et du Canada. Dans l'esprit d'une saine utilisation des fonds
publics et considérant le nouveau contexte économique de la
mondialisation, il faut donc à tout prix orienter l'aide
gouvernementale vers le développement de nouveaux produits et
de nouveaux marchés. L'utilisation de notre capacité
d’innovation et d’exportation est le meilleur moyen de
contribuer à l’accroissement de la richesse collective dans
toutes les régions du Québec.
En conséquence, les régions centrales du Québec demandent
l'abolition immédiate du « Crédit d'impôt remboursable pour
les activités de transformation dans les régions ressources »
pour toutes les régions ressources à l'exception de la
Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et du Nord-du-Québec, ainsi que
l'abolition immédiate de l' « Exonération fiscale pour PME
manufacturière » pour toutes les régions ressources.
Pour les régions centrales, l'annonce lors du discours
inaugural du 14 mars dernier de la modification prochaine du
programme des régions ressources crée une excellente occasion
pour le gouvernement du Québec d'agir de façon cohérente avec
ses propres orientations et avec les sensibilités de
l'ensemble des régions du Québec. En effet, le gouvernement a
déjà manifesté son ouverture à l'égard de la problématique
vécue dans les régions centrales par la tenue, le 22 février
dernier, d'une rencontre de travail tripartite réunissant des
représentants des régions centrales, des régions ressources et
du gouvernement, afin de faire l'analyse des effets de
certaines dispositions du programme des régions ressources.
Par ailleurs, le 14 mars dernier, les représentants des
régions ressources ont également reconnu être sensibles aux
préoccupations soulevées par les régions centrales.
« Ce n'est maintenant qu'une question de volonté politique »,
ont conclu les porte-parole.
SOURCE : Pierre Perreault
http://www.sosregionscentrales.com